<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Mes humeurs à moi</title><link>http://humeurdujour.canalblog.com/</link><description>&quot;Penser nous condamne à être libre. C&apos;est pourquoi le Pouvoir fait toujours tout pour réduire la pensée et ce qui la nourrit.&quot; Daniel Mermet</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 06 Jul 2008 02:40:46 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>De l&apos;art de savoir ce qu&apos;on veut !</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/26/9628733.html</link><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/26/9628733.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9628733/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/26/9628733.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/36/19992/26972210.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0061&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/36/19992/26972210_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même les publicités les plus banales en apparence peuvent être pernicieuses. La preuve en image ci dessus. Que voit-on ? Un portable noir, sur fond noir, avec une écriture blanche et le logo de la boite ainsi que le slogan en orange. On notera le peu d&apos;innovation de l&apos;affiche en question et l&apos;extrême simplicité de la photo. Pas de fille dévêtue pleine de seins débordant d&apos;un débardeur &lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;XXXXS&lt;/font&gt;, de pompier musclé et torse nu à vous faire enflammer une bonne soeur... Un simple visuel... Mais alors, où est le piège ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Réponse : dans l&apos;apparente simplicité des mots...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le nom du forfait est révélateur de la tendance publicitaire à vider les mots de leur sens pour mieux se les approprier. L&apos;Origami est l&apos;art japonais traditionnel du pliage en papier. Quel rapport avec un nom de forfait excepté, peut-être, que vous recevrez votre facture sur une feuille ? (et que, pour vous consoler d&apos;avoir explosé votre forfait une fois de plus, vous pourrez faire une joli cocotte, un cygne charmant ou un bateau gentil avec celle-ci !) Il n&apos;y en a aucun en définitive, et on ne fait qu&apos;appliquer ici ce que George Orwell expliquait dans &lt;em&gt;1984&lt;/em&gt;, avec l&apos;apparition, dans une société totalitaire, du &lt;em&gt;Novlangue&lt;/em&gt;, qui est une langue qui n&apos;a pas d&apos;autre but que de vider les mots de leur contenu pour mieux manipuler la pensée des individus. Le (piteux) cerveau dont a surgi cette idée a dû juste trouver que le son était joli, à moins que son propriétaire (du cerveau, pas du son !) ait passé une semaine juste avant au pays du soleil levant... Et pour enjoliver le tout, on a collé au mot japonais le substantif &lt;em&gt;Star&lt;/em&gt;. Sous-entendu : quand toi, public, tu auras ce forfait, tu deviendras célèbre... A toi les chips à la terrasse du Martinez, à toi les tartines de caviar (qu&apos;on mange à la louche... Le caviar, pas les tartines!), à toi les bimbos collées à ton smoking (d&apos;où l&apos;emploi de la couleur noire et du blanc dans l&apos;affiche) qui te grifferont le torse et se traîneront à tes pieds de désir (oh, les p&apos;tites coquines !!!).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plus intéressant encore, le slogan &lt;em&gt;&amp;quot;Vivez sans limite&amp;quot;.&lt;/em&gt; Outre l&apos;injonction classique à l&apos;impératif, on voit bien le fantasme absolu du libéralisme s&apos;exprimer ici en quelques mots. Vivre avec des limites est le propre même de toute société organisée. La règle est ce qui nous permet justement d&apos;être libre. Sans règle, on en arrive à l&apos;expression même de notre égocentrisme, et à la loi du plus fort. La limite, à partir du moment où elle est comprise et assimilée par l&apos;individu, est un facteur de construction. Car si la limite peut nous frustrer dans un premier temps, elle nous permet de dépasser le stade du pur caprice, pour nous faire accéder à l&apos;état d&apos;adulte. Sauf que, pour être un bon petit consommateur, il faut, dans la logique publicitaire, ne pas supporter la moindre frustration et se comporter tel un enfant. Finalement, ce slogan est l&apos;attitude exacte pour arriver à un désordre énorme qui ne pourrait être résolu, par les Princes qui nous gouvernent, que par un régime fort et sécuritaire...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais rassurez-vous, la publicité ne pouvant s&apos;empêcher de mentir et de manipuler, se dépêche de préciser une foule de limites illisibles et péniblement compréhensibles, en tout petits caractères... Et ça n&apos;est pas sans rappeler ce que faisaient les cochons dans la Ferme des animaux, toujours de Orwell, avec leur prise de pouvoir et la réécriture d&apos;un des commandements censé donner l&apos;égalité à tous (&amp;quot;Tous les animaux sont égaux &lt;em&gt;Mais certains plus que d&apos;autres&lt;/em&gt;&amp;quot;).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vais finir par croire que certains de nos amis publicitaires sont lettrés... Vous allez voir, un jour, je vais même finir par dire que, finalement, il existe des publicités qui sont pas mal... Et que notre ami Le Petit NicolaSS ne dit pas que des bêtises... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 26 Jun 2008 05:01:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le monde est un décor...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/23/9680960.html</link><category>La photo est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/23/9680960.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9680960/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/23/9680960.html</guid><description>&lt;p&gt;... et nous n&apos;en sommes que les acteurs...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/92/19992/27128921.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;PHOT0086&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/92/19992/27128921_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 23 Jun 2008 16:25:50 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art d&apos;être bien clair, pour ceux qui n&apos;auraient pas encore bien compris, et ils sont nombreux, il me semble...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/19/9401195.html</link><category>la publicité est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/19/9401195.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9401195/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/19/9401195.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contrairement à ce que le mot pourrait nous faire croire, il n&apos;y a de créatif chez les créatifs publicitaires que le nom. Parce qu&apos;il faut bien comprendre que l&apos;avant-gardisme, ici, n&apos;est pas de mise. On n&apos;est pas là pour choquer ou déstabiliser le public, on est là pour le caresser dans le sens du poil, afin qu&apos;il consomme de plus belle. Les publicités les plus novatrices ont toujours été celles qui se sont cassées la gueule. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n&apos;y a qu&apos;à voir les publicités pour les lessives. Rien de plus ringard et de plus convenu... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, il y a eu des essais... Dans les années 80 (et, oui, lecteur adoré, tandis que certains d&apos;entre vous n&apos;étaient qu&apos;une lueur lubrique dans l&apos;oeil de leur parents, j&apos;étais bel et bien né...), je me souviens d&apos;une publicité en forme de comédie musicale à la Jacques Demy pour la publicité &lt;em&gt;Skip&lt;/em&gt;. Un chercheur trouvait une nouvelle formule pour la lessive. Et là, tout le monde se mettait à chanter &lt;em&gt;&amp;quot;Il a la formule / formule toute nouvelle&amp;quot;&lt;/em&gt; (on savait écrire, dans le temps, tout de même !)... Morale de l&apos;histoire : la campagne a rapidement été interrompue, et on est revenu aux bonnes vieilles recettes où deux idiotes comparaient les taches sur les vêtements de leur homme ou de leur progéniture et se demandaient quelle était la meilleure lessive du monde...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En publicité, on ne créé pas, on se contente de copier, de piller et de photocopier tout ce qui a marché un jour, non seulement dans le domaine de la publicité (pourquoi se gêner ? Autant voler les idées des copains, puisque si ce n&apos;est pas vous qui le faîtes, ce seront eux qui piqueront les vôtres !) mais, plus largement dans tous les domaines. Un exemple ? La dernière campagne de la marque de vêtements : &lt;em&gt;Le temps des cerises&lt;/em&gt;. Bon, il faut dire, déjà, à la base, que le nom de la marque, en lui-même, révèle une belle tendance au plagiat... Mais passons... Voilà donc la campagne incriminée du jour...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/03/87/19992/26972183.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0034&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/03/87/19992/26972183_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A moins d&apos;avoir vécu dans une grotte humide et sombre (ce qui est souvent le cas pour les grottes) et de vous être nourri de lichens faméliques et pâlots sans jamais sortir pour arpenter la société, il n&apos;est pas difficile de reconnaître &lt;em&gt;Les dents de la mer &lt;/em&gt;de l&apos;ami Spibounounet&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Spibounounet&lt;/font&gt; (oui, nous sommes très intimes Spiby et moi depuis que j&apos;ai encensé son dernier chef-d&apos;oeuvre &lt;em&gt;Indiana Jones et le royaume du compte en banque qui se remplit&lt;/em&gt; !), clairement cité dans le texte. Mais quel est l&apos;intérêt de cette campagne ? Pourquoi nos amis les créatifs se sont-ils dit, en tapant joyeusement leur petit poing dans leur paume opposée : &lt;em&gt;&amp;quot;Bon sang, mais cette idée est carrément novatrice et génialissime ! Allez, zou, on file à la reprographie finaliser tout ça !