18 novembre 2009
De l'art de la générosité
C'était un soir de février 2009, du côté de Montréal. La neige s'entassait le long des rues. Discussion avec des amis. Et puis une envie subite de sortir, d'aller écouter de la musique. On se jette sur le journal. Tiens, du côté d'un ptit bar, pas loin, The Keys... C'est apparemment du folk n'roll... Allez, on y va. Un coup de taxi, et nous voilà dans un bar, au côté de quelques consommateurs. Nous sommes une dizaine. C'est un dimanche soir. Il est 23h00.
The keys arrive. Grand type en chaussettes, avec simplement une guitare. Et il commence. Le silence se fait, la qualité d'écoute est grande. Et le charme opère. Parce que c'est beau, tout simplement. Il est seul, debout, sur cette petite scène, et il évolue comme un grand lutin, avec une voix toute à lui. De petits déhanchement en petite danse, il occupe l'espace.
31 octobre dernier. Du temps a passé. Me voilà organisateur de concerts en appartement. Boris, alias The keys est là. Il a accepté de faire un détour par chez nous. Il est Toulousain d'origine. Le concert est intime. Quelques bougies derrière lui. On est une trentaine. Et on se régale. Son univers est musical, mais aussi poétique. Il nous tient et nous émeut pendant une heure. Et puis, ça se termine. Parce qu'il faut bien que ça se finisse. Il s'est donné à nous totalement. Il nous a même lu des textes personnels et délicieux.
A découvrir d'urgence, donc, cet artiste à part et unique. Petit échantillon de son dernier album où il a enregistré avec une chorale, en fond...
www.myspace.com/sirobandthekeys
The Keys - The Landlord Prayer
The Keys | MySpace Vidéo
28 septembre 2009
Le premier concert d'une longue série...
Samedi soir, enfin, se déroulait le premier concert en appartement organisé par votre serviteur. Au programme, deux groupes extras de pop-folk : Benjamin Fincher et Hannah. Une trentaine de spectateurs, et tout le monde qui repart avec le sourire, avec aussi la douce impression d'avoir vécu un petit moment unique et très agréable.
Prochaine date : le samedi 31 octobre, même lieu, même heure. Au programme : Hannah et un autre guitariste fabuleux, The Keys, aperçu et savouré à Montréal en février dernier.
En projet : Un concert dans un jardin, avec de la chanson française, du côté du mois de novembre ; une soirée musique classique ; un concert dans un appartement en chantier...
07 janvier 2009
Lettre à Emilie Simon
On ne se connaît pas, et, probablement que jamais nos chemins se croiseront, sauf, peut-être (sûrement) le temps d'un concert.
J'ai intercepté, il y a peu, un de tes premiers concerts. C'était sur France Inter, une Black Session, organisée par le génial Bernard Lenoir, un type qui donne ses lettres de noblesse au service public, qui fait un vrai boulot de découvreur de talents, fan de rock, et à qui je dois pas mal de coups de coeur et de plaisir.
C'était ton cinquième concert (c'est Bernard qui l'a dit) et, depuis plusieurs jours, ce live squatte mon MP3, mes oreilles et mon cerveau.
Émilie, donc, sans le savoir, tu m'as encore accompagné au boulot ce matin. Tu es avec moi, sur mon vélo, ou dans le tramway, comme ce matin, parce qu'il pleuvait. Et je dois avouer qu'à chacune de mes écoutes, je tombe un peu plus sous ton charme. Il faut dire que tes influences, qui vont de Björk à Kate Bush, en passant par monsieur Pop (Iggy de son prénom), ne vont pas pour me déplaire, bien au contraire.
Émilie, j'aime ta voix, toute douce, pleine de gentillesse et de finesse. J'aime tes textes acidulés et intelligents. J'aime tes orchestrations qui lorgnent toujours vers l'expérimentation. Un régal.
Pour être honnête, Émilie, je t'avais déjà découvert grâce au clip "Flowers", absolument génial, que Tim Burton devrait adorer s'il le voit (mais peut-être est-ce déjà fait ?).
Merci donc pour te balader dans mon quotidien. J'espère que tu passeras un de ces jours pas trop loin de chez moi, histoire de partager en direct ta musique. Merci pour tout en tout cas. Prends bien soin de toi.
