Mes humeurs à moi

"Penser nous condamne à être libre. C'est pourquoi le Pouvoir fait toujours tout pour réduire la pensée et ce qui la nourrit." Daniel Mermet

30 septembre 2009

Orphans de Jaume Collet-Serra, ou comment faire un film avec une seule idée...

00Attention Spoiler... Ce post va carrément raconter des éléments clefs du film. Alors, si l'envie de le voir vous démange, ne lisez pas ce qui suit, ça serait bête... Bon, en même temps, le film n'est pas terrible... A vous de voir...

Kate et John ont eu la douloureuse expérience de perdre leur troisième enfant à la naissance. Bien sûr, depuis, leur couple vacille quelque peu... D'autant que Kate a tout de même taquiné la bouteille et que John a sauvé in extremis un de ses enfants de la noyade (et heureusement, parce que Kate, à ce moment-là était toute pompette !). Bref, plutôt que de se consacrer à s'occuper de leurs deux enfants (dont une sourde profonde... Y'en a qui cumulent tout de même...), Kate et John ont la géniale idée d'adopter Esther, une fillette de 9 ans. Evidemment, nous, rien qu'en voyant l'affiche, on voit le truc arriver... La gamine sent le souffre... pourtant, elle est toute parfaite, au début, et séduit les parents... Oui, mais voilà, les accidents et autres actes violents vont s'accumuler et Esther semble orchestrer tout ça de main de maître... Mais quel lourd secret cache-t-elle donc ?

La fin des années 70 a eu son lot d'enfants possédés et/ou diaboliques (La malédiction ; L'exorciste...). Le début des années 90 a connu sa pelletée de thrillers familiaux où une personne bien sous tout rapport se révélait être une menace pour un individu ou une famille (JF cherche appartement ; La main sur le berceau ; La nurse...). Orphans (Esther en français) est un peu une compilation de tout ça. Pas une scène vraiment originale. On croirait au début que le secret d'Esther consiste en une alliance avec un quelconque vague démon (sinon comment expliquer qu'elle porte toujours des rubans à son cou et à ses poignets ? Chose qui, soit dit en passant, ne choque absolument pas les parents, mais bon...). Mais en fait non... C'est juste une déséquilibrée qui tue...

SPOILER
Mais pourquoi tue-t-elle à son âge, car elle n'a que 9 ans, nom de nom... Au bout d'une longue heure d'exposition où la gamine nous balance juste des regards super noirs face caméra qui font super peur, la mère commence à avoir quelques doutes sur Esther. Alors elle fait des recherches sur internet (c'est drôlement pratique internet, parce qu'on y trouve vraiment tout ! Dans Destination Finale aussi ils faisaient des recherches sur internet !), découvre que la gamine vient du fin fond de la Léthonie. Et la gamine ne venait pas d'un orphelinat, mais d'un asile psychiatrique (mon dieu ! Mais c'est horrible !). Une autre demi-heure se passe et là, voilà l'IDEE du film ! Vous êtes prêt ? Un docteur révèle à la mère que la gamine n'a pas 9 ans... Mais que c'est une naine de 33 ans ! Bin merde alors ! Et qu'en plus elle drague son mari ! Re-merde !
Voilà, c'est la seule idée rigolote du film. Tout le reste est déjà mille fois vu. On nous fait donc le coup de l'armoire à pharmacie qu'on ouvre et qu'on referme, avec John qui apparaît dans le miroir et qui déclare ne pas avoir voulu faire peur à sa femme ; on a aussi droit à la gamine morte à la fin, mais en fait non, et qui saute sur la mère pour la tuer ; on a droit à la réplique finale qui tue, avec Esther tenant un couteau dans son dos à la fin, et qui supplie sa mère adoptive, et la dite mère qui lui dit qu'elle n'est pas sa mère (il me semble même qu'elle ajoute conasse ou salope, pour la forme...), avant de lui balancer dans les gencives un bon coup de pied ; on a également droit à des flics qui arrivent bien trop tard et qui ne servent à rien du tout ; sans oublier le fameux coup de la scène gore qui s'avère être... un cauchemar (jamais on ne s'en serait douté, vraiment !)...

Fin du spoiler

En définitive, Orphans est un film paresseux (une seule idée pour un long métrage de deux heures, c'est un peu piètre) qui n'apporte pas grand chose au genre, qui pompe ici ou là (merci Cronenberg et son Dead Zone pour la glace de l'étang qui se brise ou pour l'enfant au prise avec un incendie...) et qui veut se faire passer pour un sommet de suspense. Malheureusement, c'est long (mon dieu que c'est long !), bourré de clichés, de pubs (merci I-Phone, Merci Guitar Hero...) et d'inutilités scénaristiques (Pourquoi leur petite fille est-elle sourde ? Pourquoi la mère est-elle pianiste et le père dessinateur ? A quoi sert cette grand-mère qu'on voit à peine trois plans ?).

