Mes humeurs à moi

24 janvier 2011

Quand un fan s'empare de Gremlins...

Il existe des fans absolus, prêt à tout pour montrer qu'ils savent ce qu'ils veulent. Voilà le petit chef-d'œuvre d'un fou de cinéma super doué qui veut se vendre sur Gremlins 3... Ah ! Une chose : ça semble buguer au début, mais en fait non... C'est fait tout exprès.
Savourez, c'est purement excellent !

Et comme vous êtes gentil et que c'est vous, voici le making-off de cette séquence hallucinante.

Étonnant, non ?

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21 janvier 2011

De l'art de se mêler de tout...

Ma chère Croûte divine, mon Benoîtounet d'amour,
ça faisait longtemps que je ne t'avais pas écrit. Pardonne-moi, moi qui ne mérite que de me rouler dans la fange, en compagnie de bêtes rampantes et fistuleuses...
Donc, voilà t'y pas que tu nous as sorti un jouli livre d'entretien intitulé sobrement "Lumière du monde" (je reconnais bien là ta douce humilité et ta modestie sans égale, avec cette utilisation au singulier du terme "lumière", et cette douce métaphore qui renvoie à ton savoir et à tes paroles pleines de sagesse).
Bon, je passe sur le fait qu'un livre d'entretien consiste à poser un enregistreur sur un bureau, à le laisser tourner une heure ou deux et à tout recopier benoitement (note mon subtil jeu de mots !). ça serait bien veule de ma part (mais n'oublie pas que je vis parmi la boue...).
Et donc, dans ce livre, tu abordes un sujet qui te préoccupe au plus haut point, et dont tu es un fieffé spécialiste, à savoir la sexualité.
Soyons honnête, et comme tu as raison, le sexe, c'est sale. Bon, on n'a pas trouvé autre chose pour que l'humanité se perpétue, alors faut bien faire avec, mais, tout de même, il ne faudrait pas oublier que c'est sale, qu'il vaut mieux le faire dans le noir, et juste dans le cadre très réduit de la reproduction.
Mais bon, comme les églises se vident et que tu vois bien que le plan marketing des Catholiques n'est pas dément (fais donc appel à nos amis publicitaires, je suis sûr qu'ils se feront une joie de t'aider...), tu nous annonces soudain, que, oui, bon, le préservatif, pourquoi pas...
Diantre, ma croûte, le Malin t'aurait-il possédé ? Moi qui buvais tes paroles jusqu'alors, me voici tout contrit et tout bouleversé !
Meuh non !!!
Il suffit de lire précisément ce que tu avances pour se rendre compte que, sous couvert d'un progressisme absolu, tu restes ma vieille croûte adorée bien réac comme je l'aime...

"Il peut y avoir des cas individuels, comme quand un homme prostitué utilise un préservatif, où cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut"

Bin mon saloupiaud, tu n'y vas pas par quatre chemins, dis-moi... Qu'est-ce que c'est que cet exemple tout pourri ? Non, sérieusement ? Un homme prostitué ? Et une femme non ? Il ne faut protéger que les hommes ? Mais bon, on sent bien que ça t'obsède tout ça, et comme je te comprends... En tout cas, tu dois bien te marrer en voyant nos amis des médias venir te servir la soupe... Merveille des merveilles, l'Église Catholique admet dans certains cas le préservatif... Ah bon, et si on n'entre pas dans tes catégories, on fait comment ?

Non, parce qu'en plus, non content de mettre des conditions, tu nous colles une bonne louche de morale... Comme si la sexualité était un truc facile à vivre pour tout le monde, tu vas en plus nous régenter tout ça... Merci, merci, mon ptit furoncle adoré, c'est bien aimable de ta part !

Et une fois que tu t'es lâché, plus question de t'arrêter, et comme tu n'as guère le sens de la demi-mesure (comme toutes les religions, soit dit en passant), tu nous balances quelques phrases bien senties et bien manichéennes :

«Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c'est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu'ils se fournissent eux-mêmes»  

Voilà, voilà... Quelle belle comparaison que de comparer le sexe à la drogue... Bien rassurante, bien sentie... Du grand art... Tu sais quoi mon croûton aillé ? Arrête de faire le pseudo progressiste. Lâche-toi... Fais-toi du bien. Dis-nous que tu ne supportes pas que des gens puissent baiser simplement, parce que, toi, tu n'en as jamais eu l'occasion. Dis-nous que le bonheur d'autrui t'insupporte. Dis-nous que, toi aussi, tu aimerais bien, de temps en temps te rouler dans le stupre... Non, parce que là, je sens que tu ne vas pas bien... Il faut dire que je me suis toujours méfié des gens qui parle de sexualité sans qu'on leur ai demandé et qui veulent imposer leur point de vue sur la chose...

Allez Benoît, tu sais quoi, je t'envoie de ce pas des Bons FREUD. C'est comme un Bon FNAC, mais avec une thérapie à la clef.

En attente de tes douces nouvelles (j'attends avec impatience que tu m'envoies les photos promises de ta nouvelle garde-robe, tout en rubans et frou-frou), je te souhaite une merveilleuse année, et je m'en vais, de ce pas, fouetter mon corps impie avec des chats vivants, histoire de stimuler ma foi en toi.

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20 janvier 2011

Repo Men, de Miguel Sapochnik

repo_men... ou comment savourer la sélection du reader's digest de la SF des trente dernières années...

Il était une fois, à New-York (cherchez pas, les films aux Etats-Unis se passe SOIT à New-York, SOIT à Los Angeles, SOIT à San-Francisco), dans un futur proche, une firme, appelée The Union, qui greffait des organes artificiels aux grands malades. Mais, pour obtenir ces nouveaux organes, il fallait payer. Alors, généralement, les gens s'endettaient. Et lorsqu'ils ne pouvaient plus payer les traites de la banque, voici qu'interviennaient des agents qui  venaient vous retirer directement de votre corps l'organe que vous vous étiez amoureusement fait greffer. Faut-il préciser que vous mourez ?
Et donc, un de ces agents, joué par Jude Law, se rend compte, que, peut-être, c'est un peu vilain ce qu'il fait... D'autant qu'à la suite d'un accident, on lui greffe un cœur artificiel et qu'il se retrouve avec de bien belles dettes...

Voici donc une nouvelle incursion dans la SF par nos amis étatsuniens. Amis des gros sabots, bonjour...

Je disais donc, au début de ce post que ce film est une véritable machine à réviser ses classiques de la SF et du cinéma en général. C'est impressionnant : en vrac, on reconnaît Blade Runner (avec les plans d'immeubles et la bluette avec la jeune fille toute pleine d'implants), Brazil (avec la fin... Ils ont osé !), Orange Mécanique, A l'aube du 6ème jour, Total Recall, Minority Report, Robocop, Trainspotting mais aussi Matrix, Old Boy...
Vous allez me dire (si, si, je vous connais, pinailleurs comme vous êtes !) que ça peut être sympa... Oui, mais non, parce que ça relève plus de la pâle copie de de l'hommage...