&amp;quot; &lt;/em&gt;A cela, deux réponses possibles :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- La première est simple : on crée une complicité entre le produit et le consommateur, puisqu&apos;on fait clairement comprendre que tous deux ont des valeurs communes (le film en l&apos;occurrence). Par la même occasion, on flatte le chaland, puisqu&apos;on le fait passer pour un être cultivé, qui a reconnu, en un seul coup d&apos;oeil, un classique du cinéma... Que tu es fort, Ô public adoré...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- La deuxième est plus horrible, et on reconnaît bien là le cynisme propre à cette profession qui a tout vu, qui est revenue de tout et à qui on ne la fait décidément pas... Avant de lever le voile, observons bien notre affiche. Nous sommes dans une station balnéaire. Deux jeunes gens, bien propres sur eux, tout à la mode, tentent de fuir. Lui est au second plan, l&apos;air vaguement effrayé ; elle, est au premier plan, vêtue d&apos;un tee-shirt &amp;quot;Je t&apos;aime&amp;quot;, et se précipite vers nous. Pourtant, nous, on l&apos;a compris, vu la taille du squale, à l&apos;arrière-plan, on sent bien que ce soir, c&apos;est côtelette d&apos;humains au menu... Mais alors, vous écriez-vous, le requin va nous débarrasser de ces jeunes décérébrés hypnotisés par la dernière fringue à la mode ?... Meuh non, point du tout, bandes de candides... Le bestiau ne symbolise pas une quelconque idée de révolte ou de rébellion... Au contraire, il serait plutôt la métaphore d&apos;une société de consommation à laquelle on ne peut décidément pas échapper, et nos amis publicitaires, toujours prêt à collaborer, ne se gênent pas pour nous le rappeler...&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, finalement, on pourrait aussi voir cette affiche comme une parabole sur leur métier où les requins rôdent et où la loi du plus fric règne en maître... Allez, soyons fous et généreux : cet hiver, préparons des petites assiettes avec du beurre et des graines, pour ne pas que ces gentils gens meurent de faim... Vous verrez, ils viendront picorer à nos fenêtres et lèverons ensuite de grands yeux humides vers nous... Et nous y lirons une profonde reconnaissance... Et nous nous sentirons un peu meilleurs dans ce monde si laid et si cruel...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Jun 2008 18:23:00 GMT</pubDate></item><item><title>Contemplations</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/18/9624350.html</link><category>La photo est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/18/9624350.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9624350/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/18/9624350.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La tête dans le vague, le long de la route, le week-end dernier, je repensais à ce jeu que je faisais, enfant, et qui consistait à deviner des formes dans les nuages...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/86/23/19992/26959633.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0073&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/86/23/19992/26959633_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/33/76/19992/26959745.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0077&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/33/76/19992/26959745_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 18 Jun 2008 18:37:50 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art de dire non !</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564022.html</link><category>La chronique est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564022.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9564022/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/13/9564022.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En mai 2005, la France devait voter pour ratifier le traité de Rome. On nous avait bien prévenus : seuls ceux qui allaient voter OUI étaient de vrais pro-européens. Les vils gueux qui oseraient voter NON étaient en revanche des gens qui n&apos;avaient rien compris du tout, et qui n&apos;étaient que de vils passéistes rampants aux ongles sales, aux cheveux longs et gras... Et on nous avait bien avertis : si le NON l&apos;emportait, ce serait une catastrophe, qui mettrait un coup de frein terrible à la construction européenne, et qui nous ferait sombrer dans les ténèbres sombres de la noirceur...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les résultats tombèrent : il y eut près de 70% de votants, et le NON l&apos;emporta à plus de 54%... Quelques jours après, les Pays-Bas firent de même.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deux ans plus tard, on nous sortit d&apos;un chapeau le Traité de Lisbonne. Échaudé par le référendum de 2005, notre Chef Spirituel et néanmoins Grand Prince parmi les Grands décida de passer par la voie constitutionnelle pour ratifier le machin, ce qui se fit. Merveille des merveilles, le nouveau traité fut donc ratifié. Et notre Grand Vizir a eu raison de le faire passer ainsi... Parce que le traité de Lisbonne est un faux jumeau du traité précédent, et qu&apos;il aurait probablement essuyé un nouveau NON par une voie plus démocratique. Voici ce que le quotidien Le Monde daté du 26 octobre 2007 en disait :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;quot; (...) Les juristes n&apos;ont pas proposé d&apos;innovations. Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d&apos;amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d&apos;amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s&apos;appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Si l&apos;on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel - les seules qui comptaient pour les conventionnels - se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs&lt;/em&gt;. (...)&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et ce joli texte n&apos;est pas signé d&apos;un obscur gauchiste mais de Valéry Giscard d&apos;Estaing lui-même, auteur du traité de Rome, et plutôt pro-libéraliste ! On peut donc lui faire confiance au vieux machin (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2007/10/26/la-boite-a-outils-du-traite-de-lisbonne-par-valery-giscard-d-estaing_971616_3232.html&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hier, le traité de Lisbonne fut soumis à la voix des urnes en Irlande. On les avait prévenus : si le NON l&apos;emportait, cela allait nous plonger dans un âge de Pierre terrible... ça ne les a pas effrayés ! Les résultats sont tombés : avec un taux de participation de plus de 50%, les Irlandais ont voté NON à 53,4% !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faudrait peut-être que les princes qui nous gouvernent cessent de prendre les peuples pour des paillassons. Il faudrait peut-être même qu&apos;ils s&apos;interrogent sur le pourquoi de ce NON qui ne cesse de tomber lorsqu&apos;on laisse la parole à ces mêmes peuples...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peut-être qu&apos;il faudrait que les traités soient écrits en langage compréhensible pour tous, et qu&apos;on cesse de nous faire croire que lorsqu&apos;on est pour l&apos;Europe, on doive forcément voter OUI, sans même lire le contrat préalablement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce NON Irlandais me réjouit, parce qu&apos;il me prouve qu&apos;il existe encore des prises de conscience et des refus de manipulation...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et en plus, l&apos;équipe de France a encore perdu son match de l&apos;Euro ce soir... Décidément, aujourd&apos;hui est une excellente journée.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 13 Jun 2008 20:46:00 GMT</pubDate></item><item><title>Jason X, de... comment il s&apos;appelle déjà ce réalisateur ?...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/11/9501629.html</link><category>Le cinéma est ton ami</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/11/9501629.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9501629/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/11/9501629.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/80/19992/26584741.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;jason_X&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/80/19992/26584741_p.jpg&quot; width=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Petite piqûre de rappel pour ceux d&apos;entre vous qui auraient loupé les épisodes précédents... En 1980 naissait une merveilleuse petite licence tournée avec quelques dollars et des maquillages faits à la main, qui mettait en scène une dizaine de jeunes crétins stéréotypés (la bimbo, l&apos;intello, le beau gosse, Nicolas Sarkozy... Euh, non, pardon, je m&apos;emporte...) qui mouraient sous les coups de machettes agacés de Mme Voorhees, passablement énervée par le fait qu&apos;en 1958 (oui, elle a la rancune longue, la madame), les moniteurs de l&apos;époque du camp sus-nommé avaient laissé se noyer son petit Jacky (qui change de nom dès le n°2, comme ça soudainement, et qui prend le sobriquet de Jason, on ne sait pas trop par quel miracle). Bref, à la toute fin du premier opus, tandis que les quelques survivants ont réussi à tuer Mamie Voorhees, apparaît soudain le &lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Jacky-Jason&lt;/font&gt;, un peu amoché, il est vrai, mais je voudrais bien vous y voir vous à survivre pendant 22 ans dans une forêt hostile, à manger des lichens et des crottes d&apos;écureuils.