Et en plus, ça se prend très au sérieux... Certains se diront alors que ce film est tout pourri... Je ne suis pas loin de le penser finalement...

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28 septembre 2009

Le premier concert d'une longue série...

Samedi soir, enfin, se déroulait le premier concert en appartement organisé par votre serviteur. Au programme, deux groupes extras de pop-folk : Benjamin Fincher et Hannah. Une trentaine de spectateurs, et tout le monde qui repart avec le sourire, avec aussi la douce impression d'avoir vécu un petit moment unique et très agréable.
Prochaine date : le samedi 31 octobre, même lieu, même heure. Au programme : Hannah et un autre guitariste fabuleux, The Keys, aperçu et savouré à Montréal en février dernier.
En projet : Un concert dans un jardin, avec de la chanson française, du côté du mois de novembre ; une soirée musique classique ; un concert dans un appartement en chantier...


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23 septembre 2009

Le zombie est à croquer !

Une fois de plus, c'est du côté des séries anglaises qu'on trouve du renouveau et de l'audace ! ça s'appelle "Dead set" et c'est tout simplement jouissif pour l'amateur d'horreur que je suis.
Le pitch est simple. Nous sommes lors d'une finale de Big Brother, le loft anglais. Les candidats se préparent à l'élimination de l'un des leurs. Et voilà qu'au dehors, une invasion zombie a lieu. Oui, mais voilà... Nos candidats sont enfermés et ils ne se doutent pas qu'ils vont vite devenir le seul îlot d'humanité au beau milieu d'un monde plongé dans le chaos.
Tout comme chez l'ami Romero, spécialisé dans le zombie depuis pas mal d'années, on retrouve, au delà de l'aspect gore et tripaille de la chose, une bonne critique bien acerbe de la société contemporaine. Et c'est ici la télé-réalité qui en prend pour son grade.
Car le fait de se dire que le seul berceau d'humanité repose dans des candidats décérébrés du Loft est tout de même bien vu.
La série, en six épisodes d'une vingtaine de minutes, est nerveuse à souhait, et brosse à grand coup de scalpel une galerie de personnages très intéressante, qui va des candidats dépassés au producteur avide d'argent et de l'assistante maltraitée réduite à porter des cafés à la présentatrice insupportable.
La série n'oublie pas, bien sûr, un petit clin d'oeil à ses aînés en rendant hommage à Zombies.
Et lorsque le final arrive (et quel final ! digne du grand Georges !), on mesure le chemin à parcourir pour les séries françaises... Et on se met à rêver d'une telle série produite par France 2...

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17 septembre 2009

De l'art des étranges coincidences...

Alors là, messieurs, je dis chapeau bas. Non, vraiment... Je connaissais la justice à deux vitesses, celle pour nos amis les puissants, et celle pour la plèbe, dont je fais, à mon grand dam, partie (et je vous assure que fréquenter des pauvres tous les jours, c'est pénible, mais bon...). La France vient d'inventer une troisième vitesse, celle de la justice pour nos amis des sectes et tout particulièrement pour nos amis scientologues.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, la Scientologie, qui se proclame comme une religion, histoire d'échapper au fisc étatsuniens qui ne taxe pas les églises, est une espèce de salmigondi pseudo-scientifico-psychologique, qui part du principe que nous n'exploitons pas toutes les ressources de notre cervelle, et qui propose de booster tout ça, à grand coups de cours bien chers, de bouquins abscons pour mieux cacher leur vacuité, et d'appareils ridicules (vendus par la secte exclusivement) censés mesurer notre anxiété... Et cette merveilleuse religion a été mise au point par l'ami feu Ron Hubbard, vague auteur vraiment pas terrible de SF, à ses débuts, à qui ont doit l'extraordinaire "au bout du cauchemar" (que j'ai réussi à lire jusqu'au bout... et c'était un cauchemar... D'où le titre, probablement !) ou la grandiloquente saga "battlefield earth" (dont on peut clairement conseiller l'adaptation filmique, qui pulvérise les frontières du ridicule, avec ses maquillages hideux, ses décors qui font vraiment décors, ses acteurs qui sous-jouent, sa photo toute sombre et son cadrage systématiquement penché).