Mais s'il n'y avait que ça... Ajoutez un Forest Witacker qui, une fois de plus, se cantonne au même rôle (et c'est pénible...), un Jude Law monolithique, une quantité de plans absolument inutiles (Oh, un pot d'échappement en gros plan... C'est sympa... Oh, Jude Law qui travaille ses pectoraux... C'est cool !), des seconds rôles pas terribles, une absence impressionnante de toute émotion (il peut arriver mille choses à Jude Law, on s'en contrefout...) et des scènes grotesques (particulièrement la première scène du baiser entre Jude Law et la donzelle toute artificielle, où le beau Jude fait un ravissant petit entrechat pour aller l'embrasser ou encore la scène quasi-finale où les deux mêmes personnages s'opèrent en direct, tout en s'embrassant, et scannent leurs organes... Je n'invente rien, je vous assure !). Et je ne parle pas de la réalisation, toute plate, qui a le cul entre deux chaises et qui passe son temps à faire de ce film une comédie, un drame, une tragédie et un thriller politique (qui tente de nous convaincre que ceux qui ont de l'argent sont âpres au gain)...

Un film donc à voir d'un seul œil, tout en se faisant les ongles de pieds et en discutant, avec vos amis, des soldes et des qualités des compositions de David Guetta...

Bon, comme vous avez été sages, je vous file tout de même la bande-annonce :

Repo Men   - Bande annonce FR

 

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19 janvier 2011

Saw 3D, de... De qui déjà... Allez, on s'en tape...

saw_vii_3d_movi_75d_430897tBon, Saw, c'est une sorte de plaisir honteux et coupable, un peu comme la série Vendredi 13. On a beau trouver ça mauvais, on ne peut pas s'empêcher de regarder.

La force de cette série, qui n'en finit plus, c'est d'avoir voulu faire croire, contrairement à la saga initiée par Sean Cunningham, avec son tueur mongoloïde (qui porte, sur la tête, un ravissant sac en toile de jute qui gratte pendant deux films entier tout de même), que le scénario était d'une incroyable intelligence, issu des plus grands cerveaux vivants de l'histoire du cinéma...

En réalité, le scénario tient sur une feuille de cigarette, mais comme quelqu'un de malveillant a déchiré le-dit papier (sur lequel était inscrit le scénario, vous suivez ?), l'histoire a été toute mélangé... C'est ça, en définitive, cette histoire de puzzle... Ce sont les scénaristes, tout embêtés, qu'on leur ait déchiré leur œuvre, qui s'échinent comme ils peuvent de recoller les morceaux de leur histoire...

Que dire de ce dernier opus ? pas grand chose... Il se consomme comme un vieux hamburger, se rote, parce qu'on a bu du soda en même temps, et s'oublie, sitôt regardé... Les meurtres s'alignent, s'empilent et ne provoquent pas grand chose, si ce n'est, peut-être, pour des adolescents tout frétillants, qui n'ont jamais vu un film d'horreur digne de ce nom (et qui sortent tout juste de la séance de Paranormal Activity 2...) .
Alors, plutôt que de déblatérer sur ce film, je vous conseille de vous procurer ce petit court-métrage français, intitulé "Pâques Man" de Michel Leray... le synopsis ? : Monsieur Cadoeuf, PDG d'une importante société « d'œufs surprises », est kidnappé par un mystérieux chirurgien... Il se retrouve dans une salle de bain, face à un magnétoscope. Et monsieur Cadoeuf va devoir s'opérer lui-même, pour extraire des indices qui lui ont été implanté dans le corps... ça vous rappelle quelque chose ? Normal... Sauf que ce court-métrage date de 2000, soit avant le premier Saw... Étonnant, non ?

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18 janvier 2011

Discours de la servitude volontaire, de La Boétie

boetieJ'avais acheté, il y a un moment, ce ptit bouquin, fasciné que j'étais à la fois par le titre et par le personnage, qui était un pote de Montaigne, ce qui n'était pas pour me déplaire, même si je n'ai lu que des extraits des Essais...

Mais, comme souvent, on achète, on entasse, et les choses prennent la poussière, encore dans leur emballage d'origine (mais si, souvenez-vous de ce DVD que vous aviez acheté il y a un an et qui est posé dans un coin de votre chambre, avec le prix FNAC prix vert encore collé dessus).
Ayant deux fois huit heures de train récemment, j'ai emporté le petit opuscule avec moi...
Un régal...

De quoi ça parle ? Disons que La Boétie, dans un style impeccable (et il n'avait qu'une vingtaine d'années le bougre...), nous explique comment un peuple accepte joyeusement de renoncer à ses libertés, face à un prince autoritaire et comment il suffirait de peu pour que le prince soit déchu...

En une quarantaine de pages, La Boétie nous entraîne dans une belle analyse argumentée et intelligente, qui reste, presque 500 ans après d'une brûlante actualité (il n'y a qu'à voir les récents événements en Tunisie, et comment un Prince, en quelques jours a été destitué par ceux-la même qui l'ont supporté pendant 23 ans...).

Le pouvoir reste dans nos mains. Il suffit de le réaliser pour les Princes de pacotille tombent.

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24 novembre 2010

A christmas carol, de Robert Zemeckis

achristmascarolIl était une fois, dans un joli monde tout plein de neige, un homme très, très méchant, nommé Scrooge. Cupide, avare, et très très méchant (mais je l'ai peut-être déjà dit, non ?), voici que trois esprits de Noël qui n'ont pas grand chose à foutre d'autre se pointent et vont le convaincre qu'il est très très méchant, que c'est très très vilain et qu'il faut devenir très très gentil, voire à la limite de la sénilité, à la Liliane Bétencourt.

Robert Zemeckis moisissait déjà depuis un bon moment... Enfin, à part les Retour vers le futur, on ne pouvait déjà pas retenir grand chose de sa filmo. (pitié, épargnez-moi, ne me citez pas Forest Gump ou Seul au monde...) Mais, là, on atteint tous les sommets de l'horreur...

Question scénar', d'abord, il faut tout de même reconnaître une grande pauvreté, avec une psychologie des personnages à la limite de l'endive au jambon...
Question image, c'est atroce, avec une laideur caractérisée de l'ensemble qui fait peur : tous les personnages ont l'air de monstres sortis de Freaks... Quant aux décors qui se veulent hyper réalistes, on s'en fout un peu... Oui, les tables ont l'air de vraie tables... Génial !
Question musique, c'est pire, puisqu'on se tape de l'Alan Silvestri dopé aux chants de Noël tout du long.
Mais si ça n'était que ça...
Le plus époustouflant dans l'histoire, c'est la rédemption de Scrooge qui, en une nuit, se rend compte qu'il est très très méchant et qui, pour devenir gentil, doit juste distribuer son fric et acheter l'amour de tous, ce qui marche très bien en quelques scènes. Ajoutez à cela une chrétienté pénible omniprésente, avec croix, image de purgatoire, Dieu hilare comme un Père Noël, et des "Dieu bénisse..." et vous obtiendrez un vague aperçu de l'ensemble.
Faut-il s'étonner que Disney se soit allié à cette entreprise ?
En tout cas, on ressort de ce film lessivé, avec sa morale capitaliste puante où on nous enfonce bien dans le crâne que l'esprit de Noël va très bien avec l'argent et qu'il suffit de donner quelques sesterces aux pauvres pour qu'ils ferment leur gueule et qu'ils vous aiment (vous, le bienfaiteur...).