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Durant trois épisodes, le Jason trucide à qui mieux mieux le jeune décérébré, avant, enfin d&apos;être trucidé à son tour dans le n°4 (intitulé sobrement le &amp;quot;chapitre final&amp;quot;... Mais où vont-ils chercher tout ça ?). Mais le dieu dollar étant ce qu&apos;il est, il a fallu tout de même tourner un cinquième épisode, où, surprise, la fin nous révèle que, si, si, Jason est bien mort, mais que c&apos;était un ambulancier fou qui avait pris le relais, et qui avait plagié le tueur (quel farceur cet ambulancier fou tout de même !).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ne reculant devant aucun délire, les scénaristes ont décidé d&apos;écrire tout de même un n°6. Mais comment faire, puisqu&apos;on ne pouvait pas reprendre le coup de l&apos;opus précédent (genre le fils de l&apos;ambulancier qui prend le relais...) ? Dans le n°6, donc, un vieux survivant de je ne sais trop quel opus décide, un soir d&apos;orage, d&apos;aller vérifier que Jason est bien mort (bon, il y avait du foot sur TF1, et France 2 diffusait le premier épisode de sa saga de l&apos;été, on le comprend aussi qu&apos;il ait préféré aller voir Jason...). Il se rend donc avec un ami, au cimetière et déterre le cadavre tout bouffé par les vers du tueur fou. Pour mieux le tuer, au cas où, il lui plante un pieu d&apos;acier dans le coeur (une idée comme une autre)... Et là, pas de bol, la foudre s&apos;abat pile sur Jason... C&apos;est balaud... Et d&apos;autant plus balaud que ça transforme Jason en un mort-vivant ! Idée de génie, puisque maintenant, il est impossible de tuer notre mongoloïde de service qui peut reprendre tranquillement sa machette pendant trois nouveaux épisodes. Ce qui nous mène gentiment à l&apos;épisode de ce soir : le n°10 sorti généreusement en 2001...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes en 2014. Jason a enfin été capturé et on l&apos;a enchaîné avec tout plein de cadenas autour. Il pend, tel une saucisse qui sèche, au milieu d&apos;un centre de recherche à Crystal Lake. Mais, un scientifique (joué par un David Cronenberg&lt;font class=&quot;HA-spellcheck-suggestions&quot;&gt;Cronenberg&lt;/font&gt;, le temps de quelques plans, qui devait avoir besoin de payer ses impôts, et qui devrait arrêter de faire l&apos;acteur, parce qu&apos;il n&apos;est tout de même pas terrible) idiot décide de le transférer (mais quelle idée... Encore un qui n&apos;a pas vu les épisodes précédent, pourtant disponible en DVD) ailleurs. Bref, Jason tue tout le monde, mais heureusement, une jeune scientifique parvient à cryogéniser Super Jason, même si elle doit, en même temps se cryogéniser elle-même. Bon. Cinq siècles passent, et une équipe de gens de l&apos;espace découvrent nos deux steaks congelés et décident de les décongeler. Je vous laisse imaginer ce qui va se passer...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faut-il préciser que ce film est grotesque en tout point ? Et pourtant, on prend un plaisir coupable à zieuter le machin qui pompe allègrement la série &lt;em&gt;Alien&lt;/em&gt;. On retrouve donc l&apos;androïde de service dont il ne reste que la tête (sauf qu&apos;au lieu de Bishop, on trouve une femme qui ressemble étrangement à Perdey, dans la dernière série de &lt;em&gt;Chapeau Melon et Bottes de Cuir&lt;/em&gt;, avec sa coupe à la Mireille Matthieu... Une merveille...), les longs couloirs obscurs, la bande de militaires qui tentent de dégommer l&apos;intrus, les tenues de cosmonaute... Pour la musique, en revanche, le plagiat est ailleurs, puisque, ne reculant devant rien, on pompe joyeusement le thème des &lt;em&gt;Aventuriers de l&apos;Arche Perdue&lt;/em&gt;, lorsque les vilains nazis qui puent ouvre la fameuse arche d&apos;Alliance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En conclusion, pas une once de trouille dans ce film de pure consommation, mais pas d&apos;ennui non plus. Un film à offrir pour la fête des pères, donc...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 11 Jun 2008 21:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le savon</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/08/9499145.html</link><category>Mes histoires sont tes amies</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/08/9499145.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9499145/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/08/9499145.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;(Un collègue m&apos;a raconté une histoire qu&apos;il avait lu et qu&apos;il avait adoré. J&apos;ai écrit ce petit plagiat d&apos;après cette histoire)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsque Philippe se lava les mains avec le nouveau savon qu&apos;il venait d&apos;acheter, il eut l&apos;immense surprise de constater que son savon grossissait au lieu de diminuer. Inversement, Philippe constata que lui-même rapetissait comme s&apos;il s&apos;usait au contact de l&apos;eau.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au début, il fut effrayé.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ensuite, il décida de poser ce savon sur le lavabo des toilettes du bureau où il travaillait afin d&apos;éliminer tous les collègues qu&apos;il détestait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Effectivement, le savon grossit très vite et de nombreuses personnes disparurent sans laisser de traces. Malheureusement pour Philippe, ses pires ennemis, non content d&apos;être bêtes et stupides, ne se lavaient jamais les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Philippe se sentit alors un peu plus seul encore au bureau...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un petit saut à Sospel...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/02/9422400.html</link><category>La photo est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/02/9422400.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9422400/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/06/02/9422400.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Journée de travail du côté de l&apos;arrière-pays niçois. Dans ma poche, j&apos;avais glissé mon appareil...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/49/19992/26344475.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0044&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/49/19992/26344475_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/74/19992/26344376.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0042&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/74/19992/26344376_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/99/19992/26344574.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0050&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/99/19992/26344574_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/64/19992/26344644.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0053&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/64/19992/26344644_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/05/45/19992/26344730.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0052&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/05/45/19992/26344730_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Jun 2008 18:53:44 GMT</pubDate></item><item><title>Indiana Jones et la carte Vermeil perdue...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/30/9373100.html</link><category>Le cinéma est ton ami</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/30/9373100.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9373100/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/30/9373100.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 1994, apparaissait un ovni au milieu de notre petit écran. ça s&apos;appelait &amp;quot;Aux frontières du Réel&amp;quot; (mon dieu, qui est le traducteur responsable de ça ?), ça passait le dimanche vers 18h00 sur M6 et ça mettait en scène deux agents du FBI nommés Fox Mulder et Dana Scully. Sans le savoir, à l&apos;époque, M6 venait d&apos;acquérir les droits sur la poule aux oeufs d&apos;or. Le phénomène a fini par prendre, et un an plus tard, on (re)découvrait la série sous son nom étatsuniens &lt;em&gt;X-Files&lt;/em&gt;. Et à l&apos;époque, les fans de fantastique et de SF (dont je suis) devinrent accros de cette série, avec son lot de monstres, de fantômes, de phénomènes paranormaux, et surtout, surtout, de Grand Complot gouvernemental avec des expériences sur du cobaye humain et avec la complicité d&apos;extra-terrestres issus de la (fumeuse) Zone 51...