En juin dernier, en France, nos amis scientologues avaient été traînés, une fois de plus, devant les tribunaux. Et cette fois, ils risquaient gros : le parquet demandait purement et simplement la dissolution de la secte à Paris, puisqu'elle était accusée d'escroquerie en bande organisée... On attendait donc sagement la suite pour le mois d'octobre. Sauf que, miracle, les prières de nos amis sectaires ont dû être entendues par je ne sais quel dieu puisqu'un mois avant le procès a été votée une loi qui, justement, empêche de dissoudre une personne morale pour escroquerie en bande organisée.

Quelle coïncidence...

Il faut dire que nos amis adeptes de l'Hubbardisme n'en sont pas à leur premier miracle judiciaire. Déjà, par exemple, en 1998, une partie d'un dossier d'instruction bien dangereux pour la secte, disparaissait des locaux gardés du Palais de Justice de Paris. Là encore, un quelconque Dieu inconnu avait dû sûrement intervenir de son doigt divin. Aujourd'hui, donc, le même Dieu a dû souffler à quelques parlementaires zélés cette loi miraculeuse.

Mais alors, les médias français se sont-ils offusqués ? Y a-t-il eu des premières pages ? Et le gouvernement ? Et notre Nini adoré s'est-il fendu d'une déclaration vibrante qui allait arracher des sanglots à tous (sauf aux sales gauchos en sandalettes qui puent des pieds) ?

En fait, non. On en a vaguement entendu parler, mais que voulez-vous, on a d'autres chats grippés à fouetter... Et puis, on ne va pas faire une révolution pour si peu... Quand je pense que la Scientologie et ses lobotomisés se plaignent d'un harcellement médiatique... Tu parles... On est tous déjà en train de sombrer dans une douce amnésie bien confortable...

Tenez, tiens, ce matin, on nous a appris la mort d'un des trois membres de feu 2be3... ça c'est de l'actualité, coco, c'est du lourd...C'est vrai qu'après la disparition de Sim, ça me retourne tout ça... On parlait de quoi avant au fait ? Peu importe, ça ne devait pas être grave. Tiens si, Patrick Swayze a passé l'arme à gauche... Il jouait d'ailleurs un super gourou dans l'excellent Donnie Darko de Richard Kelly. Mais pourquoi je parle de secte moi ?

http://www.rue89.com/2009/09/15/comment-lassemblee-a-sauve-la-scientologie-de-la-dissolution

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09 septembre 2009

C'est pas moi, je le jure ! de Philippe Falardeau

C_est_pas_moi__je_le_jure__afficheLéon n'est pas un enfant sage. Léon a des comportements suicidaires. Léon ment pour se sortir de toutes sortes de situations. Léon n'hésite pas à saccager la maison des voisins qui sont partis en vacances. Une vraie graine de délinquant nous dirait notre bon Nini Premier, roi des français... Et pourtant, Léon est juste un enfant en perte de repères, dans ce monde d'adulte où le mensonge prend trop souvent le pas. Et lorsque sa mère quitte le foyer pour partir en Grèce, parce qu'elle étouffe dans sa vie, les tendances déviantes de Léon s'accentuent. Pourtant, Léon voudrait juste être un enfant normal.

Les films québécois sont encore trop rares dans nos contrées pour qu'on se permettent de passer à côté de ceux qui, difficilement, franchissent nos frontières. Cinquième film de Philippe Falardeau (que j'avais découvert en 2006 avec son excellent Congorama), "C'est pas moi, je le jure !" est une splendide chronique de l'enfance. Il faut dire aussi qu'on est loin du numéro de singe savant que nous assènent trop de réalisateurs lorsqu'ils filment des enfants. Et il faut reconnaître que le jeune Antoine L'Ecuyer donne corps à son personnage de façon magistrale.

Il faut aussi reconnaître au réalisateur une splendide manière de filmer avec des plans de toute beauté et au directeur de la photographie un travail très réussi.

Ce film est enfin une bien belle oeuvre extrêmement émouvante, parce qu'elle sait rester simple. La musique, loin d'être omniprésente, arrive juste au bon moment, pour souligner, quand il le faut, les émotions (et on retrouve d'ailleurs un bien joli morceau du génial groupe islandais Sigùr Ros).

Et lorsqu'il se termine, le film reste en nous et nous suit, comme un ami. Et ça fait du bien...

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04 septembre 2009

Destination finale, le retour de la revanche de la mort qui tue...

