saw_vii_3d_movi_75d_430897tBon, Saw, c'est une sorte de plaisir honteux et coupable, un peu comme la série Vendredi 13. On a beau trouver ça mauvais, on ne peut pas s'empêcher de regarder.

La force de cette série, qui n'en finit plus, c'est d'avoir voulu faire croire, contrairement à la saga initiée par Sean Cunningham, avec son tueur mongoloïde (qui porte, sur la tête, un ravissant sac en toile de jute qui gratte pendant deux films entier tout de même), que le scénario était d'une incroyable intelligence, issu des plus grands cerveaux vivants de l'histoire du cinéma...

En réalité, le scénario tient sur une feuille de cigarette, mais comme quelqu'un de malveillant a déchiré le-dit papier (sur lequel était inscrit le scénario, vous suivez ?), l'histoire a été toute mélangé... C'est ça, en définitive, cette histoire de puzzle... Ce sont les scénaristes, tout embêtés, qu'on leur ait déchiré leur œuvre, qui s'échinent comme ils peuvent de recoller les morceaux de leur histoire...

Que dire de ce dernier opus ? pas grand chose... Il se consomme comme un vieux hamburger, se rote, parce qu'on a bu du soda en même temps, et s'oublie, sitôt regardé... Les meurtres s'alignent, s'empilent et ne provoquent pas grand chose, si ce n'est, peut-être, pour des adolescents tout frétillants, qui n'ont jamais vu un film d'horreur digne de ce nom (et qui sortent tout juste de la séance de Paranormal Activity 2...) .
Alors, plutôt que de déblatérer sur ce film, je vous conseille de vous procurer ce petit court-métrage français, intitulé "Pâques Man" de Michel Leray... le synopsis ? : Monsieur Cadoeuf, PDG d'une importante société « d'œufs surprises », est kidnappé par un mystérieux chirurgien... Il se retrouve dans une salle de bain, face à un magnétoscope. Et monsieur Cadoeuf va devoir s'opérer lui-même, pour extraire des indices qui lui ont été implanté dans le corps... ça vous rappelle quelque chose ? Normal... Sauf que ce court-métrage date de 2000, soit avant le premier Saw... Étonnant, non ?