25 avril 2009
De l'art de laisser une grosse empreinte...
Mon cher Nini, ultra Président de tous les français, voire du monde, de la galaxie et bientôt de l'univers tout entier
ça fait longtemps que je ne t'ai pas écrit. Mais je me suis dit que je n'allais pas t'importuner pour des broutilles... Et puis, je sais que tu as du boulot, parce que, sauver le monde, mine de rien, ça prend du temps. M'enfin, tout de même, je vois le temps qui passe, et je me dis que nous n'en avons plus tant que ça, du temps avec toi. Bon, bien sûr, je me doute bien que tu as pour projet de t'incruster à l'Elysée encore pas mal de temps, mais, bon, un impondérable est si vite arrivé. Et, je songe, avec angoisse et sueurs fraîches, qu'aux prochaines élections, tu pourrais te retrouver hors circuit. Imagine qu'un gaucho aux pieds qui sentent te carotte ton titre. Ou pire, un de tes amis de droite te poignarde dans le dos, et prend ta place...
Bref, il est temps d'agir. Car, comme tu nous le rappelles si bien, tu as été élu pour agir, et non pas pour te couper les ongles au bord du bidet de ta salle de bain, pour soigner ton brushing (toujours aussi merveilleux soit dit en passant) ou pour faire des bains de boue et d'argile verte du Guatemala.
Voilà ce qui m'amène Nini. Comme tu le sais, chaque président de la Cinquième République a laissé son empreinte dans cette terre glaireuse et malléable qu'est la France. Georges Pompidou, à qui on a un brin forcé la mimine, nous a pondu le Centre Beaubourg ; Valéry Giscard d'Estaing nous a laissé les Jardins de la Villette ("et Vulcania", ajouta le bougre de sa voix chevrotante et chuintante, tout en nous assénant un air d'accordéon) ; Mitterand, lui, s'est lâché carrément, puisqu'on a eu un pack "Arche de la Défense / Grande bibliothèque / pyramide du Louvre" (dont il faut lire, pour cette dernière, l'analyse faite par le fumeux Dan Brown, dans son boursouflé DaVinci Code, à propos de ses 666 facettes...) ; quant à Chirac, il nous a construit, il y a peu, le musée des Arts Primitifs du quai Branly...
Et oui, mon Koko, dont je suis prêt à laper pompeusement les espaces interdigitaux des pieds, tu me vois venir... Que vas-tu donc nous laisser de ton passage ? Il ne te reste plus que trois ans pour envisager un Grand Travail (je ne mets pas au pluriel cette expression, sachant que tu n'as pas que ça à faire) qui marquera à jamais les générations pour les siècles et les siècles à venir.
Afin de t'aider (tu connais ma bonté légendaire à ton égard) j'ai pensé à quelques trucs. N'hésite pas à prendre des notes...
1- Une grande statue de toi, à la Staline, comme à la grande époque. Après tout, nous manquons d'idoles, et l'idée d'une telle oeuvre devant laquelle se prosterner à de quoi tous nous combler.
2- Une nouvelle et grande cinémathèque (rayez la mention inutile) Luc Besson / Christian Clavier / Jean Reno qui pourrait nous faire (re)découvrir le génie de ces trois bienfaiteurs de l'humanité du cinéma, tout en organisant de grandes et belles rétrospectives sur, par exemple, le film troupier avec Claude Zidi (dont il faut revoir l'inénarrable Les bidasses en folie), Max Pecas (dont on ne se lasse pas du fabuleux Embraye bidasse ça fume) et de Robert Lamoureux (la septième compagnie est encore dans nos coeurs) ou, encore par exemple, sur le film érotique de la mort qui tue (on pourrait programmer le sublime Good bye Emmanuelle de François Letterrier avec son incroyable exotisme torride, le croustillant et brumeux Tendres cousines du regretté et flouté David Hamilton et le titanesque et délirant Histoire d'O, de Just Jaeckin...). Mais ce ne sont là que des suggestions...