Pour écouter "flowers" et savourer ce chouette clip :
http://fr.youtube.com/watch?v=z_1MR2XOjz4&feature=related
Et sinon, faites un saut du côté de la chanson "il pleut", qui me fait fondre, à écouter de préférence, justement, un jour de pluie (pas d'affolement, c'est une image fixe avec la musique derrière ! Tant mieux, vous vous concentrerez plus sur les paroles et la musique !) :
http://fr.youtube.com/watch?v=dLS2JH0pnz4&feature=related
Tant qu'à faire, sautez dans les flaques, avec "To the dancers in the rain" (le clip est-il le clip original ? Pas sûr, mais on s'en fout !) :
http://www.youtube.com/watch?v=7Sfy9uZSQVE&feature=related
Terminons par une reprise délicieuse et succulente de monsieur Pop, avec "I wanna be your dog", en live, s'il-vous-plaît :
http://fr.youtube.com/watch?v=4NKq1RLdZbE&feature=related
16 novembre 2008
Antony and the johnsons
Découvert en Irlande par hasard, chez un ami, l'album "I'm a bird now" est tombé sur mon coeur comme une bulle, une plume, une perle.
Antony est un colosse à la voix unique et fragile, qui fait résonner des paroles bouleversantes aux accords de son piano. Il parle d'amour, de la difficulté de se sentir une femme dans un corps d'homme, de la solitude.
Pourtant, sa musique contient aussi une grande et belle énergie, qui donne envie de se battre, de créer et de ne jamais renoncer.
Un mini album vient tout juste de sortir, qui s'intitule "Another world" et qu'on peut savourer calmement en attendant son nouvel album du côté de janvier 2009.
Je sors tout juste de l'écoute d'une émission du génial Bernard Lenoir, sur France Inter. Une white session, où Antony est seul au piano (il est accompagné sur ses albums). Un bonheur de 35 minutes que seul un service public de radio intelligente peut nous offrir. Si vous en désirez une copie, laissez-moi un mail. Je refuse de ne pas partager cette émission. Et sinon, rien ne vous empêche plus d'aller jeter un oeil sur www.antonyandthejohnsons.com histoire d'approfondir la question.
29 septembre 2008
Monsieur Pop est ton ami
Samedi soir, Cannes. Concert incroyable et déjanté du côté du palais des festivals. Il faut dire que Monsieur Pop (Iggy pour les fidèles, l'iguane pour les intimes) est un inconscient hilarant, qui harangue la foule, se jette dedans, et qui se donne à 100%. Une heure et demie de concert seulement, mais une heure et demie non-stop, avec les morceaux qui s'enchaînent et Monsieur Pop, véritable pile électrique, qui se déchaîne. Au centre des photos, c'est donc Monsieur Pop. Autour, c'est ce qui a dû donner des sueurs froides au service de sécurité... Merci à David pour les photos.
27 juillet 2008
De la musique en live...
J'adore la musique en live. Dès qu'il y a des musiciens sur une scène, je commence à me régaler. Au milieu de ce mois de juillet plein de musique et de festival, j'erre un peu partout à la recherche de sons qui me touchent et me bouleversent, me remuent et m'émeuvent.
Hier soir, un ptit saut au Volume (6 rue Defly, à Nice, je le rappelle. et c'est certainement un des meilleurs endroits à Nice pour écouter et découvrir de vrais groupes) et me voilà à croiser le regard de Leitmoti[f]. Excellent groupe de dub, avec Bastien le basiste sombre et doué, et Adrien, le machiniste fou et malin.
Rine de révolutionnaire, juste du son bien sympathique, qui gagne à être connu et, bien entendu, à être vu...
Allez donc me découvrir tout ça sur : http://www.myspace.com/leitmotifdub
Et ensuite, vous pourez aller en paix mes frères...
17 avril 2008
Petite histoire
Mai 2006. J'ai eu la chance de travailler pendant dix jours au festival de Cannes. Je n'étais pas accrédité pour la sélection officielle, mais je m'en foutais. J'avais accès à la Semaine de la Critique, à Ecran Junior et surtout, à la Quinzaine des Réalisateurs qui est, à mon avis, avec la sélection Un Certain Regard, un lieu où on trouve une véritable création.
Et, avant chaque film, on avait un très beau générique, le générique de la Quinzaine, composé d'images de films qui avaient été sélectionnés, le tout sur un petit air de piano tout simple : Ré mineur, La mineur, Fa majeur, Sol 7. Je l'ai enregistré comme j'ai pu, et on entend même ma voix et celle d'une collègue au début. Un enregistrement collector, quoi...
quinzaine_des_réalisateurs_musique
01 juillet 2007
Et maintenant, musique, Maestro !
Voilà l'été. C'est la saison des tongues, de l'huile solaire, des magazines décérébrés remplis de tests idiots et de grilles de Sudoku. Les pages des journaux se vident à mesure que les plages de la Côte se remplissent. L'actualité n'intéresse plus grand monde en vérité. C'est le temps, pour les princes qui nous gouvernent, de faire passer n'importe quelle loi, ou de renvoyer dans leur pays tous les indésirables, même s'ils sont atteints d'une maladie, qu'on ne peut soigner que de notre côté du monde. Pendant deux mois, les guerres paraissent moins meurtrières, les attentats moins dévastateurs, les tueurs armés moins sanglants. Reposons-nous. De toutes façons, on peut bien faire une pause pendant deux mois, il sera toujours temps de reprendre le combat. Parce que, c'est promis, juré, craché, dans deux mois, on s'y met, à la révolution ! Ah ! Ils peuvent bien se tenir, les conservateurs de tout poil. Tremblez dans vos bottes, bandes de privilégiés ! Dans deux mois, vos têtes seront plantées en haut de piques.
