Meuh non ! Je n'ai pas pris la grosse tête. Je veux parler en ce jour de grâce merveilleux, où j'arrive à me connecter sur mon lieu de travail (parce qu'évidemment, l'ordi de la maison a planté, et que le [CENSURE] de réparateur met trois décénies à le réparer... Qu'il soit maudit, lui et toute sa progéniture, ainsi que KIKI, son hamster angora, et néanmoins nain), du livre de Richard Matheson.

C'est une véritable histoire paranoïaque, où un être humain se retrouve seul au monde, au beau milieu d'une invasion de vampires. Car le monde qui l'entoure est peuplé de suceurs de sang, et il ne faudrait pas que ces amateurs d'hémoglobine le repère. Notre homme vit donc cloitré dans sa maison, en faisant le moins de bruit possible, en ne sortant que le jour pour se ravitailler (et il évite soigneusement les ruelles sombres... Comme on le comprend...).

L'ennemi est donc partout, omniprésent. C'est une menace sourde qui envahit tout le quotidien de cet homme, perdu au beau milieu de ses souvenirs, et qui garde, malgré tout, l'espoir de trouver un autre survivant de cette catastrophe.

Richard Matheson est l'auteur de toute une quantité de nouvelles fantastiques, dont le célébrissime et géniallissime "Journal d'un monstre", pur joyau d'ambiguïté (si vous la désirez, envoyez-moi un mail, je vous la joins par retour... Mais juste parce que c'est vous, hein !). C'est lui également qui a écrit pas mal de scénarios pour la Quatrième Dimension. On lui doit aussi celui de "L'homme qui rétrécit" et de "Duel", le film qui a révélé le jeune (à l'époque) Spielberg.

"Je suis une légende" est donc un excellent roman qui se lit vite, qui nous fait nous interroger sur tout ce qui constitue notre humanité, et qui est à découvrir avant de voir ce qu'en a fait Hollywood en décembre (certaines mauvaises langues sont dubitatives en sachant que c'est Will Smith qui incarnera le survivant de l'humanité... mais ce sont des mauvaises langues, bien loin de ce que pense votre serviteur qui trouve que Wild Wild West, ou Bad Boys sont des chefs-d'oeuvres interplanétaires qui resteront longtemps dans le panthéon du cinéma...).