Si mes souvenirs sont bons, Disney avait déjà enfoncé le clou une première fois, en faisant jouer le rôle de Scrooge par l'oncle Picsou, symbole absolu du libéralisme... Quand on a une bonne idée, il ne faut pas se gêner pour la resservir régulièrement. C'est aussi le principe de la propagande, d'ailleurs.

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23 novembre 2010

De l'art de faire du grand cinéma...

On encense toujours les grosses productions étasunniennes en oubliant toujours qu'il existe de merveilleuses petites pépites qui ne demandent qu'à être savourées. C'est le cas aujourd'hui avec deux somptueuses bande-annonces bien alléchantes, qu'on aimerait voir et revoir toujours et encore.
On commence par "Méga Piranha" réalisé par l'époustouflant Eric Forsberg.

 

 

ça fait envie non ? Ce jeu approximatif des comédiens, ces effets spéciaux tout pourris, cette musique hideuse, ce faux suspense et surtout ce scénar' d'une originalité incroyable... Et pourtant, on a mieux, avec ce joyau contemporain, pompeusement (et sobrement) intitulé "Ghost Schark 2 : urban legend" et qui nous mixe Les Dents de la mer avec les films de fantôme (d'où le titre, peut-être ?). On regarde, et on savoure... Le plus troublant dans cette bande-annonce, c'est l'incroyable impression de parodie qui surnage (sans mauvais jeu de mots) de tout ça, dû, sans doute, au jeu affreux des comédiens... Pour terminer, un ptit extrait du film "Maîtresses très particulières" avec un dialogue aux ptits oignons (ce diamant est issu de l'excellent site www.nanarland.com).

 

Et après on dira que je ne soutiens pas le cinéma...

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17 novembre 2010

De l'art de s'impliquer à mort...

On devrait lire plus souvent la presse gratuite. Elle regorge de perles délicieuses et autres merveilles qui font la joie du lecteur lambda.
J'en veux pour preuve les derniers Direct Matin qui me sont tombées des mains entre les mains.
Celui de la fin octobre d'abord, qui nous apprenait cette horrible nouvelle : les (salauds de) grévistes (qui ont des couteaux de bolchéviques entre les dents) avaient encore frappé et pris en otage une nouvelle victime en la personne de Lady Gaga, obligée d'annuler ses concerts des 22 et 23 octobre derniers. Les enfoirés de manifestants... Se rendent-ils comptent du mal qu'ils répandent sur leur passage ?
Dans cette même édition, on apprenait aussi une nouvelle fantastique, toujours au rayon supermarché-musique qui allait ravir tous les fans d'Archive pas encore convaincus que leur groupe adoré sentait de plus en plus furieusement le sapin... En effet, voilà t-y pas que nos petits coquins ont collaboré activement au dernier album de Mylène Farmer... Fascinant, surtout lorsqu'on découvre le titre phare intitulé sobrement "Oui,... Mais non" et son clip fabuleux, où des danseurs à coiffure de balai brosse ondulent autour de la diva, assise sur un trône, à peine capable d'esquisser trois ou quatre pauvres bouts de chorégraphies, le tout dans un décor unique, avec des ralentis sublimes et des accélérés qui déchirent... Où va-t-elle chercher une telle inspiration ?
Et puis voilà que dans l'édition du 15 novembre (soit J + 1 après le remaniement ministériel que Nini nous a pondu un dimanche, histoire de nous faire croire qu'il bossait le Jour du Seigneur), on pouvait lire un fantastique article à la gloire de Christian Estrosi qui déclarait, sans rire :
"Un nouvel engagement m'appelle aujourd'hui. Il s'agira pour moi, à l'Assemblée Nationale, de continuer à réformer notre pays et à promouvoir notre ville, notre communauté urbaine et notre département. Je m'engage à mettre toute mon énergie au service des Niçois et des Azuréens".
Élu depuis le 16 mars 2008 au poste de maire, monsieur Estrosi se met enfin, deux ans et demi plus tard, à s'occuper du boulot pour lequel il a été désigné (et payé). Et après on dit du mal des fonctionnaires...
En tout cas, l'avantage, avec Direct Matin (dont l'actionnaire principal est Monsieur Bolloré), c'est qu'on peut obtenir gratuitement de la propagande Elyséenne, alors qu'avant il fallait acheter Le Figaro... De quoi se plaint-on, franchement...

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08 novembre 2010

Notre ami le Prince (De l'art de s'épouvanter)

Jeudi dernier, notre ami Nini Premier a cru bon d'inviter un ami dictateur en la personne de Hu Jintao, président tout puissant de la Chine Populaire. Bien sûr, on comprend bien qu'il s'agit avant tout de signer de prodigieux et prestigieux contrats qui, sans enrichir la France, grossira un brin plus les poches des amis patrons de Nini. Parce que bon, moi, j'aimerais bien qu'on m'explique en quoi le fait que des boites comme Areva ou Airbus vendent leur saloperies sur notre planète puissent me faire du bien... Mais, bon, passons...

Lorsqu'on invite un dictateur qui a tout plein d'argent à dépenser, il est essentiel de ne pas le froisser. Aussi, il est évident qu'on ne va pas lui parler de choses qui fâchent. Faut pas délirer ! Et notre Grand Ami Jean-Marc Sylvestre nous le rappelait, il y a quelques années, lors d'une visite de Chirac en Chine : les Droits de l'homme c'est sympa, mais il faut être réaliste, et le fric, c'est autrement plus important que des prisonniers pauvres qui croupissent dans des geôles parce qu'ils ont un peu trop ouverts leur gueule (quelle idée aussi de critiquer son gouvernement adoré !).

Bon, bien sûr, si on avait parlé à Hu Jintao des Droits de l'Homme en Chine, il aurait joué le jeu et se serait en apparence fâché. Parce qu'en fait, un dictateur se fiche royalement de ces choses futiles, bourgeoises et occidentales. Pourquoi se fâcherait-il d'un état de fait qu'il a lui-même crée et dont il mesure parfaitement l'ampleur ? Allons-nous nous fâcher si on nous fait remarquer qu'il fait froid chez nous parce qu'on n'a pas allumé le chauffage ? Allons-nous hurler si quelqu'un nous dit que notre voiture est un objet polluant ?

Connaissant parfaitement sa position, le dictateur en a profité pour se la jouer star capricieuse : il a voulu aller visiter Nice... Alors, allons-y joyeusement. Nini ne s'est pas dégonflé, a affrété un avion, a effectué l'aller-retour dans la journée et a laissé le dictateur pour une nuit au Negresco, tout ça aux frais du contribuable, et en se torchant du bilan carbone de l'opération... Bon, pourquoi pas ? C'est ça d'être un prince...

Nice a donc, une fois de plus, été en état de siège, avec 1500 policiers qui ont quadrillé la ville, des zones interdites, des contrôles à outrance, des manifestations déplacées ou réduites... Ici, bien sûr, l'état s'est bien gardé de nous révéler le montant de la facture et de calculer l'argent perdu par les commerçants du Vieux Nice par exemple, où il était impossible d'accéder, à moins d'en être résident (alors qu'il suffit d'une journée de grève, pour que nos princes et sbires s'émeuvent, à grand coup de mouchoirs blancs en tissu, des TERRIBLES conséquences économiques pour les petites gens, affreusement pris en otages par des manifestants bolchéviques à grand couteau entre les dents...).