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malheureusement, Chris Carter, le créateur de la série a oublié une loi essentielle : savoir s&apos;arrêter avant de lasser. Et si la série se porte plutôt bien durant trois saisons, le premier essoufflement a eu lieu à la quatrième... Et plus ça a été, plus on s&apos;est aperçu que Chris écrivait ses scénarios sur le complot au fur et à mesure, et qu&apos;il ne possédait pas de vision d&apos;ensemble, et que les épisodes avec des monstres divers et variés commençaient à tourner en rond. Mais que voulez-vous, la manne du Dieu Dollar est toute puissante... et on a assisté, impuissant, au fil des saisons, à la dégradation de la série, avec, à partir de la septième saison, la quasi-disparition de Mulder, le vieillissement de Scully (qui, d&apos;ailleurs, prenait des kilos, en passant, et qui était de plus en plus habillée comme un sac) et l&apos;apparition de deux agents pas très intéressants... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/27/01/19992/26185543.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;Indiana&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/01/19992/26185543_p.jpg&quot; width=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C&apos;est un peu le même sentiment qui m&apos;a saisi à la vision du quatrième opus des aventures d&apos;Indiana... Le vilain sentiment de m&apos;être fait avoir, l&apos;affreuse impression qu&apos;on en voulait à mon portefeuille...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon, peut-être l&apos;avais-je un peu cherché. J&apos;avais déjà été déçu, à l&apos;époque, par &amp;quot;Le Temple Maudit&amp;quot; (qui est très BD, et qui a un côté &amp;quot;Tintin en Inde&amp;quot;) et &amp;quot;La dernière croisade&amp;quot;. Mais, bon, on ne se refait pas... Et puis, je reconnais aisément que les épisodes deux et trois restent tout de même de bonne tenue. Et ma déception était surtout dûe au fait que je suis un fan inconditionnel du premier épisode...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, là... Tout est raté... Parce que, d&apos;abord, peut-on imaginer un héros vieillissant ? Oui, si on s&apos;appelle Clint Eastwood, et qu&apos;on tourne le génial &lt;em&gt;Impitoyable&lt;/em&gt;... Et, pour cela, on a du talent... Mais ici, l&apos;ami Spielbou ne joue pas sur ce tableau...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Steven, écoute-moi ! Il est inconcevable de voir Indiana Jones âgé... Ne voit pas là une quelconque trace de jeunisme là-dedans. c&apos;est juste qu&apos;un héros ne vieillit pas, c&apos;est tout. Imagine-t-on Astérix, Lucky Luke, Snoopy, Superman, Bugs Bunny, Tintin, Calvin et Hobbes, Gaston Lagaffe ou Spirou avoir 60 ans ? Mais s&apos;il n&apos;y avait que ça...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Où est passé la GRANDE scène d&apos;ouverture de chaque Indy, celle avec moult cascades, qui nous collent au siège ? Qu&apos;est devenu le super méchant de chaque épisode (il faut voir ici cette grotesque militaire Russe qui trimbale son épée à la hanche...) ? Depuis quand Indiana travaille-t-il pour le FBI ? Et surtout, qu&apos;est-ce qui a pris à Spielbounet de nous infliger des Extra-terrestres ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je passerai donc sur les scènes d&apos;action arthritiques. J&apos;oublierai aussi les trucages numériques d&apos;une incroyable laideur (ah, qui dira le charme de ces fourmis carnivores qui mangent les allemands, dans une scène digne de La momie ? Et qui chantera le charme somptueux du vaisseau spatial des Aliens ?), ainsi que l&apos;humour calamiteux (avec, entre autre, une parodie de Tarzan entouré de singes numériques tout pourris; une pitoyable dispute entre Marion, qui a pris presque 30 ans dans la gueule, et Indy dans des sables mouvants ; une explosion nucléaire dont Indy sort indemne, parce qu&apos;il s&apos;est réfugié dans un réfrigérateur ; et une décontamination à la brosse de Papy Indy, tout nu, avec un p&apos;tit coup, en passant sur le sexe...). Et je ne parlerai pas non plus de la scène finale où meurt la méchante de service, qui plagie carrément la fin du premier épisode...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, j&apos;ai hâte de découvrir, dans 25 ans, &lt;em&gt;Indiana Jones et le mystère de la maison de retraite&lt;/em&gt;, avec une grande course poursuite délirante en déambulateur pour atteindre la salle de restaurant, des énigmes passionnantes contenues dans des puzzles 10000 pièces représentant des chatons, et une salle secrète qui renferme un flan aux oeufs et des tubes de vitamines C... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 May 2008 04:49:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art de briser les idéologies...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/29/9360620.html</link><category>la publicité est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/29/9360620.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9360620/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/29/9360620.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S&apos;il y a une chose dont manque cruellement nos amis publicitaires, malgré les apparences, c&apos;est d&apos;humour... Et ça n&apos;est jamais si évident que lorsqu&apos;ils ont à faire face à la contradiction. On se rappelle en effet combien les militants de &lt;em&gt;casseurs de pub&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.casseursdepub.org&quot;&gt;www.casseursdepub.org&lt;/a&gt;) se sont faits épingler par la justice, pour avoir oser peinturlurer, dans le métro parisien, leurs jolies affiches 4 x 3. Les activistes voulaient juste, par leur action, montrer combien la publicité envahissaient notre quotidien, à grand coup de vulgarité et d&apos;images réactionnaires et sexistes...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et s&apos;il y a bien une chose que nos amis créatifs ne supportent pas, ce sont toutes les idéologies qui ne prônent pas le libéralisme et le libre échange. Bon, bien sûr, il faut les comprendre : on ne mord jamais la main de celui qui nous nourrit. Il n&apos;empêche que, non contents de dénigrer toute idée qui va à l&apos;encontre de leur système, nos amis n&apos;ont de cesse de se réapproprier tous les grands symboles anti-capitalistes pour, au choix, donner une bonne image de ce qu&apos;ils vendent ou caricaturer à outrance et ridiculiser les contradicteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les exemples de cette semaine :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/67/50/19992/26149080.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;PHOT0021&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/67/50/19992/26149080_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Adecco, une boite d&apos;intérim&apos; a besoin de se refaire une belle image. A la base, le travail intérimaire est un travail précaire. Si certains y voient des possibilités de carrière et d&apos;épanouissement personnel, ou encore une preuve de leur grande adaptabilité dans des missions de tout genre, tant mieux pour eux, mais il faut appeler un chat un chat : Adecco offre du travail précaire. Dit comme ça, bien sûr, ça fait tâche... Pour redorer son blason, on va chercher un symbole d&apos;intelligence et de culture : Gandhi. Et, pour enfoncer le clou, on veut nous faire croire que l&apos;entreprise Adecco est une entreprise de droit (Gandhi était &lt;u&gt;avocat&lt;/u&gt;), aimant l&apos;esprit des Lumières (Gandhi était &lt;u&gt;philosophe&lt;/u&gt;), éprise de liberté (Gandhi était &lt;u&gt;résistant&lt;/u&gt;) et de paix (Gandhi était &lt;u&gt;gardien de la paix&lt;/u&gt;... Il n&apos;était pas flic, hein, attention... Notez le subtil jeu de mots... Il gardait vraiment la paix...). La question se pose alors : pourquoi a-t-on pris un grand homme de gauche, pour défendre des idées libérales ? Car, après tout, on pouvait prendre un intellectuel de droite... ça existe : Céline, Malraux, Jean-Marc Sylvestre, Philippe Bouvard (euh... Non, là, je m&apos;égare, pardonnez-moi !). La réponse est simple : parce que, profondément, les idées de Gandhi sont dangereuses (il s&apos;est tout de même opposé à un état colonisateur...) contrairement à celles d&apos;un libérale. Alors, vite, abattons ces idées et faisons croire que tout est pareil, que la gauche, c&apos;est pareil que la droite, et que, même Gandhi avait tout de même un fond libéral (la preuve, il participe au système capitaliste sur cette affiche !)...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et quand on ne peut pas assimiler, on caricature et on vide de son contenu :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/08/11/19992/26149108.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;PHOT0023&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/08/11/19992/26149108_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La beat generation, aux États-Unis, a donné des oeuvres d&apos;une importance considérable. Relisons, par exemple, pour nous en convaincre, &lt;em&gt;Sur la route&lt;/em&gt; de Jack Kerouac. Réécoutons les musiques de Woodstock. Revoyons &lt;em&gt;Hair&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;Harold et Maud&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; Les hippies avaient une véritable philosophie alternative qui voulait repenser le monde. On peut ne pas être d&apos;accord, mais il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître les apports sur notre vie présente. C&apos;est grâce à la Beat Generation (pas seulement, mais entre autre), que, dès les années 60, on a repensé la place de la femme et des homosexuels ou qu&apos;on s&apos;est opposé concrètement à la guerre du Vietnam... Mais, là encore, nos amis créatifs ne supportent pas ces idées trop avant-gardistes anti libérales et préfèrent largement les tourner en ridicule. Les hippies deviennent donc des gens sales et chevelus, qui parlent du nez, fument de la drogue et sentent des pieds. Quant aux années 70, elles se réduisent à des tubes disco pourris, et à une police de caractère psychédélique...