DESTINATION_FINALE_4__3D"La mort a gardé le meilleur pour la 3D"... C'est ça le meilleur ? ça laisse imaginer le pire... Ce slogan pourri se trouvait déjà, il y a quelques années, sur un chef d'œuvre du cinéma contemporain, à savoir Freddy n°6, un autre bijou de la 3D. Il faut dire que lorsque vous avez une licence à bout de souffle, où tout a déjà été fait et dit, il ne vous reste plus que l'idée géniale de la 3D pour vous faire encore un tout ptit peu de fric. C'est ainsi que le cinéma fantastique est jalonné de daubes infâmes et moisies... mais en 3D s'il-vous-plait. On a ainsi l'extraordinaire Vendredi 13 n°3 (pompeusement traduit par "Meurtre en trois dimensions"), le fabuleux Dents de la mer n°3, le délirant Freddy 6 déjà cité et, plus récemment, l'incroyable remake du déjà pas brillant Meurtre à la Saint Valentin...

Le principe du cinéma 3D est simple : vous filmez des plans ineptes en plongée ou en contre-plongée, avec des machins qui arrivent vers la caméra, afin que le spectateur impressionné puisse dire à sa copine médusée près de lui :"Waaa... C'est trop de la balle !". C'est ainsi qu'on a le droit, par exemple, dans Vendredi 13 n°3, au plan d'un type, vu en contre plongée, jouant au yoyo, pendant de longues secondes...

En définitive, le principe de la 3D est simplement de palier un manque cruel de conviction artistique, de scénario, de lumière ou encore d'intelligence...

Pourtant, la séquelle précédente était déjà bien pourrie. Mais ce n'est rien à côté de celle-ci qui fait donc passer le n°3 pour un monument du cinéma. Personnages à la psychologie tenant sur une demi-feuille de papier à cigarettes, frissons moisis pour midinettes, poncifs impressionnants et pompages en règle des trois opus précédents. Et, comble du comble, séquence où les personnages vont voir eux-mêmes un film en 3D (oulalah... l'audace... La mise en abîme...).

Alors, puisque c'est comme ça, je vais écrire le prochain Destination Finale !

Séquence 1 alias le super accident impressionnant dont les héros vont réchapper mais qui va foutre la Mort en rogne : Nos héros, un fils à papa, une nymphomane, une blonde, un fumeur de joints et un dompteur d'éléphants nains (oui, j'ai trouvé ça sympa) font une descente en jet ski hors piste d'une montagne super haute. Un tremblement de terre a lieu, ce qui déclenche une avalanche qui engloutit toute la station de ski et qui a pour conséquence de provoquer un tsunami qui raye de la carte le village voisin, pourtant déjà fort amoché par une éruption volcanique, conséquence logique du tremblement de terre (vous suivez ?)... Et les héros meurent... Mais en fait, non, puisque le fils à papa a eu la vision de ce qui allait arriver. Alors, juste avant le tremblement de terre, tout le monde se réfugie dans une grotte troglodyte (c'est l'aspect culturel du truc). En chemin, ils sauvent une naine branchée spiritisme (petit clin d'oeil à Poltergeist de Tobe Hooper) et un guide de montagne alcoolique qui passaient par là.

Séquence 2 alias les morts impressionnantes des deux premiers héros : Comme la Mort n'a pas du tout apprécié qu'on ait contrecarré ses plans, elle va nous fignoler ses morts... La blonde meurt donc coupée en deux par une vitre qui se brise après être passée à travers, puisqu'elle a glissé sur le savon qu'elle a lâchée après que son séchoir encore branché est tombé dans le bac de douche et l'a électrocuté, alors même qu'elle s'est noyée dans sa cabine de douche dont la porte était coincée. Le fumeur de joint, quant à lui, meurt brûlé par un lance-flammes qu'il nettoyait et dont le coup est parti, puisque le mégot du dit joint est tombé dans un jerrycan d'essence qui a explosé et qui a mis le feu à une pelleteuse à neige, qui a démarré alors et qui a poussé le coude du fumeur de joint qui, justement, regardait à l'intérieur du tuyau du lance-flammes, dans lequel était tombé sa chevalière porte-bonheur.

Séquence 3, alias les recherches sur le net et autres découvertes merveilleuses : Le fils à papa se doutant de quelque chose commence à fouiner sur internet et trouve moult articles sur le sujet ainsi qu'un journal intime d'un des personnages de l'opus précédent, qui explique le plan de la Mort. Il met alors ses amis ainsi que la naine et le guide de montagne au courant lors d'une soirée pyjama chez la nymphomane qui court toute nue affolée par le truc.

Séquence 4, alias les nouvelles morts : A partir de là, la lutte est dure. La nymphomane est tuée par un coupe-ongles géant, le guide de montagne meurt étouffé par une moussaka avariée, la naine se fait bouffer par l'esprit revanchard de Amityville 3 (qui n'avait pas du tout aimé un exorcisme qu'elle avait pratiqué). Mais, au dernier moment, le fils à papa sauve in extremis le dompteur d'éléphants nains, qui était malmené par une éponge carnivore. Ils sont donc sains et saufs... Ouf !