3- Un immense auditorium (rayez la mention inutile) Carla Macias / Enrico Labrunie dans lequel on pourrait accueillir la fine fleur de la chanson française (Miss Dominique / Mireille Matthieu / Didier Barbelivien / Eric Serra...) et internationale (Jon Bon Jovi / ...) et où le sublime croiserait le fer avec le délirant. On pourrait y organiser un festival Starmania, des fêtes du jus d'orange (c'est comme une fête de la bière, mais avec du jus d'orange, vu que tu ne bois pas d'alcool ! C'est moins vomitif, mais ça a du charme...),
4- Un aéroport galactique : En fait, c'est pareil qu'un aéroport international, mais ça en jette plus et ça fait plus futuriste.
5- Un nouveau Grand théâtre (rayez la mention inutile) Sim / Jean Lefebvre / Philippe Bouvard dans lequel on ferait des rétrospectives de "Au théâtre ce soir" et des reprises de "Laisse faire Nini" (avec feu Jacky "Polident" Sardou... Un délice...).
6- Un timbre gigantesque à ton effigie de 6 mètres sur 2, à coller sur une grosse lettre. Tu pourrais aussi en profiter pour créer de grandes boites aux lettres destinées à recevoir ces lettres (certes inutiles, mais tellement amusantes !).
7- Giscard nous a créé Vulcania en Auvergne. A toi de trouver une catastrophe pour nous claquer un parc à thème : au choix Tsunamia / Tremblement de terria / Avalanchia / Cyclonia / Cassoulia / Choucroutia / Rolexia / Corsica / Banania...
Voilà mon ptit poulet. Je te laisse sur ces belles réflexions. Je continue à me creuser la cervelle. Compte aussi sur les lecteurs de ce blogue pour te donner des idées. Car ils ne manqueront pas de laisser des centaines de commentaires.
Bisous moites à ta chère et tendre. Et n'hésite pas à tondre ton fils Jean. Avec ses longs cheveux blonds filasses, on dirait un Bee Gees... ça fait mauvais genre !
24 avril 2009
Stockholm, errence n°1
Attentes d'aéroports...
09 avril 2009
De l'art de copier discrètement en espérant que personne ne le voit...
Vous connaissez tous mon aversion contre les dessins (in)animés de Walt Disney, avec leurs bons sentiments qui puent des pieds, leurs chansons mièvres et dégoulinantes de bonnes intentions, leurs personnages à la psychologie qui tient sur un timbre poste, leur simplification à l'extrême des contes de Grimm (relisez, par exemple la fin de Blanche-Neige, où la méchante reine, qui assiste aux noces du beau prince et de Blanche-Neige, est punie ainsi : "Mais déjà on avait fait rougir des mules de fer sur des charbons ardents, on les apporta avec des tenailles et on les posa devant elle. Alors il lui fallut mettre ces souliers chauffés à blancs et danser jusqu'à ce que mort s'ensuive". Jetez aussi un oeil du côté de la fin de Cendrillon et sur le sort réservé aux deux vilaines soeurs, au moment des noces de Cendrillon : "Alors les colombes vinrent crever un oeil à chacune d'elles. Ainsi pour leur méchanceté et leur perfidie, elles furent punies de cécité pour le restant de leurs jours.") et leur anthropomorphisme insupportable et systématique dès qu'on a le moindre animal ou le moindre objet à l'écran (oh ! une tasse parlante ! Oh ! Une théière chantante ! oh ! un fouet enchanté ! Oh ! une ortie urticante !).