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et le pire, c&apos;est que, parfois, j&apos;ai l&apos;impression qu&apos;il n&apos;y a que moi que ça agace et qui ait envie de rouler tous ces margoulins publiphiles dans du goudron et dans des plumes... Un doute m&apos;enserre... Serais-je un écorché vif ?&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 29 May 2008 12:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art de torturer les gens...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/26/9330904.html</link><category>Le cinéma est ton ami</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/26/9330904.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9330904/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/26/9330904.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/73/19992/26062776.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;saw&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/73/19992/26062776_p.jpg&quot; width=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En 2005 sortait sur les écrans le film de James Wan. Petit rappel : un homme se réveillait enchaîné dans une salle de bain crasseuse. Il découvrait alors, à terre, un cadavre et un autre homme, avec des chaînes aux pieds. Tout l&apos;art de ce film, véritable huis clos, consistait à nous faire découvrir, pas à pas, le pourquoi de l&apos;enfermement de notre homme. Pour l&apos;aider, et par là même, pour nous aider à comprendre, un serial killer, surnommé Jigsaw, guidait notre homme et le torturait à loisir, physiquement et moralement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le but de ce serial killer était de faire prendre conscience à ses victimes la véritable valeur de la vie en leur imposant moult épreuves répugnantes où les amputations prenaient une grande place...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Véritable claque cinématographique, le film secouait le cocotier et renouait avec une véritable tradition de films d&apos;horreur sans concession et sans humour des années 70.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, le pitch de Saw n&apos;était pas si novateur que ça... En effet, en 2001, Michel Leray tournait un petit court-métrage de 9 minutes intitulé &amp;quot;Pâques Man&amp;quot;, qu&apos;on retrouve sur le DVD n°1 de l&apos;anthologie de l&apos;étrange festival. &lt;img height=&quot;201&quot; alt=&quot;dvdetrange_intro&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/23/29/19992/25891235_p.jpg&quot; width=&quot;140&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;histoire raconte l&apos;enlèvement de M. Cadoeuf qui fabrique des oeufs Kinder et qui a été responsable de la mort de la petite fille d&apos;un homme. Pour se venger, donc, le père de famille enferme M. Cadoeuf dans une salle de bain, et laisse 3 minutes 30 à notre chef d&apos;entreprise pour sortir de la pièce avant que tout explose. Pour cela, notre directeur doit, à l&apos;aide d&apos;un scalpel, s&apos;ouvrir le corps afin de dénicher des oeufs, dont l&apos;un contient la clef qui lui permettra de sortir de la salle de bain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même pitch, même décor, même ambiance, on ne peut croire à une simple coïncidence. Néanmoins, James Wan est parvenu, avec, entre autre, une excellente photographie, à insuffler à son oeuvre une véritable atmosphère. Saw est donc un plagiat, mais, un plagiat qui dépasse, et de loin, son prédécesseur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malheureusement pour James Wan, son film a eu du succès. Et donc, voyant les mannes du dieu dollar s&apos;ouvrir, les producteurs ont senti la bonne franchise. Chaque année, depuis maintenant quatre ans, aux alentours d&apos;Halloween, voici donc que débarque un nouveau Saw.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et là, tout se gâte... Car, plus on avance, plus cette licence devient ridicule. Si le premier épisode de la saga était loin d&apos;être réaliste, on pouvait néanmoins prendre un certain plaisir à savourer le spectacle. Ce n&apos;est plus le cas ensuite. Chaque épisode devant faire mieux que le précédent, on en rajoute dans le gore inutile et stupide, et surtout, on s&apos;aperçoit que le tueur devient l&apos;équivalent d&apos;un Dieu ancien, capable de tout anticiper, y compris la réaction d&apos;une dizaine de personnages différents. Mieux, même mort, il peut continuer à sévir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon, bien sûr, c&apos;était déjà le cas depuis longtemps dans le cinéma d&apos;horreur. Jason par exemple, dans Vendredi 13, devenait un mort-vivant dès le n°6, ce qui résout tous les problèmes. Mais là où Vendredi 13 assumait son crétinisme débordant, avec des scénarios tenant sur des timbres-poste, et des personnages caricaturaux, tout juste bon à être découpés à la machette ou à la débroussailleuse, Saw se couvre d&apos;une aura pseudo intellectuelle, pour faire croire que les scénarios sont hyper travaillés.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, lorsqu&apos;on assiste au déplorable spectacle de l&apos;opus 4, on ne peut qu&apos;être affligé du résultat : lumière laide, sadisme idiot, personnages inintéressants voulant faire croire qu&apos;ils réfléchissent, clins d&apos;oeil appuyés aux épisodes précédents avec flash-back incompréhensibles, caméra épileptique, montage clipesque et lieux communs en pagaille (la maison en travaux avec des bâches en plastique derrière lesquelles se cache le méchant, interrogatoire d&apos;un suspect avec ordre de couper la clim pour lui mettre la pression...), scénario prétendument compliqué (sûrement pour faire croire à sa grande subtilité) avec un vague effet de surprise final dont on se fout éperdument. Et les producteurs ne manquant pas d&apos;humour ont déjà mis en place Saw 5 et Saw 6 (!)... Vivement qu&apos;ils tournent Saw 7 (qui n&apos;arrêtent pas de descendre, et qu&apos;il faut tout le temps remonter... Je vous laisse le temps de savourer ce subtil jeu de mots...), Saw Litude (où le serial killer aime se faire fouetter par les embruns au bord d&apos;une falaise), Saw Périlleux (où il travaille dans un cirque) et Saw Malie (où l&apos;action se passe en Afrique)... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 26 May 2008 16:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un secret, de Philippe Grimbert</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/19/9245444.html</link><category>Le livre est ton ami</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/19/9245444.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9245444/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/19/9245444.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/42/19992/25796432.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;un_secret_grimbert&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/42/19992/25796432_p.jpg&quot; width=&quot;185&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Philippe, jeune homme chétif est fils unique. Pourtant, très vite, il s&apos;invente un frère aîné, parce qu&apos;il éprouve un terrible manque et qu&apos;il sent qu&apos;il a besoin de le combler. A l&apos;aube de ses quinze ans, le jeune Philippe va se retrouver confronté à un secret de famille, qui va, entre autre, lui prouver que ce frère aîné n&apos;est pas une pure invention de sa part.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce livre autobiographique de Philippe Grimbert nous prouve que l&apos;écriture peut être un acte de délivrance qui nous aide à affronter l&apos;intolérable. Cette histoire, qui a ses racines dans la deuxième Guerre Mondiale, nous replonge dans toute l&apos;horreur de la déportation et de l&apos;antisémitisme, et nous montre les conséquences tragiques sur l&apos;histoire des survivants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au delà de ça, Grimbert parvient à nous faire réaliser combien un lourd secret de famille peut empoisonner des générations entières d&apos;individus. Et c&apos;est peut-être ici que le livre prend toute sa dimension puisqu&apos;une histoire individuelle devient quelque chose de collectif, qui nous concerne tous.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La démonstration est d&apos;autant plus implacable que le livre est court, que le style est alerte et qu&apos;on ne s&apos;encombre pas de descriptions inutiles ou de belles phrases. Un livre dont on sort grandi, parce que le narrateur s&apos;adresse à un public qu&apos;il respecte. On n&apos;est pas là pour jouer sur la corde sensible, on est très loin du mélo. L&apos;auteur se met à nu de manière pudique, et c&apos;est peut-être là aussi qu&apos;est la force du livre, qui suggère plus qu&apos;il ne dit, qui expose plutôt qu&apos;il ne démontre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un livre d&apos;une grande beauté, d&apos;une grande modestie, qui a le mérite de prendre le lecteur pour quelqu&apos;un d&apos;intelligent. Et ça fait drôlement du bien.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 May 2008 21:24:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art de s&apos;intéresser au monde...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/14/9169630.html</link><category>La chronique est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/14/9169630.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9169630/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/14/9169630.