Et voilà que nos amis des médias, en s'interviewant les uns les autres, se scandalisent du fait qu'ils n'ont pas pu faire leur travail, que des policiers les ont empêchés de filmer, qu'il n'y a eu aucune conférence de presse... Mais où vivaient ces gens jusqu'à présent ? Ils semblent découvrir que, lorsqu'un tyran quelconque foule le sol d'une démocratie, il prend ses aises, avec la complicité implicite du pouvoir en place, et a un malin plaisir à museler tous les moyens de communication...

Mais, ami des médias, puisque les manières de notre prince Nini 1er semblent vous choquer plus qu'à l'habitude, soyez vindicatifs ! Vengez-vous sur Nini ! Comment ? Mais de manière très simple : boycottez les conférences de presse du gouvernement, n'assistez plus aux grands raouts de Nini, ne lui posez plus de question, n'invitez plus personne de la Majorité... Faites ça pendant, disons, trois semaines ou un mois, et faites bien savoir que c'est en signe de protestation... Vous verrez leur réaction : ils ne vivent que par vous, ils se gargarisent de leur photos en Une... Privez-les de ce bonheur, punissez-les !

Et, non seulement, vous éveillerez des consciences, qui comprendront qu'on ne peut pas faire confiance à des Princes qui fricotent avec les régimes totalitaires, mais en plus, je vous garantis que les Princes y réfléchiront à deux fois lorsqu'ils voudront vous museler ou filtrer vos informations... 

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20 octobre 2010

Autopsy, de Adam Gierasch

autopsy_2008_posterNotre gouvernement nous avait prévenus, mais, moi, vous me connaissez, toujours à tout contredire, je n'y avais pas cru. Et bien, soyez-en sûrs, on ne m'y reprendra plus. Ah non, alors !
Les Princes qui nous gouvernent nous avaient pourtant dit que les jeunes étaient des crétins décérébrés, incapables d'avoir la moindre conscience, politique ou autres, et qu'ils étaient tout juste bon à consommer et à être manipulés par d'infâmes gauchistes aux sandales obscures...
Mais, qu'est-ce donc qui m'a fait changer d'avis ? Facile ! Le film d'Adam Gierasch !

L'histoire est simple et tient sur un ticket de tram' coupés en deux : A la suite d'un accident, une bande de jeunes étasuniens qui avait un peu picolé (on vous l'avait dit les jeunes, l'alcool c'est mal et ça déchaine tout un tas de serial killers contre vous !) se retrouve embarqué dans un hôpital. Malheureusement, loin de vouloir les soigner, on les dézingue à tour de bras, histoire de récupérer je ne sais quoi (ce n'est pas bien clair, même pour les scénaristes, il faut dire...). Mon dieu... Vont-ils s'en sortir ? Quel suspense incroyable !

Disons-le tout net, ce film est une ode à la bêtise des jeunes ! On ne compte plus les milliards de détails super louches qui feraient fuir n'importe qui (à partir du moment où il possède le Q.I. d'une amibe). On commence par l'accident (qu'on ne filme pas, parce que, bon, c'est tout de même un peu cheap comme film !). A peine remis de leur crash, les jeunes découvrent un type sous leur voiture (Mon Dieu ! On a écrasé un type ! C'était donc ça le gros bruit !). A peine découvert, une ambulance se pointe ! (et après on critique les services médicaux étatsuniens !). Et les deux brancardiers ont des têtes de tueurs ! (mention spéciale au chauve barbu, couvert de tatouages, qui se la joue Edward Norton du pauvre). Nos deux amis chargent le mourant en deux deux, et le manipulent comme un sac. Non, non, ce n'est pas louche ! (et ça n'affole personne, à commencer par la donzelle qui, on le découvre plus tard, a fait des études de médecine... Enfin, juste un an par intermittence, mais tout de même...). Et voilà qu'on leur propose de venir aussi dans l'ambulance, histoire de les ausculter... Tout notre petit monde se pointe donc à l'hôpital.
Petite séquence émotion où la donzelle et son bellâtre trainent un peu dehors pour se dirent qu'ils s'aiment et elle d'avouer qu'elle a horreur de l'odeur des hôpitaux (non ? Sans déconner ? Moi, au contraire j'adore ! C'est comme les enterrements, j'en raffole ! Quelle idiote !). Je vous passe quelques détails...
Très vite, il faut se rendre à l'évidence car 1- l'hôpital est carrément vide (l'équipe des méchants est composée des deux brancardiers sus-nommés, d'un docteur tout pourri vaguement joué par Robert T1000 / X-Files Patrick et d'une infirmière toute vilaine), ce qui, soit dit en passant, ne l'empêche pas d'être nickel et tout propre partout 2- On y croise quelques malades tout mal maquillés qui inspirent une confiance absolue et qui errent de ci de là...
Mais cela n'inquiète pas plus que ça notre bande de jeunes décérébrés... qui finissent tout de même (enfin certains d'entre eux tout au moins), au bout d'un bon trois quart d'heure, à trouver ça super louche... D'autant qu'ils ont tous été séparés les uns des autres, et que certains sont déjà morts (et oui, les jeunes, on vous avait prévenus...).
N'empêche que ceux qui restent ont beaucoup de mal à trouver la sortie de cet hôpital (c'est vrai qu'il y a trois étages et qu'il faut descendre par l'escalier ou prendre l'ascenseur, et ça n'est pas évident pour eux...). Ce qui explique sûrement que la donzelle dont je parlais au début n'hésite pas à prendre cinq fois le même escalier, dans un sens ou dans un autre, et de parcourir tout un tas de fois les trois ou quatre mêmes couloirs...
Ajoutez à cela un orage tout plein d'éclairs qui font peuuuuur, sept séquences à sursaut (oui, je m'ennuyai un peu... Alors, je les ai comptées !), un zeste de gore pour faire trembler le bourgeois (palme d'or à la scène où la donzelle retrouve enfin son petit ami, allongé sur une table d'opération, avec tous ses organes au dessus de lui, suspendus en mobile de Kalder... Ravissant !) et vous obtiendrez ce magnifique film qui ne dure qu'une heure vingt (et encore, hors génériques, car sinon, on tombe à une heure dix à tout casser...) mais qui arrive à dilater le temps de manière impressionnante, et à donner l'impression de se dérouler sur, au moins trois ou quatre heures... Bon, Comme je ne suis pas un chacal, je passerai sur le fait que l'hôpital, fermé depuis trois ans (c'est eux qui le disent dans le film), est super bien éclairé... Comme quoi, les compagnies électriques étatsuniennes font bien leur boulot !

Je vous laisse avec la bande annonce qui a le mérite de tout résumer en deux minutes. Et on dit merci qui ?

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15 octobre 2010

De l'art de vivre dans la peur...

