repo_men... ou comment savourer la sélection du reader's digest de la SF des trente dernières années...

Il était une fois, à New-York (cherchez pas, les films aux Etats-Unis se passe SOIT à New-York, SOIT à Los Angeles, SOIT à San-Francisco), dans un futur proche, une firme, appelée The Union, qui greffait des organes artificiels aux grands malades. Mais, pour obtenir ces nouveaux organes, il fallait payer. Alors, généralement, les gens s'endettaient. Et lorsqu'ils ne pouvaient plus payer les traites de la banque, voici qu'interviennaient des agents qui  venaient vous retirer directement de votre corps l'organe que vous vous étiez amoureusement fait greffer. Faut-il préciser que vous mourez ?
Et donc, un de ces agents, joué par Jude Law, se rend compte, que, peut-être, c'est un peu vilain ce qu'il fait... D'autant qu'à la suite d'un accident, on lui greffe un cœur artificiel et qu'il se retrouve avec de bien belles dettes...

Voici donc une nouvelle incursion dans la SF par nos amis étatsuniens. Amis des gros sabots, bonjour...

Je disais donc, au début de ce post que ce film est une véritable machine à réviser ses classiques de la SF et du cinéma en général. C'est impressionnant : en vrac, on reconnaît Blade Runner (avec les plans d'immeubles et la bluette avec la jeune fille toute pleine d'implants), Brazil (avec la fin... Ils ont osé !), Orange Mécanique, A l'aube du 6ème jour, Total Recall, Minority Report, Robocop, Trainspotting mais aussi Matrix, Old Boy...
Vous allez me dire (si, si, je vous connais, pinailleurs comme vous êtes !) que ça peut être sympa... Oui, mais non, parce que ça relève plus de la pâle copie de de l'hommage...

Mais s'il n'y avait que ça... Ajoutez un Forest Witacker qui, une fois de plus, se cantonne au même rôle (et c'est pénible...), un Jude Law monolithique, une quantité de plans absolument inutiles (Oh, un pot d'échappement en gros plan... C'est sympa... Oh, Jude Law qui travaille ses pectoraux... C'est cool !), des seconds rôles pas terribles, une absence impressionnante de toute émotion (il peut arriver mille choses à Jude Law, on s'en contrefout...) et des scènes grotesques (particulièrement la première scène du baiser entre Jude Law et la donzelle toute artificielle, où le beau Jude fait un ravissant petit entrechat pour aller l'embrasser ou encore la scène quasi-finale où les deux mêmes personnages s'opèrent en direct, tout en s'embrassant, et scannent leurs organes... Je n'invente rien, je vous assure !). Et je ne parle pas de la réalisation, toute plate, qui a le cul entre deux chaises et qui passe son temps à faire de ce film une comédie, un drame, une tragédie et un thriller politique (qui tente de nous convaincre que ceux qui ont de l'argent sont âpres au gain)...

Un film donc à voir d'un seul œil, tout en se faisant les ongles de pieds et en discutant, avec vos amis, des soldes et des qualités des compositions de David Guetta...

Bon, comme vous avez été sages, je vous file tout de même la bande-annonce :

Repo Men   - Bande annonce FR