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela fait des mois et des mois que les médias français traitent de la politique étatsunienne et de ses multiples rebondissements. On nous avait déjà fait le coup il y a quatre ans, on nous remet le couvert. Comme d&apos;habitude, les médias français, allez savoir pourquoi, sont plutôt du côté démocrate si on compte le nombre d&apos;articles, de chroniques et de reportages qui parlent de ce camp.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si on connaît le nom du Républicain (il faut dire qu&apos;avec un nom de frites, ça se retient), on serait bien en peine de citer les autres candidats du même camp qui ont tenté d&apos;obtenir l&apos;investiture. Inversement, le combat entre Hilary Clinton et Barack Obama déchaîne les passions des journalistes. Un sondage est favorable à l&apos;un ou à l&apos;autre, hop, un article ; une élection pour l&apos;investiture, zou, un reportage ; une déclaration acerbe de l&apos;un ou de l&apos;autre, paf, une analyse en direct...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais honnêtement, qu&apos;en avons-nous à faire ? A-t-on informé nos amis étatsuniens des primaires socialistes pour l&apos;élection présidentielle de 2007 ? Je vois bien nos amis texans, devant un tee-bone de 2 kilos, et une bonne Budweiser, la casquette à moitié vissée sur le crâne, regarder, à l&apos;époque, en sous-titré, au fin fond d&apos;un bar enfumé, les débats entre Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A la limite, qu&apos;on nous informe sur le futur président étatsuniens, pourquoi pas... Mais ce n&apos;est pas obligé non plus... Et là, j&apos;entends des voix s&apos;élever, en me disant combien mes propos sont scandalisatoires, et combien il est essentiel de connaître la politique de la première puissance économique du monde... Et celle des quatre suivantes, ce n&apos;est pas essentiel ? Et la politique des pays où d&apos;épouvantables dictatures règnent, c&apos;est inintéressant ? (sauf quand, bien sûr, un chouette cyclone ravage le pays... ça c&apos;est bon, coco ! On va se faire de bonnes images bien racoleuses... allez, filme le cadavre qui moisit là-bas.. Parfait ça, pour le vingt heures...) Et même la dernière puissance économique du monde, même celle-ci, ne contient-elle pas des hommes et des femmes qui méritent notre intérêt ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parce que ne nous voilons pas la face... John Mac Cain sera probablement le prochain président étatsunien parce que ce pays est en grande majorité conservateur. Et quand bien même Barack Clinton ou Hilary Obama serait élu, qu&apos;est-ce que ça va concrètement changer ? Parce que, malheureusement pour nos amis étatsuniens, la différence entre démocrates et républicains est tellement ténue qu&apos;on serait bien embêtés de dire concrètement en quoi elle consiste... Chez les républicains comme chez les démocrates, on est croyant, pratiquant, pas trop opposés à la guerre en Irak, et pas franchement anti-OGM ou anti-4X4...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A ce propos, je vous conseille les méthodes originales de Michaël Moore dans &amp;quot;Dégraissez-moi ça&amp;quot; pour élire un nouveau président. (page 36, &amp;quot;Ne votez pas, ça les encourage à continuer&amp;quot;). Il propose par exemple une course de 35 tonnes où le premier arrivé gagne, un concours de magie, où David Cooperfield arbitrerait et où on attacherait les candidats dans une caisse hermétiquement close qu&apos;on jetterait dans l&apos;eau. Le premier qui se délivrerait gagnerait... ça me plaît bien tout ça...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 14 May 2008 04:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art d&apos;analyser une publicité, en toute objectivité, bien entendu...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/13/9137856.html</link><category>la publicité est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/13/9137856.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9137856/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/13/9137856.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tandis que je rentrai l&apos;autre soir sur les coups des deux heures du matin dans mon antre, voici qu&apos;une somptueuse publicité se dressa face à moi. N&apos;écoutant que mon courage, et estimant qu&apos;elle ne devait pas polluer seulement mon espace visuel à moi personnellement, je dégainai mon appareil et pensai à vous, lecteur adoré... Voici donc la bestiole du jour :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/81/19992/25443553.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;PHOT0017&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/81/19992/25443553_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que découvre-t-on sur cette merveille ? A gauche de l&apos;image, un homme, la trentaine, au premier plan, avec une barbe de deux jours. Derrière lui, une femme, un poil plus jeune, qui s&apos;appuie sur lui. Il nous regarde, elle non. Ils sont au milieu des dunes d&apos;un désert de sable. A droite de l&apos;image, une grande étendue avec de l&apos;eau. Le photographe a, cette fois, opté pour un plan large. On voit nettement trois zones se dessiner à chaque tiers de l&apos;image : le ciel nuageux (avec la marque LAFUMA) / le ciel bleu (avec le slogan ÉCOUTONS RESPIRER LE MONDE) / la terre humide.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelle analyse peut-on en tirer ? Notons d&apos;abord qu&apos;on a une image très classique des rapports homme / femme : l&apos;homme est devant, son regard est franc. Il affronte. Il est celui sur qui on peut compter, sur qui on peut s&apos;appuyer (et la femme ne s&apos;en prive pas). Il reste une part de mystère en lui (ses cheveux, ses yeux et sa barbe sont noirs) mais il est néanmoins terre à terre puisqu&apos;il nous regarde directement. Inversement, la femme reste dépendante de l&apos;homme, elle s&apos;efface à son profit. Son regard de côté insiste sur le fait qu&apos;elle est rêveuse (ou fuyante ?). Comme toute femme, elle sait facilement exprimer ses sentiments : elle sourit, elle est heureuse (contrairement à l&apos;homme qui reste un être neutre). Remarquons enfin l&apos;aspect complémentaire de nos deux êtres : l&apos;un est en rouge (le feu, la passion, la violence), l&apos;autre est en vert (la nature, la douceur, l&apos;espérance).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toute l&apos;affiche joue d&apos;ailleurs sur la symétrie inversée, sur les correspondances : ainsi d&apos;un côté on a le ciel clair et sans nuage, de l&apos;autre on a un ciel chargé. D&apos;un côté l&apos;eau, de l&apos;autre, le feu. D&apos;un côté des couleurs plutôt chaudes, de l&apos;autre, des couleurs froides. D&apos;un côté un plan américain (on s&apos;intéresse aux personnages, à leurs émotions), de l&apos;autre un plan d&apos;ensemble (on s&apos;intéresse au paysage, à sa grandeur, à sa beauté). Et on retrouve, à peu de chose près, le Yin et le Yang (A gauche, l&apos;homme est omniprésent, mais on a une touche de nature à l&apos;arrière-plan ; à droite on a une nature immense, avec quelques traces de présence humaine au bas de l&apos;affiche).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le slogan &amp;quot;Écoutons respirer le monde&amp;quot; est aussi dans une optique bienveillante : l&apos;impératif présent nous inclut dans le discours et sous-entend clairement la nécessité de vivre en harmonie avec la nature ; la personnification du monde (qui &amp;quot;respire&amp;quot; tout comme un être vivant) rappelle bien toutes les philosophies indiennes ou animistes...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, une réussite, cette publicité ? Pas vraiment... Outre l&apos;aspect traditionnel des rapports homme / femme qu&apos;elle entretient, et son idéologie très &amp;quot;Nature et découvertes&amp;quot; (la chaîne de magasins des citadins qui veulent croire qu&apos;on fait de l&apos;écologie lorsqu&apos;on achète une boussole, des étoiles phosphorescentes à coller au plafond ou un laser de chants d&apos;oiseaux...), on peut s&apos;interroger sur son slogan. En effet, à une lettre près, le mot MONDE devient le mot MODE. Et lorsqu&apos;on regarde nos deux spécimens d&apos;humains, on ne peut nier qu&apos;ils sont vraiment bien habillés (notez qu&apos;en plein désert, notre homme ne sue pas... Mais un héros ne transpire jamais, il faut dire...).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans compter qu&apos;entre la MODE et le MONDE, il n&apos;y a que N (haine) entre eux... Et oui, amis créatifs, vous voyez, votre inconscient vous joue des tours...&amp;nbsp; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 May 2008 07:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ma grand-mère est morte...</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/12/9152630.html</link><category>Mes histoires sont tes amies</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/12/9152630.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9152630/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/12/9152630.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des années qu&apos;elle était à l&apos;hôpital. Atteinte de la maladie de Pick. C&apos;est une variante d&apos;Alsheimer. Il y a deux ans, elle me reconnaissait encore. Et puis, l&apos;an dernier, en juillet, j&apos;y suis allé. J&apos;étais un fantôme. Elle ne me voyait même plus. Son regard me passait à travers.