"Quelle expérience de vivre dans la peur. Voilà ce que c'est que d'être un esclave". C'est Roy, l'humanoïde répliquant dans Blade Runner, de Ridley Scott (probablement son meilleur film, soit dit en passant) qui le dit à Deckard (Rudger Hauer face à Harrison ford, dans, probablement aussi, leurs meilleurs rôles).
Notre Nini premier, à qui on a certainement dû souffler cette citation, se l'est, à coup sûr, faite sienne, et c'est ainsi qu'on a vu, ces dernières semaines, apparaître une mystérieuse et angoissante menace terroriste, avec des voyants rouges qui clignotent (mais, entre parenthèses, où sont ces voyants rouges ? Y a-t-il une salle secrète, sous l'Élysée, pleine de machines qui font bling et qui font blang, et avec des lumières qui s'allument et qui s'éteignent ?).
Malheureusement, l'idée n'a pas vraiment pris, malgré une immense bonne volonté de France 1 et de TF2.

Et voilà qu'une vague de grévistes gauchisants à sandales et gilets en peau de mouton déferle sur la France.

Fidèles à leurs idées (en fait, il n'y en a qu'une seule, à savoir qu'ils ont raison et que, si on n'est pas d'accord, c'est parce qu'on est bêtes, ou qu'on ne fait pas beaucoup d'efforts, et qu'on a mal compris), les Princes qui nous gouvernent parient sur le pourrissement et l'essoufflement... Bon, pourquoi pas ? C'est une tactique comme une autre...

Tant que les manifestants sont composés de cortèges de lycéens branleurs, plus occupés à sécher qu'autre chose, de professeurs ravis de se la couler douce et de vilains syndicalistes irresponsables complètement inconscients des réalités de la vie, les Princes se permettent d'être narquois ! Mais voilà que le conflit touche soudain aux raffineries pétrolières, et là, ça sent un peu le roussi.

L'essence, c'est sacré, pas touche, c'est même très vilain de bloquer... Alors nos admirateurs de Nini le Grand,  dans une grande tradition de propagande, et plutôt que de se taire (sont-ils bêtes ?!) ont commencé à nous expliquer que ça ne servait à RIEN de toucher aux raffineries, que, de toute façon, toutes les raffineries n'étaient pas en grève, et qu'on avait tout plein de réserves, et qu'on pouvait tenir des mois... Alors, bon, amis branleurs grévistes, laissez tomber, on s'en fiche, na !

Jusqu'ici, je m'étais toujours dit qu'aller faire un plein de toute urgence, alors même qu'il me restait un quart de réservoir, et que je ne fais qu'une trentaine de bornes par semaine, relevait de l'idiotie pavlovienne de la société de consommation, qui repose avant tout sur le règne de la bagnole toute puissante... Mais voilà que l'Élysée veut jouer au mépris... Et une délicieuse idée a germé dans mon cerveau malfaisant : Si nos Princes semblent tellement inquiets de la tournure que prennent les événements, ça vaudrait peut-être le coup d'en profiter.

Du coup, je suis allé faire un joli plein d'essence : 55 euros de bon gros gasoil bien gras en moins chez BP...

Allons-y les amis, siphonnons les stocks d'essence, soyons solidaires des grévistes. Aller faire son plein d'essence devient pour la première fois un véritable acte de lutte, de civisme et de solidarité !

Quant à ceux qui voudraient que le conflit cesse (amis de l'UMP, par exemple), faites aussi le plein : un gouvernement ne peut pas se permettre de faire pourrir un mouvement si l'économie (la sacro-sainte) est mise à mal. Vous allez, grâce à votre geste simple, contribuer à la remise en ordre du pays, en donnant les moyens, à tous, de négocier rapidement...

Comme quoi, finalement, une sortie de crise, ça peut se plier en deux, deux...

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14 octobre 2010

Dans Ryanair il y a rat...

Pauvre Michael O'Leary ! Non, vraiment... Le richissime directeur de la compagnie Low Cost irlandaise a été embêté par les méchants syndicats français, sous l'absurde prétexte que les employés français de sa compagnie à Marseille relèvent non du droit du travail français, mais du droit du travail irlandais, relativement différent, il faut bien le souligner... Alors Michaël a piqué une grosse colère, et a dit que, puisque c'est ça, il va fermer sa ligne en janvier 2011, na !
Jamais en reste, Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire UMP a déclaré sans rire : "Je m’étonne que cette compagnie qui ne connaît aucune difficulté dans tous les autres pays de la Communauté Européenne, ne puisse travailler en France. On ne peut que déplorer l’attitude des syndicats qui ont poussé l’entreprise irlandaise hors du territoire français. J’espère que ce comportement irresponsable ne conduira pas l’aéroport de Marignane dans la même impasse que celle connue aujourd’hui par le grand Port Maritime de Marseille."

Salauds de syndicalistes ! Déjà qu'ils manifestent, le couteau entre les dents, et qu'ils prennent en otage des femmes, des orphelins et des vieillards, obligés d'attendre des heures leur bus ! Et bin voilà ! Soyez punis ! Tout est de votre faute ! Vous n'aviez qu'à accepter que des individus soient pressés comme des citrons !

D'autant que j'ai été client de Ryanair pas plus tard que cet été, et je m'en vais vous raconter mon périple, en espérant que les délicieuses pratiques Ryanairiènes se poursuivent et se multiplient...

Direction, cet été, à Bruxelles pour le fabuleux Brussel Summer Festival (20 euros pour 10 jours de musique au cœur de Bruxelles). Je vous épargnerai les 80 euros en surtaxation, payé d'avance par votre serviteur, pour le transport d'une guitare, qui a finie en soute... Je vous épargnerai aussi une jolie paire de ciseaux oubliée dans ma trousse de toilette et qui est passée comme dans du beurre à l'aller comme au retour, sans aucune difficulté, contrairement à une petite bouteille de crème hydratante hautement dangereuse, qu'on m'a demandé d'ouvrir à l'aller. Je vous épargnerai enfin, au retour, une délicieuse employée (au charme suranné de gardien de prison et à la barbe naissante), chargée, au moment de l'embarquement, de peser vos bagages à main, histoire de bien vérifier qu'il ne pèse que 20 kilos (sinon, direction soute, et hop, une surtaxe !).

Avez-vous déjà rencontré l'oncle Picsou ? Faites un saut chez Ryanair à Marseille et vous comprendrez. Tout, absolument tout ce qui a été possible de grappiller l'a été : le décor de l'aérogare est d'un cheap incroyable : quelques mauvaises plantes en plastique, des couleurs criardes (mon dieu, ce jaune fluo de leur logo est insupportable), de mauvaises cloisons vaguement fixées, du café et du thé horriblement chers, tout brûlants et parfaitement immondes, des pains au chocolat pas tout à fait crus mais tout comme, des locaux immenses et déserts assortis de vagues flèches au sol... Bon, OK... Pourquoi pas. Après tout, c'est comme dans un hard discount, on se fout de l'environnement...

Mais c'est une fois dans l'avion que la vraie aventure commence...

Vous avez déjà regardé un film interrompu par des écrans publicitaires ? Et bien, chez Ryanair, vous le vivez en direct, dans votre vie. Une heure trente de trajet. Une heure trente de torture... Et j'ai payé pour ça... Une heure trente où un personnel à bout, qui a dû se taper, juste avant l'embarquement, tout le ménage de l'appareil et qui est habillé comme un sac, va jouer les pom-pom girl (ou les mères maquerelles, au choix) pour tout et n'importe quoi.

