Mes humeurs à moi

"Penser nous condamne à être libre. C'est pourquoi le Pouvoir fait toujours tout pour réduire la pensée et ce qui la nourrit." Daniel Mermet

28 janvier 2008

Un détour Dublinois

Petit séjour clin d'oeil du côté de L'irlande, pour voir les copains de God Is An Astronaut (en concert à Paris le 11 avril ! Je vous en reparlerai...).

PHOT0539

PHOT0544

Posté par esteban à 11:02 - La photo est ton amie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 janvier 2008

Projet photo acte 3

Il pleuvait.
Ambiance de mer du Nord, du côté de la Méditerranée.
Elle était seule et plongeait dans ses pensées.

projet_4

Posté par esteban à 12:37 - La photo est ton amie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2008

Short bus, de John Cameron Mitchell

shortbus_1J'ai horreur des scènes d'amour au cinéma. J'ai toujours trouvé ça mauvais, mal joué et, somme toute, inutile. Doit-on y voir un relent d'adolescence, où ma vie sexuelle et affective n'était pas délirante, et où l'amour à l'écran me renvoyait à la figure ma propre solitude ?
En tout cas, les scènes d'amour au cinéma me mettent toujours un peu mal à l'aise. Je me sens tour à tour voyeur, pervers, excité... Ainsi, je me souviens m'être grandement ennuyé à la vision de "L'insoutenable légèreté de l'être" de Phillip Kaufmann, où les deux personnages passent leur temps à faire l'amour (sur des tables, des bureaux, des lits...).

La scène d'amour, c'est le passage obligé du bon film hollywoodien, avec musique à la clef, et personnages qui ont d'incroyables orgasmes...

Et lorsque le film devient explicite, c'est-à-dire que les scènes d'amour ne relèvent plus de la simulation (comme dans "Baise-moi", dans "Kids" ou dans "O Fantasma" par exemple),  le malaise me gagne encore plus, et je me pose toujours la question de l'intérêt de la chose.

C'est dire combien j'étais peu disposé à regarder Short bus. Et heureusement que je ne savais rien sur ce film, parce que sinon, je ne l'aurais pas visionné, et j'aurais loupé ce chef-d'œuvre.

Chef-d'œuvre parce que, malgré les scènes d'amour non simulées, le film est d'une beauté poignante et d'une intelligence rare. Oui, on voit des gens faire l'amour, et aussi en parler, et pourtant, il n'y a rien de vulgaire, de choquant ou de scabreux. Le sujet était casse gueule. Le résultat est impressionnant de finesse.

C'est l'histoire de plusieurs personnages qui s'interrogent sur leur couple, leur relation à l'autre et leur sexualité. Il y a une sexologue, qui n'a jamais eu d'orgasme, et qui n'ose pas le dire à son amant. Il y a ce couple gay, dont l'un, dépressif, doute de son propre amour pour l'autre. Il y a cet autre gay, qui habite en face du couple, et qui les envie. Il y a enfin cette jeune fille, dominatrice, qu'on paye pour être humilié, et qui voudrait tellement avoir une relation douce et classique avec quelqu'un... Tous ces personnages, et bien d'autres, vont se retrouver au Short bus, un établissement où on parle et où on pratique l'amour libre.

Un film, grave et léger, qui possède un humour extraordinaire, une mise en scène de toute beauté... J'attendais depuis un moment un film culte. Je l'ai trouvé. Et j'ai maintenant envie de la partager...

shortbus2

Posté par esteban à 18:48 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2008

Projet photo acte 2

Suite de mon travail.

projet_1

projet_2

projet_3


Posté par esteban à 18:47 - La photo est ton amie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 janvier 2008

Projet photo acte 1

Suite au travail de lundi, premier échantillonage...

image_4

image_3

image_1

image_2

Posté par esteban à 13:57 - La photo est ton amie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2008

Une journée avec Bernard Plossu

PHOT0496Il y a des jours comme ça où tout devient intéressant. C'était un peu ça lundi dernier... Voilà qu'on s'est retrouvés, à une quinzaine, dans un stage photo, en compagnie d'un photographe impressionnant. Il s'agit de Bernard Plossu. Véritable lutin hippie et passionnant, il se définit comme un photographe nouvelle vague, qui s'intéresse aux détails et à l'insignifiant. Portant tout le temps un appareil photo en bandoulière (un argentique s'il vous plait...), il n'hésite jamais à  immortaliser tous les moments qui lui plaisent.

Plus connu pour ses photos en noir et blanc, il a néanmoins fait un remarquable travail en couleur, qu'on trouve exposé en ce moment au Théâtre de l'Image et de la Photographie à Nice (entrée gratuite, foncez-y...). Petit échantillon subjectif.