Si vous êtes comme moi, ou si vous êtes simplement curieux, je vous conseille de jeter un oeil sur ce petit montage de différents Walt Disney (Robin des bois, les aristochats, le livre de la jungle, Blanche-Neige...) très justement intitulé "Ressemblances dans les films Disney"... Comme quoi, parfois, on peut refaire la même chose sans que ça se remarque... Impressionnant...
http://www.koreus.com/video/disney-ressemblance.html
Vous connaissez aussi tous mon aversion pour les films écrits et/ou réalisés par Luc Besson. Je déteste son humour de beauf, son mépris pour le reste du cinéma sous le tout pourri prétexte que la critique n'apprécie pas son cinéma à lui, sa manière de manier les clichés les plus éculés (le japonais est fourbe et pratique les arts martiaux, les italiens mangent des pâtes et ont des grosses mamas pour mère, le gouvernement est gangrené et régi par des ordures et des magouilleurs...), son image de la femme (qui n'est qu'une bien pauvre vision biblique : la femme est divine comme Marie ou séductrice, tentatrice et dangereuse comme Marie-Madeleine...) et sa manière systématique de pomper toutes ses idées ailleurs sans le dire, bien entendu (Léon n'est qu'une relecture de Lolita de Nabokov, avec des plans entiers piqués dans le Silence des Agneaux, lorsque Léon s'évade ; Le cinquième élément n'hésite pas à mettre Bruce Willis en débardeur, comme dans Die Hard 1, à lui faire conduire le même taxi que celui extrait du film d'animation Métal Hurlant des années 80, à repomper des scènes de Stargate...).
Si vous êtes comme moi, ou si vous êtes simplement curieux, je vous conseille de jeter un oeil sur cette petite parodie de l'ami Mozinor, qui aligne bout à bout des films de Luc Besson, et qui nous démonte, de manière hilarante, le système d'écriture du patron d'Europa Corp... A voir et à conseiller à tous ses amis...
http://www.koreus.com/video/mozinor-europacorp.html
Sinon, rien à voir, mais n'hésitez jamais à me laisser un commentaire (ça fait plaisir, je vous assure) et n'oubliez pas que vous pouvez vous inscrire à la newsletter de ce blogue qui vous informera instantanément des nouveaux post... Magie et joie absolu en un simple geste...
30 mars 2009
De l'art de couper court à toute discussion...
Apparu il y a une trentaine d'années, le slasher est un sous-genre du cinéma d'horreur. "To slash" signifiant trancher, couper, le slasher désigne un type de film où un tueur psychopathe va s'efforcer de tuer, un à un, toute une bande de jeunes adultes, à grand renfort d'armes blanches ou apparentées : machette, couteau, perceuse, pioche, hache, coupe-ongles (euh, non, pardon, je dois réviser mes fiches !)...
Le premier vrai slasher est certainement Black christmas de Bob Clark tourné en 1974. Mais ce dernier film n'a pas été retenu au profit de Halloween (1978) de John Carpenter (qui a eu droit à tout un tas de suite et à un remake pas trop honteux de Rob Zombie, contrairement au précédent qui n'a eu droit qu'à un remake en 2006, probablement pâlichon...) vite suivi de Vendredi 13 (1980) de Sean S. Cunningham (qui a tout de même bénéficié de 9 suites, d'un cross-over avec l'ami Freddy Krugger, le charmant tueur aux griffes d'acier, et d'un remake tout récent...).
C'est vraiment Vendredi 13 (pourtant fort médiocre dès le premier opus, mais très fun au septième degré) qui jette les bases du slasher : une bande de jeunes idiots, souvent très portés sur la fête, les joints et le sexe, vont faire du camping là où il ne faut pas (et ce malgré les avertissements d'un vieux fou), ou visitent des maisons maudites (les petits inconscients !) et se font trucider un à un. Aucune notion de réalisme n'entre en jeu : les corps disparaissent comme par enchantement et le tueur est invulnérable. Il résiste aux chutes de 50 mètres, aux balles, au feu et même à la vision de la Star Academy... A tout on vous dit... Et lorsqu'on arrive enfin à le tuer (en insistant franchement, on y parvient...), ce dernier n'hésite jamais à ressusciter (Vendredi 13 n°6 : Jason le mort-vivant ; Souviens-toi l'été dernier n°3 ; Les griffes de la nuit...).