Aussi, on m'a proposé d'acheter (dans l'ordre) à manger et à boire (un sandwich au bacon et un café bouillant, monsieur ? Non merci, ça va !), des gadgets pourris et des parfums, des cartes téléphoniques (ça existe encore ?) qui me permettent d'appeler dans le monde entier, des jeux à gratter (où l'on peut gagner des voitures et des billets d'avion Ryanair... Non, merci, une fois, ça suffit !), des cigarettes de substitution (véridique ! Imaginez un message doux, émanant d'un steward au fort accent indéfinissable, qui vous rappelle que ce vol est non fumeur... Mais que, grâce à Ryanair, on peut maintenant fumer sans emmerder son voisin... 20 euros les 10 clopes... C'est cool !), re de la bouffe et des boissons (Un sandwich au lard et un coca tiède monsieur ? Non, non, sans façon !).

Que cette heure et demie a été laborieuse et pénible...

Allez, pour finir, voici une des dernières merveilleuses déclarations de Michael O'Leary, alias Mimi, pour les intimes (source Le point.fr, déclarations de septembre 2010) :

"Pourquoi conserver deux pilotes dans un avion ?, s'interroge-t-il dans Business Week. Un seul suffit et l'informatique de bord fait le reste." Très cynique, le patron de la première compagnie européenne poursuit : "Si le pilote a une crise cardiaque, il sonne en cabine et fait venir une hôtesse qui a été préalablement formée pour faire atterrir l'avion."

Avec Ryanair, le vrai visage du libéralisme se montre. Voilà le monde rêvé des princes qui nous gouvernent. Voilà ce qu'il défendent !

Mimi a aussi déclaré ceci :

"Le consommateur européen ramperait nu sur du verre cassé pour avoir des billets pas chers."

ça fait envie, non ?

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05 octobre 2010

De l'art d'une bonne traduction (la revanche)...

Il existait les modes d'emploi surréalistes des objets hi-tech fabriqués à l'autre bout du monde. On a aujourd'hui les résumés de films écrits par d'obscurs bureaucrates, ayant trois ou quatre notions de français, en manque d'argent.
Voici une nouvelle merveille vantant les mérites d'un film qui a l'air, lui-même, de déboiter sa maman. Comme la dernière fois, je vous livre la chose (comment appeler ça autrement ?) telle quelle, avec quelques commentaires de mon cru en gras :

1283364303577"Deux couples à risque [Il y avait Jonathan et Jennifer, de "L'amour du risque" et Looping et Barracuda  de "L'agence tout risque"] dans l'arrière-pays du Sud [Oui, c'est un endroit tout pourri, bien connu des adeptes de films d'horreur, chanté par Nino Ferrer !] pour un voyage de camping [Franck Dubosc ! Sors de ce film ! ] et se retrouvent dans la télécommande [Toujours utile lorsqu'on part en camping...], en arrière de la ville d'Enoch situé dans le comté de la Résurrection [Un nom bien sympathique, qui inspire carrément confiance. Un peu comme si vous alliez en vacances à Mort sur Cimetière, dans la région des Têtes Coupées...] . Comme on peut s'y attendre [Nous, peut-être, mais pas eux, me semble-t-il...], meilleurs plans tourner au désastre que les couples banlieusard progressive des démêlés avec la population locale qui ne prennent pas de bien vouloir l'extérieur, et quand choc des cultures de mauvaises choses arrivent. Vraiment mauvaises choses!" ["Et quand lama fâché, lama cracher" vieux proverbe tibétain]

N'ayant plus peur de rien, j'ai vu un bout de ce bijou de cinéma (enfin disons que j'ai tenu 10 minutes, puis j'ai zappé joyeusement...) : acteurs pourris, dialogues minables, lumière immonde, plans filmés avec les pieds, le tout baignant dans une atmosphère cheap au possible... Finalement, le meilleur du film, c'est encore son résumé...

Un DVD à offrir à son pire ennemi ou à une vieille grand-mère dont on vise l'héritage... 

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03 octobre 2010

De l'art d'une bonne traduction...

Alors que l'été écrasait encore nos cerveaux, je naviguais sur la toile, aux heures les plus chaudes, et voilà que je trouvai le synopsis du film Finding Bliss.

Finding_BlissJe vous laisse juge de l'histoire qui a l'air fort intéressante et à laquelle je n'ai pas changé une ligne. Je me suis juste permis de rajouter quelques commentaires en gras, histoire de... :

"C'est l'histoire d'une jeune fille qui rêve de l'enfance depuis qu'il [Ah ! On a affaire à un hermaphrodite qui change de sexe super rapidement] est devenu un cinéaste [Qu'est-ce que je vous disais ?!],  cherche son rêve à Hollywood, avant d'être repoussés [Mon dieu ! Mais en fait, il/elle peut se multiplier comme une amibe !!!] par les habituels obstacles, sans le savoir, jusqu'à ce qu'elle répond [sic] à une annonce pour ses compétences en rédaction [Si ses compétences en rédaction sont les mêmes que celles de sa concordance des temps, ça fait peur !] en et constate qu'elle est interviewé par un studio de porno [Et elle comprit soudainement pourquoi il y avait tant d'hommes tout nu autour d'elle !]. Désespérément, et à contrecoeur, elle reste avec lui [C'est-à-dire avec son double masculin... ça va ? Vous suivez bien l'histoire ?], et découvre qu'elle peut glisser furtivement dans leur stade matériel de sonorisation et de leur utilisation aux petites heures de la nuit?  [Incroyable ? Elle peut faire ça aussi ?] Jusqu'au jour où elle est interceptée par le propriétaire d'un studio haras beau [Et oui ! ça arrive !]. Un diable? Négocier S est frappé, avec des conséquences possibles prévisible, mais les rires des membres de la distribution malheureux, et les hauts et les bas de ses relations avec eux pour faire une belle histoire, bien racontée, avec une fin utile.[Après les ouverture faciles sur les paquets de biscuits, les fins utiles !]"

Comme quoi, il en faut peu pour nous appâter et nous convaincre de voir un film...

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30 septembre 2010

De l'art d'être d'accord avec les conservateurs...

"Est-ce que vous savez que la France naturalise chaque année 108000 étrangers ? Nous accordons la nationalité française à 108000 étrangers chaque année. Et donc, rapporté à la population étrangère, nous sommes le pays qui accordons le plus la nationalité française"

Eric Besson, ministre de l'immigration et de l'identité nationale,
dans l'émission Mots Croisés du lundi 27 septembre, 39ème minute.

Pour la première fois, je suis d'accord avec Eric. BRAVO ERIC ! Enfin un homme politique qui dit la vérité : c'est vrai que la France est championne du monde pour accorder la nationalité française (contrairement à l'Italie, qui se contente de n'accorder qu'une pauvre nationalité italienne... Même la Roumanie ne fait guère d'effort sur ce sujet).

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29 septembre 2010

De l'art de la violence...