Californie_1974
Californie, 1974

taos__New_Mexico__1977__fresson
Taos, New Mexico, 1977

Oklahoma__1980__plosso

Oklahoma, 1980

white_sands__1980__plossu

White sands, 1980

Après une matinée consacrée à l'échange, nous sommes partis à travers la ville munis de nos appareils. J'ai retrouvé mon Practika adoré et une bonne pellicule 800 ISO. Juché au creux de mes mains, il a retrouvé ses réflexes. Je me suis régalé. Il pleuvait, la lumière était fabuleuse, l'après-midi est passé très vite, trop vite... On se revoit tous dans un mois, pour se montrer nos photos. J'ai hâte. Dès demain, je mettrai en ligne un peu chaque jour ce que j'ai produit. J'en suis content. ça fait du bien de créer un peu... On se sent plus vivant...

Pour plus de renseignements sur Bernard Plossu :

fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Plossu

Et si jamais vous voulez en savoir plus sur l'expo niçoise...

www.photosapiens.com/Plossu-couleur-Fresson.html

Posté par esteban à 20:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

De l'art d'être un vrai rebelle

Il fut un temps où être rebelle demandait un travail ardu de tous les jours. Être rebelle obligeait d'adopter des tenues spécifiques, qu'il fallait souvent fabriquer soi-même. Et puis être rebelle s'alliait magnifiquement avec un manque certain d'hygiène  souvent pénible pour l'entourage (ce qui obligeait à ne fréquenter que des rebelles).

A l'aube du XXIème siècle, tout cela est terminé ! Fini le rebelle soixante huitard ! Bonjour le rebelle nouveau qui, comme le beaujolais, se consomme frais, à toute heure de la journée. Mais je vois, ami lecteur, que tu es fort intéressé par cette perspective de devenir, toi aussi, un rebelle du XXIème siècle. Et bien, pour toi, rien que pour toi, car je suis ton humble serviteur, voici quelques conseils pour faire de toi un homme neuf (ou une femme neuve) :

1- Il est aujourd'hui complètement ringard d'être de gauche... Les vrais réformateurs sont de droite, c'est bien connu. Réformer, c'est changer en profondeur les choses, et peu importe si on les fait empirer, pourvu qu'on les ait changées. Là est l'ultime secret ! Si vraiment vous avez du mal à devenir de droite soudainement, rien ne vous empêche de passer par la case centriste. C'est facile... Et pour justifier votre vote centriste, n'hésitez pas à affirmer que le centre prend les meilleures idées de gauche et de droite et les mixe pour faire un super cocktail tout plein de jolies couleurs (et abandonnez vos amis de mauvaise foi qui vous demanderaient comment vous faites pour savoir que le centre prend forcément les meilleures idées et non les pires... Ils sont jaloux, et ne méritent que votre mépris. N'hésitez pas à les jeter dans une fosse à crocodiles après leur avoir proposé une jolie ballade au zoo en votre compagnie...).

2- Il est aujourd'hui en France interdit de fumer dans les lieux publics... Bravez cet interdit ! Affrontez la peur du gendarme. Vous voilà prêt à devenir un délinquant en puissance avec le frisson de la mauvaise action qui courra le long de votre échine... Et surtout, hurlez à qui veut l'entendre que le gouvernement vous prive de votre liberté (ce qu'il ne fait pas en revanche lorsqu'il truffe le pays de caméra, lorsqu'il vire à bras raccourci vos possibles amis sans papiers, lorsqu'il fiche votre ADN pour un oui ou pour un non... persiffleront vos amis de mauvaise foi, qui ne méritent que la trépanation, vraiment). Variante de la cigarette : les radars routiers qui vous EMPÊCHENT d'aller vite...

3- Soyez modernes. Soyez de gauche, tout en reconnaissant que les gens de droite ont tout de même raison sur des tas de points. Passez, à peu de frais, pour un puissant esprit. Si vous habitez en France, n'hésitez plus, dites que notre Altesse Sarkozy est un type certes discutable, mais tout de même vachement fort (et appuyez sur le mot "fort"), et que, bon, y'a pas que du faux dans ce qu'il dit...

4- Considérez que les Droits de l'Homme, du Citoyen, la liberté, l'égalité... sont des notions dépassées. Aujourd'hui, la seule et unique cause fédératrice doit être le pouvoir d'achat, point barre. Avoir plus de fric, c'est LA grande cause moderne. Et il faut avouer que le libéralisme nous fournit plein de moyens pour en avoir plus (malgré ce qu'affirment les gauchos qui puent des fesses) : on peut boursicoter, jouer au tiercé, au loto, au casino, fréquenter les hard discount et bouffer de la merde (c'est tout de même sympa de bouffer pas cher, non ?), se ruer sur les soldes...