Voilà l'été, et c'est le temps des festivals, qui poussent comme les champignons. Bien sûr, il y a les gros, les huilés, ceux qui aspirent le public et qui focalisent les médias. Heureusement, il en existe aussi tout un tas, à part, bourrés d'envies et de talents. C'était le cas, avec la première édition des Nuits Carrées, à Antibes.
Les Nuits Carrées, c'étaient deux soirées, avec du théâtre et de la musique, en plein air, dans un amphithéâtre. La mer à droite, les trains qui passaient en fond, une acoustique excellente et une ambiance très douce.
Hier soir, donc, programmation musicale délicieuse. Avec d'abord The Human E.T., jeune groupe de rock, plutôt sympathique suivi de l'excellentissime Sashird Lao, un trio jazz, groove et world, constitué de voix somptueuses. Et puis, Nosfell est arrivé...
Véritable laboratoire musical, Nosfell, accompagné d'un violoncelliste et d'un batteur, joue perpétuellement avec sa voix, et son corps. Grand, fin et musclé, il déploie toute sa silhouette dans une mise en scène sobre et belle. On retrouve des accents jazz, des accents rocks et des accents expérimentaux, dans ses chansons, qui sont de véritables tours de Babels à elles toutes seules, d'autant que, beaucoup d'entre elles sont dans une langue inconnue et inventée par l'artiste. Et, entre deux chansons, Nosfell nous balade tout au long d'un grand conte surréaliste, qu'il semble à la fois maîtriser et inventer, et qui parle d'un arbre, avec un grand oeil, dans une île lointaine d'un pays imaginaire... En tout cas, c'était comme ça hier soir...
Comme si ça ne suffisait pas, l'organisation était parfaite : buvette tenue par le Secours Populaire avec des prix tout doux (2 euros le sandwich, la quiche, la salade ou la tite tajine / 1,50 la bière...), toilettes écologiques (avec une bonne odeur de sciure de bois), documentations sur le recyclage, sécurité discrète, accueillante et souriante. Et tout ça, mesdames et messieurs, pour 8 euros ! Si c'est pas démocratique !
Sinon, hier soir, on avait aussi, à Nice, un certain Polnareff, Michel de son prénom. Mais là, ça valait 90 euros... C'était un autre genre...
03 juin 2007
God is an astronaut. Le live.
Petits flash-back.
Un saut à Cork, le 21 octobre 2006, pour un clip filmé et réalisé avec des amis à moi.
http://www.youtube.com/watch?v=Odc8iD9292U&mode=related&search=
Ensuite, un crochet à Dublin pour un live le 27 avril de cette année. Filmé, cette fois par des pros. Bon, on voit la différence... C'est sûr... Pour la première fois, en tout cas, j'étais là en simple spectateur. Un pur délice à savourer.
http://www.youtube.com/watch?v=BDoZFkh32lM
07 mars 2007
Sortir ce soir
Le crépuscule arrive et se penche sur nos cerveaux embrumés. La nuit s'est infiltrée dans nos vies, dans nos pupilles, on se demande comment peupler notre temps et les solutions de facilités apparaissent... Un p'tit DVD ce soir ? Oui, tiens, pourquoi pas... Soir après soir, on arpente les vidéo clubs à la recherche de la perle rare qu'on n'a pas encore vue. Soir après soir, on repart déçu, avec, tout de même à la main, un pauvre film dont on espère qu'il élèvera nos âmes, au moins de quelques centimètres.
Et voilà que les soirées s'accumulent. Les films s'empillent, s'entassent dans nos mémoires, sans qu'on en retienne vraiment un seul. On garde de vagues synopsis, de pauvres scénarios, des débauches d'effets tellement spéciaux qu'ils en deviennent communs et surtout des acteurs de plus en plus interchangeables.
Aller voir ailleurs, se sentir vivant, assister à quelque chose d'unique...
C'était hier, au Volume, à Nice, et ça fait de bien d'aller à la rencontre de nos contemporains, d'accepter d'être curieux. Une dizaine de groupes, en live. La bière était délicieuse. Furieuse impression de posséder un coeur battant, palpitant. Et de la musique comme j'aime. Parmi eux, le groupe Astrolab, à découvrir d'urgence, même s'ils n'ont encore rien sorti :
http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=107837751
Et pour vous récompenser de votre écoute attentive, voici une bande-annonce plutôt bien vue :
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2013044457