Le genre s'est ensuite décliné en n'importe quoi (la voie était bien ouverte avec Vendredi 13) et le pire a côtoyé le tout pourri, en pastichant, la plupart du temps, ce qui avait déjà été fait.
C'est Wes Craven, aidé du scénariste Kevin Williamson, qui a remis au goût du jour le genre avec les trois Scream (dont on ne retiendra que le premier, qui reste intéressant, avec, entre autre, sa première scène hommage à Terreur sur la ligne de Fred Waltson, de 1979, et dont il faut brûler le merdique remake de 2006). La déferlante a alors eu lieu, et Hollywood s'est engouffré dans la brèche. Résultat : 3 Urban Legend, 3 Souviens-toi l'été dernier, une pluie de remake des machins kitsch des années 80... Et tout comme dans cette période, le genre s'est dégonflé tel un soufflé...
Heureusement, quelques réalisateurs ont su renouveler le genre, quelque peu engoncé, et limité, pour en tirer des oeuvres très intéressantes. On peut penser, bien sûr, à Wolfcreek de Greg McLean que j'avais eu l'occasion de chroniquer voici deux ans.
Pour les amateurs, voici deux perles dénichées spécialement pour vous, qui mettent vraiment la barre un peu plus haut que d'habitude (ce n'était pas difficile, mais tout de même...).
On commence par ce Cold Prey (Frit Vilt), venu de Norvège, par le réalisateur Roar Uthaug. On oubliera vite l'affiche ultra convenue et déjà mille fois vue, digne du teenage movie bas de gamme, pour s'attacher au film. L'histoire n'a rien d'original (une bande de jeunes, partie faire du ski hors piste, se retrouve dans un hôtel désaffecté, après que l'un d'entre eux s'est cassé une jambe. Évidemment, l'hôtel contient un serial killer, sinon, ça ne serait pas drôle !), mais, les personnages, en revanche, sont relativement attachants, avec leurs angoisses et leurs frustrations. L'épaisseur psychologique des personnages se double d'une très belle réalisation, avec une photo très belle, qui rend cet hôtel digne de l'hôtel Overlook de Shinning de Kubrick, avec ses longs couloirs et ses silences.
Bien sûr, on n'échappe pas à quelques trucs pénibles dûs au genre (le méchant qui passe à bloc tel un coup de vent devant l'écran, tandis que le personnage a le dos tourné... Ouh ! Tu as sursauté spectateur, je t'ai vu ! / un meurtre pratiquement sous les yeux d'un autre personnage sans que ce dernier ne voit quoi que ce soit...) mais l'ensemble reste de très bonne facture.
Mystère de la distribution, voilà un autre film complètement inédit sur nos écrans, et qui pourtant aurait mérité de beaux et grands écrans dans notre hexagone. Car s'il ne fallait n'en garder qu'un, ce serait celui-là. "Tous les garçons aiment Mandy Lane" est une pure merveille, pour peu que vous aimiez le genre. En deux mots, l'histoire raconte le week-end de Mandy Lane, superbe jeune fille que tout le monde désire, et qui se retrouve invitée dans un ranch. Mais, bien entendu, le week-end tourne au cauchemar... Voilà LE slasher le plus intelligent qui soit, avec des personnages qui, pour la première fois, nous montrent vraiment tout le malaise que peuvent traverser les adolescents. Outre l'exceptionnelle épaisseur psychologique (avec une mention pour Amber Heard, alias Mandy Lane), le film (qui fait, entre autre, référence à Carrie, de Brian de Palma) bénéficie d'une photographie exceptionnelle, d'une lumière à tomber et d'une superbe réalisation.
Voilà les amis, c'est tout pour aujourd'hui, vous savez ce qui vous reste à faire... Bon, sinon, le remake USA de Bienvenue chez les Ch'ti ne devrait pas tarder... Vous avez hâte ? Moi aussi... J'en frémis d'avance... A moins qu'on ait l'exceptionnelle et grandiose chance que Dany Boon tourne le 2 avant... Croisons fort les doigts...
23 mars 2009
En suspension...