Voilà les amis. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à ajouter des commentaires. Quant à moi, j'enfile mon Diesel, ma chemise Lacoste, mes Converses et je m'en vais m'acheter une Wii à la FNAC... Il parait que devant le magasin se trouve une pétition pour soutenir les petits chinois exploités qui travaillent comme des gorets à fabriquer des produits de consommation courante pour des salaires de misères. Je pense que je vais la signer, c'est mon côté grand seigneur...

Posté par esteban à 20:12 - La chronique est ton amie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2008

Soleils d'hivers

Quelques couchers de soleils en cette période hivernale.
Classique, mais efficace.

PHOT0393

PHOT0473

Posté par esteban à 20:36 - La photo est ton amie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2008

De l'art de muscler ses gros muscles...

Il fut un temps, pas si lointain, où tout n'était que ténèbres. Il fut un temps où tout était laid. Il fut un temps où tout était frustre. Il fut un temps où l'Homme rampait, telle une salamandre, au fin fond du marécage de son intelligence molasse (impressionnant mes phrases, non ? C'est pas vous qui seriez capables d'en faire autant... Vous êtes jaloux, hein ?).

Ce temps-là est révolu, sachez-le ! Fini le marasme humain ! Terminé la bêtise ! Adieu la connerie épaisse ! Aujourd'hui, la grandeur de l'Espèce illumine l'Univers. Oui, Madame ! Oui, Monsieur ! Et tout ça en un clin d'œil ! Comment le sais-je ? Et bien, lecteur avide et vampirique, admire la merveilleuse information qui décore les abri-bus niçois. Admire et incline-toi...

nintendo_1

Tu en restes comme deux ronds de flanc (aux œufs !), n'est-ce pas ? Et oui, Ô mon lecteur, il est loin le temps où les actrices ne s'occupaient que de leur physique et nous vendaient des crèmes hydro-énergético-stimulante à l'huile d'oursin vierge des îles Hawaï. Maintenant, il est temps de rajeunir notre cerveau ! Car notre cerveau se fripe telle une chips en plein air avec le temps... Mais voilà la solution : le lifting interne !

Admirez la Nicole toute fraîche, toute pimpante, et toute crédible, dans sa tenue impeccable en train de tripoter sa Nintendo DS. Voyez ce sourire simple digne d'une Joconde des temps modernes, jouant admirablement avec le clair-obscur (ses vêtements / la console de jeu...). Soyez subjugué par cette assurance (tout risque !) affichée par la donzelle...

nintendo_2Et voilà le responsable de son bonheur : le docteur Ryuta Kawashima. On l'aura compris, Ryuta n'est que la caution scientifique du bidule. Il est là pour confirmer le sérieux du truc. Oui public, tu DOIS acheter ce nouveau produit. Car, non seulement il a été tout spécialement conçu pour les stars (dont tu ne feras JAMAIS partie, même si tu as encore la naïveté de le croire...), mais en plus, un SCIENTIFIQUE a vendu son âme trahi la cause collaboré à l'élaboration du machin.

Mais qui est ce docteur Kawashima ? On apprend, sur Wikipédia (http://en.wikipedia.org/wiki/Ryuta_Kawashima), que non seulement ce type existe, mais qu'en plus, il a fait quelques recherches sur le cerveau (mais, bon, on ne nous garantit pas le sérieux du bonhomme... Faut pas trop en demander...).

nintendo_3 Et voilà la dernière info distillée sur l'affiche, le dernier argument massue qui nous cloue le bec (de lièvre). Nicole Kidman est née le 20 juin 1967. Elle a donc soufflé récemment ses 40 bougies... Oui mais voilà ! Son cerveau, lui, mesdames, messieurs, n'a que 24 ans !!! Et peu importe sur quels critères se base cet argument ! On s'en fout ! D'ailleurs, il ne peut qu'être vrai, puisqu'on l'a calligraphié pour l'occasion ! C'est pas une preuve, ça ?

Voilà les amis. Alors, n'hésitons plus, rajeunissons nous aussi nos bulbes rachidiens et nos hémisphères. Il est plus que temps. Et n'hésitez pas à abuser du truc ! Parce que dès que vous aurez atteint l'âge cérébral de 10 ans, vous serez en état de consommer joyeusement encore plus et mieux. ça tombe bien, dites donc. Mercredi, c'est les soldes ! Et dire que vous risquiez de passer à côté du fait de vous jeter à corps perdu dans la consommation. ça aurait été balaud, non ?

Posté par esteban à 17:13 - la publicité est ton amie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1