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle est décédée ce matin, au environ de sept heures. Il n&apos;y aura aucun hommage pour elle, parce que personne ne la connaissait plus. Elle faisait partie des anonymes, au même titre que nous tous.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa vie tiendrait en quelques lignes. Rien de glorieux. Même moi, je ne garde pas de souvenirs extraordinaires d&apos;elle. Je me souviens quand j&apos;allais chez elle à Paris. Je me revois surtout, petit, jouer à terre, entre ses fauteuils, avec mes personnages de Darth Vador et de Luke Skywalker. Elle lisait du Agatha Christie, jouait chaque semaine au loto, même si elle n&apos;a jamais gagné quoi que ce soit, ou si peu. Elle cuisinait merveilleusement les accras de morue, et c&apos;était une vraie récompense lorsqu&apos;elle m&apos;en faisait. Elle jouait avec moi aux petits chevaux ou au bingo. Elle m&apos;emmenait au square Croulebarbe, à deux pas de l&apos;avenue des Gobelins, pas loin des cinémas La Fauvette. Je l&apos;entends encore avec son fabuleux accent guadeloupéen... Elle s&apos;appelait Paule, et elle avait quitté les Antilles à la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour rejoindre son mari.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà. C&apos;est terminé pour elle. Et moi, alors que je la savais malade, et que je ne la voyais plus guère, je me sens orphelin ce soir, tout triste, tout vide. Je lui laisse cette petite musique d&apos;un film que j&apos;aime beaucoup. Je pense qu&apos;elle l&apos;aurait appréciée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/26/09/19992/25495372.mp3&quot;&gt;American_Beauty Blood_red&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 May 2008 19:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art d&apos;être obsédés</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/06/9082478.html</link><category>la publicité est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/06/9082478.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9082478/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/06/9082478.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S&apos;il est une seule caractéristique qui définit parfaitement cette période bénie et merveilleuse qu&apos;est l&apos;adolescence, c&apos;est bien la frustration, à tout point de vue, d&apos;ailleurs. L&apos;adolescent a soif de liberté, d&apos;évasion, bien sûr. Mais surtout, chez l&apos;adolescent garçon, on trouve un manque caractéristique de sexe qui se double d&apos;une terrible angoisse existentielle sur sa propre normalité. Aussi, le garçon passe son temps à grappiller, comme il peut, la moindre information sur le sexe. Mais comme ce n&apos;est pas évident, et qu&apos;il est délicat et/ou gênant de poser des questions à ses parents et peu intéressant d&apos;interroger ses potes (qui en savent autant que le garçon pré-cité), il n&apos;est pas rare de voir des garçons ressasser leurs angoisses dans leur coin et attendre que ça passe (Mon sexe est-il trop petit ? Comment on met une capote ? Est-ce que je bande bien ? C&apos;est normal de se masturber ? Suis-je homo ? ...).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsqu&apos;on pense tout le temps à quelque chose, il est logique que cette chose ressorte souvent dans nos conversations. Ainsi, si l&apos;on filmait des garçons entre eux, on verrait clairement que la sexualité occupe tout de même une place relativement importante dans leur discours. Bien sûr, cela apparaît sous forme d&apos;insultes, de grosses blagues bien grasses et bien salaces, ou de provocation. Mais c&apos;est logique, en définitive. A partir du moment où l&apos;on est frustré, l&apos;objet de notre frustration devient pour nous une obsession.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Virgin vient de lancer une jolie campagne publicitaire...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/33/19992/25265648.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; alt=&quot;PHOT0003&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/33/19992/25265648_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/06/55/19992/25265687.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;225&quot; alt=&quot;PHOT0004&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/06/55/19992/25265687_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que voit-on ? Tous les clichés du film pornographique de base : le beau pompier bien chaud et bien galbé (faut-il rappeler que le &amp;quot;pompier&amp;quot; est une manière de désigner une fellation ?), la grosse infirmière blonde salope, avec sa grosse piqûre. On notera qu&apos;on mange à tous les râteliers : l&apos;icône gay (allons-y dans les clichés : le décor à paillettes rouge passion en fond, le petit chien à sa mèmère et, surtout, la jolie petite trace de cambouis sur la pommettes. L&apos;homosexuel est un être sensible et viril à la fois...) et l&apos;icône hétéro (qui n&apos;a pas fantasmé sur ce fameux lieu commun qui dit que les infirmières ne portent rien en dessous ?).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et tout ça pour me vendre quoi, les amis ? Un quelconque salon de l&apos;érotisme ? Un préservatif nervuré ? Un sex toy amusant ? Que nenni ! Ici, on nous propose un forfait de téléphone. Quel rapport avec le sexe ? Aucun, me direz-vous. Sauf si on capilotracte (on tire par les cheveux... Capillus, le cheveux, et tracter...) à mort, et qu&apos;on va chercher un symbole phallique dans le portable (Encore que, j&apos;ouvre une parenthèse, mais on peut le trouver, ce symbole phallique. Je me souviens d&apos;une pub tchèque d&apos;il y a une dizaine d&apos;années, où on voyait un type, nu, allongé, et qui tenait son portable devant son sexe).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si j&apos;ai une relative tolérance envers un ado frustré, je suis, en revanche, très agacé par ces créatifs qui sont infichus d&apos;avoir une vie sexuelle ne serait-ce qu&apos;un minimum épanouissante, et qui ne trouve rien de mieux que de nous afficher en 4 mètres sur 3 le résultat de leur misère sexuelle. Vous vous voyez, vous, coller dans la rue, sur de grandes affiches, vos fantasmes secrets ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qu&apos;on crée d&apos;urgence une association caritative pour aider ces pauvres gens. On ne peut pas les laisser souffrir comme ça... Il faut les piquer...&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 May 2008 16:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>De l&apos;art de jouer avec les mots</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/02/9038592.html</link><category>La chronique est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/02/9038592.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9038592/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/05/02/9038592.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;40 ans se sont écoulés depuis la révolution de mai 68. Il nous reste encore des acquis, bien sûr, mais cette célébration prend parfois des allures de campagne marketing pour vendre des pavés souvenirs en mousse, des compilations des Papa&apos;s et des Mama&apos;s et des tee-shirts à l&apos;effigie du Che.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 40 ans, la droite française a changé. A l&apos;époque, persuadée qu&apos;elle serait éternellement aux commandes du pouvoir, la droite ne faisait guère d&apos;efforts et se permettait d&apos;être ouvertement réactionnaire. A l&apos;inverse, la gauche incarnait des forces de progrès sans trop de difficultés puisque l&apos;adversaire était aisément reconnaissable. Mais voilà qu&apos;un jour, il y a eu, en France, une vraie alternance, et nos amis de droite ont pris une bonne baffe dans la figure. Ils se sont dit, un peu tard à l&apos;époque, qu&apos;on ne les y reprendrait plus. Quelques décennies plus tard, ils ont tenu parole...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais comment ont-ils fait ? Simple. Ils ont regardé comment leurs amis créatifs et publicitaires vendaient leurs produits. Et ils ont bien retenu la leçon. L&apos;important n&apos;est pas dans le contenu d&apos;un programme mais dans la manière qu&apos;on a de le faire passer. Et ils ont appris à communiquer, tout simplement. Et pour bien communiquer, il suffit d&apos;avoir quelques mots de vocabulaire et de savoir jouer avec les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin, sur France-Inter, une radio (encore) publique, on pouvait entendre au journal de sept heures le leader d&apos;extrême gauche, Olivier Besancenot, déclarer que ce mois de mai 2008 avait un parfum de mai 68, avec toutes les manifestations à venir. Juste après, on entendait un leader de l&apos;UMP, notre droite préférée du monde, dire que la différence avec mai 68 résidait dans le fait qu&apos;aujourd&apos;hui c&apos;était la gauche qui était conservatrice puisqu&apos;elle restait accrochée à ses acquis, alors que la droite incarnait (comme les ongles... Non, pardon, je m&apos;égare) les forces de progrès puisqu&apos;elle n&apos;hésitait pas à réformer à tout va...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Passé l&apos;instant où j&apos;aurais volontiers étranglé cet homme pour lui faire ravaler ses propos, et celui où j&apos;ai eu envie de mettre le feu à ma radio (ce qui aurait été idiot, puisque je ne dispose d&apos;aucun extincteur dans mon appartement), je restais admiratif devant le glissement sémantique du mot &amp;quot;réforme&amp;quot;. La réforme, selon mon gros Larousse est un &lt;em&gt;&amp;quot;changement important, radical, en vue d&apos;une amélioration&amp;quot;.