Du côté de Montréal toujours. Un lampadaire qui semble flotter au milieu d'une avenue.
21 mars 2009
Une incursion à Montréal
Petite ballade du côté du Mont Royal...
20 mars 2009
De l'art d'étiquetter...
Petit voyage en avion, du côté de British Airways. Un long courrier. 6 heures à s'occuper comme on peut engoncé dans un fauteuil décidément trop petit, mais qui donne l'apparence et l'illusion d'être confortable. Heureusement, les distractions, dans les longs courriers sont multiples. On peut se battre contre le voisin de devant qui s'échine à baisser son siège et à réduire considérablement votre espace vital (qui n'était déjà pas si grand, eut égard au fait que vous devez partager vos accoudoirs avec vos voisins) ; on peut avaler moult nourritures surprenantes, servies dans des barquettes tellement microscopiques qu'elles feraient passer la dînette des petites filles, pour des plats sorties tout droit de la cour de Louis XIV (sans compter qu'il faut serrer les coudes à mort pour ne pas bousculer les voisins de gauche et/ou de droite) ; on peut boire (qui n'a pas encore fait l'expérience de l'alcool en altitude n'a rien connu...) ; on peut voir des films récents sur des écrans 3 pouces, ou jouer, sur ces mêmes écrans, à des jeux aussi excitants que le solitaire, le Mah Jong ou le poker ; on peut tenter de dormir, grâce à l'échantillon d'oreiller fourni avec le siège, tout en se recouvrant de la ridicule (et fort fine) couverture gracieusement prêtée ; on peut, enfin consommer... Et c'est là où je voulais en venir.
Car le temps du Duty Free est un pur moment de folie. Notre petite carte de crédit nous offre soudain un monde de bonheur et d'enchantement, constitué de parfums de grande marque, d'ours en peluche, de carrés de soie, de montres bling-bling et de cigarettes, comme dans la vraie vie, donc, mais MOINS CHER ! Et donc, me voici, dans mon siège, achetant une cartouche de cigarettes au steward blasé. Le dit steward, donc, me tend l'objet de ma convoitise, tout en me montrant une photo qui orne ma cartouche, et me dit, en anglais, que c'est ça, en gros, qui va m'arriver. Mes yeux tombent sur la photo... Horreur... Un homme, en gros plan, arbore une grosse et bien cradasse tumeur à la gorge. C'est monstrueux, et tout rouge aussi... Un truc dont le Guiness des records aurait bien voulu dans la section "maladie répugnante et écoeurante". Après avoir giflé violemment le steward pour sa remarque déplacé, je range ma cartouche dans mon sac, me promettant de me débarrasser, au plus vite, de cette photo immonde...
En France, aujourd'hui, contrairement à nos amis étatsuniens et anglais, nous n'avons pas encore mis des photos anti-tabac sur nos paquets de clopes. Mais, je ne m'en fais pas, nous allons y arriver...
Je ne suis pas persuadé de l'impact de ces photos. Le gore peut, bien sûr, calmer quelques uns d'entre nous, mais je suis convaincu que notre cerveau connaît des tonnes de système de déni bien élaborés. Enfin, bon, pourquoi pas... Après tout... Mais, je pose alors la question. Pourquoi ne pas aller plus loin ? Pourquoi ne pas coller, sur les bouteilles d'alcool, de jolies et ravissantes photos de cirrhose du foie ? Et puis, tiens, pendant qu'on y est, et si on collait sur les carrosseries des voitures des clichés d'accidentés de la route, et de bien gros messages de prévention, genre "LA VITESSE TUE", ou encore "LA BAGNOLE DONNE LE CANCER ET POURRIT L'ENVIRONNEMENT". On pourrait même coller, sur les fast-food, de bien belles photos d'obèses, avec des messages comme "VOILA CE QUI VOUS ATTEND..." J'avais également pensé à coller sur les réacteurs nucléaires des portraits de cancéreux de Tchernobyl, et à des messages simples comme "LE NUCLÉAIRE PEUT GRANDEMENT NUIRE A LA SANTÉ" écrit en noir et en gros.
