01731302_photo_affiche_l_emmerdeurL'horreur... Pourtant j'affectionne les bonnes grosses daubes... Mais là...

Allez ! Secouons-nous... Un ptit historique, un ptit résumé et une ptite critique...

Crée en 1971 par Francis Veber, au théâtre, et repris par Edouard Molinaro en 1973 (avec le Grand Jacques et Lino Ventura), l'histoire se résume en deux mots (c'est amplement suffisant...). Un tueur à gage, avec une mission, se retrouve dans une chambre d'hôtel, à côté de François Pignon, qui va tranquillement lui pourrir la vie, et, accessoirement, la mission qu'il doit exécuter...

Disons-le clairement : ce film est pire que tout. A côté, Disco est un summum de délire... Rien n'est bon, tout est laid, à commencer par cette chambre d'hôtel qui pue le studio, avec un poster collé à la fenêtre. Mais s'il n'y avait que ça... Tous les acteurs sont calamiteux, à commencer par Richard Berry lui-même (qui n'a jamais été, sauf dans Le petit prince a dit... de Christine Pascal, un acteur grandiose), plein de tics pénibles. Mais que dire de Timsit (qui a bien vieilli au passage... Qui est le maquilleur ? Il en voulait au comique, ou quoi ?), à part qu'il nous refait (en mille fois moins bien) le personnage qu'il incarnait dans La crise, de Coline Séraud ? Que penser de Virginie Le Doyen ? (cette actrice a-t-elle joué dans un bon film ? Pourrait-on me le citer ? A chaque fois que je la vois, c'est tout piètre...) Et Pascal Elbé... Dans ce rôle moisi d'un psychiâtre pas crédible pour un sou... Et Michel Aumont... Mon Dieu... Michel Aumont...

Au delà de ça, et c'est peut-être ça le pire, c'est que le film n'est pas drôle, particulièrement lorsqu'il veut, à tout prix, l'être. Passons donc sur les scènes où le garçon d'étage (qu'on épluche telle une banane trop mûre, le visage de ce gueux, pour le punir de son jeu) croit que Berry et Timsit font l'amour (gag répété deux fois par la suite, en changeant un des deux acteurs à chaque fois), ou celle où Michel Aumont, l'homme à abattre, protégé par le GIPN, vomit sur ses gardes du corps, parce qu'il est malade en voiture...

Finalement, tout est laid et poussif. La lumière est atroce (et pourtant, on est principalement dans un studio !), la caméra paresseuse, le rythme à crever d'ennui (que c'est mou ! Mon Dieu ! Que c'est mou !) les décors hideux... La vérité, c'est que Veber et son équipe voulaient s'offrir des vacances à Nice et qu'ils ont pris le prétexte d'un tournage de film pour se les payer... (quel est l'intérêt que ça se passe sur la Côte, sinon ?).

Un film qui sent donc le sapin, à offrir à ses pires ennemis, ou, éventuellement à une vieille grand-mère qu'on n'a pas vu depuis longtemps et à qui on ne tient pas trop, pour sa fête.