&lt;/em&gt; Le problème est d&apos;interpréter ensuite le terme &amp;quot;d&apos;amélioration&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un mot n&apos;a de sens qu&apos;avec la pensée qui l&apos;englobe. Je m&apos;explique. Si je raconte une grosse blague raciste bien dégueulasse, cela n&apos;aura pas le même sens si je suis un militant antiraciste ou si je suis un adhérent d&apos;extrême droite. Et pourtant les mots seront strictement les mêmes. Une &amp;quot;réforme&amp;quot;, à la base, n&apos;est ni bonne ni mauvaise. Tout dépend la pensée politique de celui qui l&apos;énonce. Un changement peut être, selon le point de vue, une excellente ou une très mauvaise chose.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, l&apos;important n&apos;est pas de juger un gouvernement au nombre de ses réformes, mais plutôt au contenu de ses réformes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne doute pas un instant de la sincérité des princes actuels qui nous gouvernent. Je ne peux pas croire que nous ayons à faire face à un groupe de personnes de mauvaise foi qui aime faire souffrir le peuple. De la même manière que je ne peux pas croire que le progrès ne réside que dans le peuple de gauche (même si, je l&apos;avoue, cela m&apos;arrangerait). Il existe des gens intègres dans toutes les formations politiques, et ces gens ont chacun leur conception du bonheur collectif qui peut ou non, rejoindre ma propre conception des choses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais cessons de nous faire avaler que notre prince actuel affublé de son cortège de ministres soit la meilleure chose qui ne nous soit jamais arrivée. Cessons de vouloir nous faire avaler l&apos;idée que refuser une réforme qui nous semble dangereuse est un acte de frilosité. Débattre, c&apos;est écouter l&apos;autre, et construire ensemble, de manière coopérative. Alors bien sûr, avec cette optique, la démocratie devient quelque chose de beaucoup plus complexe que de glisser un bulletin de vote dans une urne lorsque les princes nous le demandent. Mais c&apos;est seulement à ce prix qu&apos;on ne se retrouve pas dans une société où le paraître est plus important que l&apos;être, où l&apos;individuel prend le pas sur le collectif et où les communicants se la jouent strass et paillettes en permanence...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 May 2008 18:38:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dead like me</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/19/8875133.html</link><category>La série est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/19/8875133.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8875133/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/19/8875133.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/20/19992/24579525.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;dead_like_me&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/20/19992/24579525_p.jpg&quot; width=&quot;197&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;George est une adolescente qu&apos;on giflerait volontiers. Non pas que ça changerait grand chose, mais ça détendrait carrément. Jamais contente, George pense que la vie craint, et tout particulièrement la sienne d&apos;ailleurs. C&apos;est ainsi qu&apos;elle décide d&apos;arrêter l&apos;école et de se dégoter (mollement) un travail. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est son premier jour. Elle se retrouve dans l&apos;univers pénible d&apos;une grande entreprise, avec ses bureaux et leurs demi cloisons dans une immense salle, et elle observe tout ça du haut de son regard blasé et critique, revenu de tout, de sale pré-pubère (qui mérite des baffes).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, tandis qu&apos;elle prend sa pause déjeuner, voilà que les toilettes de la station Mir, suite à un incident, lui tombent sur la figure et la tuent. Et voilà George qui se retrouve, en compagnie d&apos;un petit groupe hétéroclite, à apprendre son nouveau métier : faucheuse d&apos;âme. Elle doit donc recueillir les âmes des futurs défunts avant qu&apos;ils ne décèdent de mort violente.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/22/19992/24579973.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;dzad_like&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/22/19992/24579973_p.jpg&quot; width=&quot;219&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le décor est planté, pour cette série pleine de tendresse et d&apos;humour noir, arrêtée trop tôt (deux saisons seulement, soit 29 épisodes), sans doute pour cause d&apos;audience. Il faut dire aussi que cette série n&apos;est pas faite pour plaire à tout le monde : on rit de la mort, on remet en cause une quelconque divinité (ici, la mort n&apos;est qu&apos;une grande administration de plus), et surtout, on voit le monde par le biais du regard (cynique) de cette adolescente, morte trop tôt à son goût.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaque épisode va alors à la fois s&apos;articuler autour des défunts dont les faucheurs doivent recueillir l&apos;âme (et souvent, les rencontres sont poignantes), et aussi autour de la vie des faucheurs, leur vie quotidienne (les faucheurs, comme nous, doivent manger, gagner de l&apos;argent, avoir un travail, chercher un appartement, même s&apos;ils sont morts), mais aussi leur passé (et on apprend, au détour de certains épisodes, les drames et les fragilités de chaque faucheur).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une très jolie série, qui n&apos;aurait probablement pas existé sans la fabuleuse série &amp;quot;Six feet under&amp;quot;, et qui, sans arriver au niveau de cette dernière, est une jolie cousine éloignée, qu&apos;on aurait volontiers suivie tout au long d&apos;une troisième saison...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rien à voir. Je pars une petite semaine en Irlande pour le travail. De retour le vendredi 25. Soyez sages d&apos;ici là.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 19 Apr 2008 11:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Petite histoire</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850643.html</link><category>La musique est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850643.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8850643/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/17/8850643.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mai 2006. J&apos;ai eu la chance de travailler pendant dix jours au festival de Cannes. Je n&apos;étais pas accrédité pour la sélection officielle, mais je m&apos;en foutais. J&apos;avais accès à la Semaine de la Critique, à Ecran Junior et surtout, à la Quinzaine des Réalisateurs qui est, à mon avis, avec la sélection Un Certain Regard, un lieu où on trouve une véritable création.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, avant chaque film, on avait un très beau générique, le générique de la Quinzaine, composé d&apos;images de films qui avaient été sélectionnés, le tout sur un petit air de piano tout simple : Ré mineur, La mineur, Fa majeur, Sol 7. Je l&apos;ai enregistré comme j&apos;ai pu, et on entend même ma voix et celle d&apos;une collègue au début. Un enregistrement collector, quoi...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/44/84/19992/24506343.wav&quot;&gt;quinzaine_des_réalisateurs_musique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Apr 2008 11:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Trois clichés en passant</title><dc:creator>esteban</dc:creator><link>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/15/8824856.html</link><category>La photo est ton amie</category><comments>http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/15/8824856.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://humeurdujour.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8824856/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://humeurdujour.canalblog.com/archives/2008/04/15/8824856.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une nouvelle pellicule. Mon argentique a pas mal traîné au fond de mon sac ces derniers temps. Trois ambiances, différentes, qui reflètent mes p&apos;tits parcours.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/40/19992/24431615.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;vieux_Nice&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/40/19992/24431615_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(le vieux Nice)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/40/19992/24431615.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/15/96/19992/24431663.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;301&quot; alt=&quot;Meailles&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/15/96/19992/24431663_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(Meailles, Alpes de Haute Provence)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/00/19992/24431741.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;Verrou&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/00/19992/24431741_p.jpg&quot; width=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;(Sous Station Lebon, ancienne usine EDF reconvertie en atelier d&apos;artiste, Nice)&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 15 Apr 2008 10:43:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>