On n'y pense jamais, et pourtant...
Tout le monde connaît les exploits de l'extrême droite ou de l'extrême gauche...
Mais ce n'est rien à côté de ce qui va apparaître bientôt.

Tremble, bourgeois, car tes heures sont comptées. Tu pensais être à l'abri dans ton gentil pavillon de banlieue, entouré de tes beaux enfants (Andromaque et Créon), de ta délicieuse femme, Eugénie, agrégée de Lettres Classiques (d'où les prénoms de tes enfants) et de ton Labrador prénommée Bacchus, le tout clôturé dans un jardin avec gazon ? Tu rêvais déjà à l'Audi que tu allais pouvoir t'offrir et dont les traites allaient s'ajouter à celle de ta gentilhommière ? Tu contemplais, non sans une once de fierté, ton tout nouvel écran super HD plat avec du relief ?
Tout cela est terminé, camarade bourgeois, car une nouvelle menace sourde gronde à ta porte...

Elle porte un nom : l'extrême centrisme !

Né au cœur même du MoDem, l'extrême centrisme se caractérise par une tiédeur violente, capable de broyer un œuf d'une seule main.
Groupuscule obscur encore méconnu, l'extrême centrisme est une frange terrible du MoDem, qui n'hésite pas à se jeter dans les actions les plus folles.
A ce jour, on ne compte déjà plus leurs méfaits incroyables.

Citons par exemple Maxime L. qui n'a pas hésité, le 15 septembre dernier à prendre le tramway à Nice SANS TICKET et qui a fraudé sur DEUX STATIONS ! On peut penser aussi à Cendrine P. qui, le 12 août 2009, en plein Paris, a traversé EN DEHORS des passages protégés (bon, le feu était rouge, et les voitures arrêtées, mais quand même !). Et que dire de Paolo S. qui n'a pas hésité une seule seconde à ne pas céder sa place, dans un train pour La Souterraine (Creuse), à Micheline Petitpot, honorable vieille dame de 75 printemps !

Mais ça ne s'arrête pas là, puisque le groupuscule a décidé de se lancer dans des manifestations et pétitions de grande ampleur. En effet, ces jeunes fous préparent en secret (et je le tiens de sources discrètes mais efficaces) :

- un défilé avec comme slogan "La guerre c'est mal !"

- une pétition sur le thème "Le racisme c'est pas bien !"

- une intervention incroyable de leur leader adoré François B. (dont je préfère taire le nom, parce que j'ai trop peur des représailles) qui dira, en substance, que "Sarkozy n'est vraiment pas gentil, même si, des fois quand même, il a raison, mais pas toujours, zut à la fin !"

Le piratage informatique reste aussi leur spécialité. On sait qu'ils sont capables, par exemple, de débloquer des niveaux sur les jeux informatiques Tetris et Space Invaders (je sais, ça fait peur) ou encore de commander des chandails quand bon leur chante à La Redoute... C'est la raison pour laquelle je me vois dans l'obligation de cesser ce post de toute urgence. Mais, et vous le savez, je ne pouvais me taire. La vérité avant tout, quels que soient les risques encourus...

Alors protégez-vous les ptits gars... Parce que la Peste Orange aux couleurs du MoDem flotte déjà sur le beau vaisseau France.

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28 septembre 2010

De l'art de la motivation...

C'est la rentrée... Oui, j'adore les poncifs, n'empêche que c'est la rentrée tout de même ! Outre celle des bambins à la morve au coin du nez et celle des auteurs et de leur nouveau bouquin qui va révolutionner le monde, tout s'éveille à nouveau. La télévision s'ébroue et cesse de diffuser son lot de rediffusions et de jeux insipides. Et puis, la politique, en lourd sommeil ressurgit et les Princes qui nous gouvernent pointent leur truffe pour nous dire combien il est pressant de leur faire confiance...

Remarquez, je dis ça, mais il faudrait tout de même reconnaître au gouvernement de notre Nini national qu'il n'a pas chômé pendant les vacances.

Non, vraiment, chapeau bas... On sentait déjà le bon travail d'artisan au moment de l'affaire Woerth en juin dernier avec, en parallèle, le renvoi des deux humoristes Porte et Guillon. Le truc un peu géré n'importe comment, mais, bon, on s'était dit que ça allait retomber avec l'été, que tout ce clapotis ne tiendrait pas face à celui de l'océan devant lequel on allait bronzer en feuilletant négligemment un magazine people...

Bêtes que nous étions. Nous avions oublié qu'avec Le Petit Nicolas, tout devient possible. Et l'été devint un feu d'artifice : et allons-y pour des couches supplémentaires sur l'ami Woerth (qui est un homme d'une honnêteté incroyable et sur lequel s'acharnent de vils médias gauchistes qui sentent des pieds), et un coup de Hortefeux et de Besson réunis (un verre de racisme messieurs ? merci, juste un doigt alors !)...

Personne n'avait osé, notre bon président l'a fait : rien que l'idée de ne pas faire la Une des journaux le rendait malade. Surtout l'été... Et bien, c'est chose faite. ça, pour en parler, on en a parlé !

C'est la rentrée. Rendons grâce à notre gouvernement. Ils ont réussi à fédérer l'opposition comme jamais ! Grève générale le 7 septembre dernier ! Et rebelotte le 23... Et on remet le couvert samedi 2 octobre, suivi par le mardi 12... A croire qu'ils les veulent ces manif' et qu'ils nous offrent tous les arguments pour la faire !

Mais voilà soudain que d'infâmes gauchistes aigris en sandales puantes râlent déjà... Ami, tendons donc l'oreille... Et qu'ouït-on ? (notez l'abondant et riche vocabulaire... Comme quoi une petite pause, et ça repart !) Que ça ne sert à rien de faire la grève, que de toute façon, c'est déjà plié... Et voilà nos mêmes gauchistes qui s'énervent devant leur poste lorsque Nini premier et ses sbires adorés chipotent sur les chiffres et méprisent les manifestants...

Dans "A l'est d'Eden" d'Elia Kazan, James Dean (acteur génial à la carrière bien courte !) joue le rôle d'un fils qui recherche désespérément la reconnaissance de son père. Malheureusement, le père n'a d'estime que pour son autre fils. Et plus James Dean s'évertue à impressionner ce père, plus le père le méprise...

Ne soyons pas naïfs... Que puis-je attendre d'un pareil gouvernement ? Rien, ou pas grand chose... On n'a pas eu la même éducation, on n'a pas les mêmes amis, on n'a pas les mêmes objectifs ni la même vision du monde... Je n'aurai jamais la moindre reconnaissance de Nini... Mais l'inverse est vrai aussi...

Alors pourquoi faire grève ? peut-être justement pour se compter, pour se réconforter, parce que ça fait du bien de partager des idées avec ses pairs... Et peut-être aussi pour lancer un joli message aux aspirants princes plus proches de nos idées : Attention les gars, on est un paquet... Et on ne vous fera pas de cadeaux... Un de ces jours prochains (et peut-être plus tôt que les aigris et les pessimistes de comptoir veulent le croire), on vous remettra au pouvoir... Et ce jour-là, il ne faudra pas se louper... On compte sur vous.

Voilà mes amis... Alors affûtons nos banderoles, travaillons nos slogans et rendez-vous samedi...