Séquence 5, alias Vous les croyiez sauvés ? Et bin non ! : Deux mois plus tard, nos deux amis, qui, entre-temps se sont découverts une passion folle à la Brokeback Mountain (clin d'oeil cinéphile) marchent main dans la main sur la route d'une station balnéaire. Soudain une maison sur pilotis s'effondre et passe en trombe sur la route, emportant au passage nos deux compères qui finissent dévorés par un squale gigantesque (clin d'oeil cinéphile).

Voilà. Avec ça, je pense que ma richesse est assurée... J'espère que les producteurs de la licence vont vite me contacter, parce que là, c'est du lourd. Et, soyez assurés que, dès mon succès confirmé, je ne vous adresserai plus la parole... Nous ne serons plus du même monde !

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03 septembre 2009

Un p'tit groupe, un p'tit clip !

Pour les quelques uns qui n'auraient pas encore remarqué, sont apparues, sur ce modeste blogue, des images mobiles. Il s'avère, après cinq ans de blogue, que je me suis enfin plongé dans cette savante question, à savoir, comment incruster des clips et autres merveilles. C'était tellement désespérant de simplicité que j'ai honte de ne pas m'y être penché avant. Je vais donc faire pénitence en me fouettant avec des orties fraîches  tout en regardant le 13h00 de TF1 (je sais, c'est dur, mais je mérite).

En attendant, voici un ptit clip que David, le ptit gars qui laisse des commentaires pertinents régulièrement, a tourné pour un chouette groupe nommé "SYL'S". L'image n'est pas nickel, mais le clip reste un bel objet. Il raconte l'histoire d'une photographe qui fantasme, ou qui se rappelle, une histoire d'amour. Le tout tourné dans une vraie et belle manif'...

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02 septembre 2009

Martyrs, de Pascal Laugier

martyrsLucie, une jeune fille d'une dizaine d'années, court en hurlant. Elle s'échappe d'une usine désaffectée. Sur son corps, sur son visage, elle porte la marque de multiples sévices. Recueillie à l'hôpital, elle se rapproche d'une autre patiente, Anna. Quinze ans plus tard, Lucie est persuadée d'avoir retrouvée ses bourreaux. Elle décide alors de se venger.

Deuxième film de Pascal Laugier (qui nous avait livré un Saint-Ange de bonne tenue, malgré un jeu pas toujours très juste de Virginie Ledoyen), Martyrs est un film d'horreur sans concession, bien loin des productions du cinéma d'horreur actuelles, bien loin des Saw, Hostel et autres Haute tension. Dans ces trois films, on trouve un certain humour (auquel on est sensible ou non) qui permet de se garder à distance de ce qu'on voit.

Martyrs nous met d'emblée du côté des victimes et on souffre avec elles. Et Martyrs aborde des questions passionnantes : Qui sont les vrais monstres ? Qu'est-ce qui fait que nous sommes humains ? Peut-on disposer de la vie de quelqu'un au nom d'une cause, d'une idéologie ?

Ainsi, on ne ressort pas indemne de la vision du long métrage de Pascal Laugier, et c'est ce qui en fait sa force et sa spécificité. On est loin de l'accumulation et de la surenchère de Destination Finale, qui s'avère être un joyeux train fantôme où on joue simplement à se faire peur. Martyrs est un film réaliste et un film d'auteur.

Sorti il y a un an en France, avec une soixantaine de copies (par comparaison, le dernier Harry Potter a bénéficié de 953 copies sur le territoire français, L'âge de glace 3 de 783 copies, Brüno de 253 copies...), et ayant échappé à une interdiction au moins de 18 ans de peu, le film a réussi à conquérir un certain public. Tant mieux. Mais si vous l'avez loupé, ou même si vous l'avez vu, il faut ABSOLUMENT acquérir le dvd qui regorge de bonus passionnants. Tout comme le très intéressant A l'intérieur, réalisé par Julien Maury, et Alexandre Bustillo, le DVD possède un making-off digne de ce nom qui nous plonge pendant 85 minutes (tout de même !) dans une vrai ambiance de tournage avec ses joies, ses galères, ses tensions...

Et puis, disons-le tout net, le réalisateur est un type intelligent qu'on prend plaisir à écouter.


Pascal Laugier et le cinéma d'horreur en France
envoyé par yutuy. - Regardez des web séries et des films.



Martyrs - Bande-annonce
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Posté par esteban à 09:09 - Le cinéma est ton ami - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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