Cessons l'hypocrisie une fois pour toute. Soit on fait de véritables actions de prévention de la santé, sans tenir compte des lobbies, soit on n'en fait pas. Il y en a assez des demi-mesures. D'accord pour taper sur la clope, mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Et là, je vous garantie qu'il n'y a aucune mauvaise foi dans ce post...
11 mars 2009
Un ptit zeste de vulgarité, juste en passant...
Nice est une ville merveilleuse. Si vous organisez une manifestation et que vous disposez d'un bon budget publicité, vous pouvez bénéficier d'une somptueuse couverture médiatique avec de très jolies affiches d'un goût sûr et délicat. Jugez plutôt, avec cette campagne pour la Foire de Nice, genre de foire fourre tout où on peut acheter et visiter un peu tout et n'importe quoi...
Voilà. C'est simple, c'est frais et c'est drôle. Le public de TF1 adore déjà. Et faisons fi des pisse-froids qui vont encore y voir une chosification des corps, ou encore un cynisme publicitaire qui, une fois de plus, affirme, en cadrant les poitrines et en coupant les têtes, qu'il n'est absolument pas intéressé par notre cerveau, notre réflexion ou encore notre culture...
Bon, il faut absolument que j'aille faire réchauffer mon chaudron à goudron... Et pendant que ça bout doucement (il ne faudrait pas que ça attache au fond...), je vais aller me capturer des pigeons pour renflouer mon stock de plumes... Dès que c'est prêt, j'irai sonner en bas de chez le créatif responsable de ce machin...
10 mars 2009
De l'art de l'hypocrisie
Cher Univers Sale, cher EMI, et les autres...
J'ai appris avec horreur et damnation que 20 % des français déclaraient télécharger illégalement des oeuvres à vous et à d'autres... Mon dieu, dans quel monde vivons-nous ? Moi qui croyait naïvement qu'on avait créé des graveurs, des clés USB de dizaines de gigas, des disques durs internes et externes à mémoires pharaoniques, juste pour entreposer et stocker des films de vacances à la Bourboule ou à Saint-Sanson-la-Poterie (une charmante bourgade du côté de la Normandie, avec un bar-tabac ravissant...).
Quand je pense que c'est à cause de ces vils pirates qui sentent des pieds (et qui votent sans aucun doute à gauche... Beurk !) que toute l'industrie du film et du disque s'effondre. Oui, soyons clairs, vous les grosses majors, vous aviez uniquement des buts philanthropiques, une haute idée de la culture et des démarches belles et généreuses envers les consommateurs. Jamais il ne vous serait venu à l'esprit, avant l'êre d'internet, de mettre à bas des éditeurs indépendants, ou de mépriser les consommateurs en leur vendant des DVD au pressage moisi, claffis de bonus affligeants où se heurtent en vrac des making-off auto-promotionnels, des bandes annonces dont on n'a que foutre, des scènes coupées qu'on a bien fait de couper et des galeries de photos inutiles.
D'autant que vous avez toujours promu la qualité en même temps que les prix bas et accessibles pour tous... Comment comprendre alors que ces pirates se comportent comme des gros ingrats. Car c'est bien d'ingratitude qu'il s'agit, quand on note tous les efforts que vous faîtes.
Et puis, disons-le tout net, jamais il ne vous serait venus à l'idée de virer comme des malpropres votre personnel. Vous étiez même prêts (je le sais, parce que je vous sais bon, profondément bon) à endiguer le chômage, à embaucher à tour de bras, à augmenter les salaires... Mais voilà que de répugnants pirates baveux à la libido en bandoulière vous ont obligés à réduire vos effectifs. Salauds de pirates.
Heureusement, mes amis, les Princes qui nous gouvernent sont de votre côté, et vous pouvez comptez sur eux pour nous pondre moult lois et remettre un peu d'ordre dans tout ça... On va les jeter dans des bains d'acides les pirates, on va leur couper les doigts (bien malin qui peut télécharger s'il n'a plus que des moignons pour pianoter sur internet !)...