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18 septembre 2010

La bonne petite pause...

Avé à tous...
J'avais besoin d'une tite pause... Bon, j'avoue, trois mois, c'est beaucoup... Mais ça fait du bien !
Prochaine chronique sous peu, promis juré !
Soyez sages d'ici là !
Estebàn

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24 juin 2010

L'armée de terre est ton amie...

Remontons le temps un tout ptit peu. Nous sommes au début des années 2000. L'armée vient tout juste de ne plus être obligatoire. Il faut recruter des volontaires. Alors, hop, on fit appel à nos amis publicitaires afin d'avoir la joie d'avoir de toutes nouvelles recrues, prêtes à se faire dézinguer à s'engager pour la Patrie.

Vous connaissez certainement l'anecdote sur la boisson Orangina. C'était il y a longtemps (j'avais encore des couettes blondes, une robe à fleurs et je m'ébattais joyeusement dans les champs, tandis que mon père, Charles, coupait du bois, que Marie, ma sœur aveugle, donnait des cours et que ma mère, Caroline, enfournait des tourtes). Un créateur de boisson eut l'idée de faire un soda à l'orange avec de la pulpe. Aussitôt dit, aussitôt fait. Sauf que notre gars n'avait pas pensé que la pulpe, plus lourde que le liquide, allait stagner au fond de la bouteille... Un bel inconvénient qui rendait la boisson peu attrayante. Mais voilà que nos amis créatifs eurent une idée géniale : il fallait secouer la bouteille ! Et voilà comment la vilaine boisson devint une première dans le genre. D'un inconvénient majeur, on venait de passer à un avantage maximum, sans rien changer. Et le slogan "secouez-moi" était né !

Le même défi était face à nos amis créatifs : comment rendre attractif un métier qui consiste à tuer des gens, à risquer sa vie et à faire la guerre ?
Premier spot publicitaire du genre, cette jolie publicité réutilisait joyeusement les trucages à la Matrix, très à la mode à l'époque (rappelons-nous que la publicité suit toujours de près la mode, ce qui explique qu'elle vieillisse aussi mal)...

Quels messages tente de nous faire passer ce spot ?

- D'abord que l'armée est comme un jeu vidéo, un FPS (First-Person Shooter). Vue subjective (ou caméra à la première personne), missions passionnantes, variété des véhicules (chars, hélicoptères, blindés divers) et des équipements et armes...

- Ensuite que l'armée est avant tout un lieu d'action. Pas de place pour la réflexion. Le découpage serré (30 plans en 35 secondes, soit pratiquement un plan par seconde) renforce cette idée. De même la musique technoïsante rythme le tout, tout en offrant une idée de modernité à la chose (on est loin des délicieuses chansons de l'armée, où l'on vante les qualité du boudin, de l'abandon de son père et de sa mère au profit de la patrie, ou encore de pistes poussiéreuses et autres landes herbues parcourues tandis que le jour se lève).

- Enfin, on change l'idée de mort, inhérente à la guerre, au profit de la vie : on assiste à une mission de sauvetage, autrement plus glorifiante pour l'individu. Pour souligner cette idée, le spot n'hésite pas à faire apparaître trois fois un brassard de la Croix Rouge (13ème, 19ème et 21ème seconde). C'est ici le fameux coup de poker Orangina. La vie est aussi soulignée par l'utilisation de plans serrés (neuf en tout) qui montrent l'expression et les sentiments des personnages, tous jeunes, beaux et concentrés, solidaires (dès le deuxième plan, on a l'idée de collaboration) et efficaces.

- On notera aussi au passage l'absence totale de féminité : les militaires sont des hommes avant tout. On ne voit clairement des femmes que dans les victimes qu'on sauve (petite fille à la 13ème seconde, femmes qui courent à la 16ème et à la 19ème seconde). Ainsi, on retrouve bien l'aspect conservateur de la publicité qui, pour le coup, s'harmonise parfaitement avec le conservatisme de l'armée.

- Et, pour terminer, on pourra prêter attention à l'aspect de la toute-puissance véhiculé dans ce spot, puisque l'armée maîtrise les quatre éléments : le feu (avec les armes), l'air (avec les hélicoptères), la terre (avec les chars et les fantassins) et l'eau (avec les véhicules amphibies et les plongeurs).

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23 juin 2010

De l'art de suer dans des maillots...

Je sais, c'est mal de se réjouir du malheur d'autrui. Mais comment résister ? Il faut dire aussi que j'ai la rancune tenace... En 1998, il m'avait fallu supporter avec patience les cornes de brume, les drapeaux aux fenêtres et les hurlements avinés des aficionados. Plus rien ne comptait à l'époque. La planète aurait bien pu crever, on s'en footait...

J'avoue que j'ai lancé une prière au début du mondial... Je ne me suis pas adressé à Dieu, assez surbooké depuis pas mal d'années. Non, je m'étais tourné vers le Père Noël, qui est en RTT 364 jours par an. Et bien le calcul a été bon, puisque le résultat est bien au delà de toutes mes espérances.
Non seulement on est débarrassé de la frénésie footbalistique, mais en plus on nous offre un spectacle des plus réjouissants, lorsqu'on imagine Quick mâcher avidement ses affiches de pub, Adidas brûler ses maillots de l'Équipe de France, le Credit Agicole faire fondre ses cartes de crédit ou encore TF1 qui s'offre le luxe de perdre la modique somme de 10 millions d'euros en recettes publicitaires...

Cela dit, il est tout de même fascinant de voir combien le football est une parfaite illustration du libéralisme, avec sa culture faite de fric et de winner.

Et c'est là toute l'importance du football : il permet insidieusement de faire passer des idées incroyablement injustes auprès de l'opinion publique. Car on est bien dans le culte de la personnalité, de l'individu qui prime au détriment de la collectivité, dans l'encensement des plus forts et dans le lynchage des plus faibles (quelles que soient les conséquences psychologiques pour les uns ou pour les autres), dans l'idée qu'un individu (un joueur de foot en l'occurrence) peut s'acheter et se vendre comme un simple produit consommable, que la prostitution est une chose communément admise (on se souviendra de cette immense maison close ouverte juste avant le Mondial en Allemagne en 2006, ou, plus récemment des déboires de Zaïa offerte comme cadeau d'anniversaire à Franck Riberi...), que la traçabilité des produits dérivés du football (ballons, maillots de l'équipe, drapeaux...) importe peu pourvu qu'on s'amuse, nous, les supporters...

Le plus effarent reste cet immense lavage de cerveau voulu et orchestré par les princes qui nous gouvernent et des médias à leur botte, car le foot rassemble tout le paysage politique, y compris les gens qui, en temps normal, combattent ces idées libéralistes. Et même les plus progressistes d'entre nous se retrouvent à traiter de pisse-froid et d'extrémistes tout ceux qui remettent en cause leur sport favori...

Le foot, véritable fils de pub, est une impeccable machine à fabriquer de la pensée unique qui sait très bien, à grand coup de fric, faire taire les opposants.
Amis anti-foot, profitez bien du petit bol d'oxygène qui nous est offert. Parce que dans deux ans, on remet le couvert avec la coupe d'Europe...

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