25 février 2009
Lettre à Dieu (et accessoirement à Mme Alice)
Cher Dieu, on ne se connaît guère, mais il faut dire qu'on ne se fréquente palu trop. Bon, évidemment, on s'est un peu vus dans ma jeunesse, durant quatre années d'extase merveilleuse, dans cet idyllique collège catholique, où, chaque matin je chantais tes louanges au garde à vous devant mon pupitre, et où, chaque midi je célébrais ta grâce devant ma salade de betteraves en cubes ou mes carottes râpées baignant dans leur huile... Moi, à l'époque, je t'aimais plutôt bien.
Mais les années se sont écoulées, et, tel un mécréant, tel un vil hérétique se rependant dans le pêché, comme d'autres se roulent dans la boue, en faisant du catch, je t'ai oublié, et ma flamme fervente s'est éteinte...
Pourtant, je le sais, tu as fait des efforts pour me rappeler à toi... Tu as fait tombé la flèche d'une grue sur plusieurs élèves du
Et tu as, je suis sûr, été peiné par mon ingratitude. Même pas un remerciement de ma part. Rien. Même pas une petite prière, un cierge brûlé ou un don pour un saint quelconque... Un chacal... J'ai été un chacal...
Et je m'en rends compte d'autant plus aujourd'hui, que tu m'as fait parvenir un mail, dont voici les extraits les plus grandioses :
"DIEU A UN PLAN POUR VOUS (Que tu es bon !!! Tu ne m'as donc pas oublié !!!)
Je suis Mme ALICE IDRIS TOYO, d'origine Tunisienne. Je suis marié à Dr IDRIS TOYO, pour qui à travaillé au Ministère de l' Economie et des Finances en Tunisie pendant 8 ans avant sa mort (que son ame repose en paix). Avant qu'il ne decède en 2003, Nous étions mariés pendant ONZE ANNÉES sans enfant, il est mort après une brève maladie qui a duré seulement QUATRE JOURS.
(Petit résumé de la suite : son mari, avant sa mort a planqué 22 millions de dollars... On ne sait pas d'où ils viennent, mais on s'en fout... De là, pas de bol, Mme Alice a appris qu'elle allait, elle aussi, mourir... N'ayant plus le temps d'apprendre la syntaxe et l'orthographe, elle a fait des recherches pour trouver un homme bon à qui refiler la jolie somme, qui sera destinée à tout, sauf la guerre, précise-t-elle, parce que la guerre, c'est mal...)
[...] J'ai fait la connaissance de votre adresse de la conjoncture économique internationale et le commerce en Cote d'ivoire, dans mes récherches pour un Homme ou une Femme honnête, digne de confiance et craignant Dieu individu qui pourrait m'aider dans la mise en œuvre de placement comme à gauche pour moi et je vous à choisi parmit beaucoup d'homme pour accomplire la volonté de Dieu, Sil vous plait, ne perdez pas cette opportunité car vous serez le Béneficiaire de ma Caisse de Valeur qui se dans cette Compagnie de Sécurité pour le bien des Chrétiens dans le Monde entier. [...]"
Cher Dieu, donc, je t'en supplie, informe par mail Mme Alice que je ne suis qu'un gueux rampant, qui ne mérite pas tant de bonté... D'autant plus que je suis déjà tellement riche, que 22 millions ne sont pour moi qu'un modeste pourboire. Non, vraiment, dis-lui de s'adresser directement à Benoît. Je suis sûr qu'il sera quoi faire, lui. Quant à moi, je m'en vais me fouetter le dos avec des orties fraîches. ça me fera le plus grand bien...
03 février 2009
Juno, de Jason Reitman
Juno est une lycéenne qui se retrouve enceinte après avoir fait l'amour à l'un de ses amis. Après avoir renoncé à l'avortement, Juno décide de trouver un couple stérile afin de leur donner cet enfant.
Ce film, très loin de la chronique sociale, se place plutôt du côté de la comédie intelligente. Et c'est sûrement ce qui constitue l'une des principales qualités de cette oeuvre. Car il est difficile de ne pas rire aux éclats face aux affres de Juno, adolescente coincée dans des décisions d'adultes qui la dépassent.
Il faut dire que, dans ce film, tous les personnages sont formidablement attachants. Juno, bien sûr, est hilarante dans ce rôle d'adote vaguement rebelle, toujours prête à sortir les pires horreurs et autres provocations. Mais les autres personnages ne sont pas en berne. Car, chacun, Juno comprise, évolue et change tout au long du film. Ainsi, l'ami/ petit copain, un peu pitoyable au début, sait se montrer touchant lorsqu'il avoue son amour à Juno. Et la mention spéciale peut largement être attribuée au couple adoptant, où l'homme, d'emblée très sympathique, se révèle complètement immature, et la femme, très rigide et coincée au début, s'avère être pleine de sensibilité et d'intelligence.
Pour couronner le tout, on ne peut qu'être sensible au soin apporté à la bande originale, pleine de jolis morceaux rock. On retiendra particulièrement la petite chanson aigrelette de la fin, où Juno se saisit d'une guitare, face à celui qu'elle aime.
Une comédie à retenir donc, qu'on peut lire à différents niveaux, avec un vrai respect des personnages, une lumière vraiment magnifique, un scénario chouette comme tout. Faut-il préciser, en plus, que ce film est canadien (américano-canadien exactement, mais bon) et que ça fait du bien de voir autre chose qu'un gros blockbuster hollywoodien envahissant de temps en temps ?...
02 février 2009
Salle 101, le film... Premières images...
ça y est... Un premier montage et donc, des premières images... Encore du boulot en perspective... Mais, bientôt, le court-métrage devrait être prêt pour affronter des festivals...