N'oubliez jamais que je vous aime, mes grosses Majors d'amour, et que toujours, je serai à vos côtés, à pleurer le destin de Madonna qui n'a engrangé que 250 millions de dollars l'année dernière.
25 février 2009
Lettre à Dieu (et accessoirement à Mme Alice)
Cher Dieu, on ne se connaît guère, mais il faut dire qu'on ne se fréquente palu trop. Bon, évidemment, on s'est un peu vus dans ma jeunesse, durant quatre années d'extase merveilleuse, dans cet idyllique collège catholique, où, chaque matin je chantais tes louanges au garde à vous devant mon pupitre, et où, chaque midi je célébrais ta grâce devant ma salade de betteraves en cubes ou mes carottes râpées baignant dans leur huile... Moi, à l'époque, je t'aimais plutôt bien.
Mais les années se sont écoulées, et, tel un mécréant, tel un vil hérétique se rependant dans le pêché, comme d'autres se roulent dans la boue, en faisant du catch, je t'ai oublié, et ma flamme fervente s'est éteinte...
Pourtant, je le sais, tu as fait des efforts pour me rappeler à toi... Tu as fait tombé la flèche d'une grue sur plusieurs élèves du
Et tu as, je suis sûr, été peiné par mon ingratitude. Même pas un remerciement de ma part. Rien. Même pas une petite prière, un cierge brûlé ou un don pour un saint quelconque... Un chacal... J'ai été un chacal...
Et je m'en rends compte d'autant plus aujourd'hui, que tu m'as fait parvenir un mail, dont voici les extraits les plus grandioses :
"DIEU A UN PLAN POUR VOUS (Que tu es bon !!! Tu ne m'as donc pas oublié !!!)
Je suis Mme ALICE IDRIS TOYO, d'origine Tunisienne. Je suis marié à Dr IDRIS TOYO, pour qui à travaillé au Ministère de l' Economie et des Finances en Tunisie pendant 8 ans avant sa mort (que son ame repose en paix). Avant qu'il ne decède en 2003, Nous étions mariés pendant ONZE ANNÉES sans enfant, il est mort après une brève maladie qui a duré seulement QUATRE JOURS.
(Petit résumé de la suite : son mari, avant sa mort a planqué 22 millions de dollars... On ne sait pas d'où ils viennent, mais on s'en fout... De là, pas de bol, Mme Alice a appris qu'elle allait, elle aussi, mourir... N'ayant plus le temps d'apprendre la syntaxe et l'orthographe, elle a fait des recherches pour trouver un homme bon à qui refiler la jolie somme, qui sera destinée à tout, sauf la guerre, précise-t-elle, parce que la guerre, c'est mal...)
[...] J'ai fait la connaissance de votre adresse de la conjoncture économique internationale et le commerce en Cote d'ivoire, dans mes récherches pour un Homme ou une Femme honnête, digne de confiance et craignant Dieu individu qui pourrait m'aider dans la mise en œuvre de placement comme à gauche pour moi et je vous à choisi parmit beaucoup d'homme pour accomplire la volonté de Dieu, Sil vous plait, ne perdez pas cette opportunité car vous serez le Béneficiaire de ma Caisse de Valeur qui se dans cette Compagnie de Sécurité pour le bien des Chrétiens dans le Monde entier. [...]"
Cher Dieu, donc, je t'en supplie, informe par mail Mme Alice que je ne suis qu'un gueux rampant, qui ne mérite pas tant de bonté... D'autant plus que je suis déjà tellement riche, que 22 millions ne sont pour moi qu'un modeste pourboire. Non, vraiment, dis-lui de s'adresser directement à Benoît. Je suis sûr qu'il sera quoi faire, lui. Quant à moi, je m'en vais me fouetter le dos avec des orties fraîches. ça me fera le plus grand bien...





