Analystes et sociologues en conviennent depuis longtemps : tout fout le camp. Bon, bien sûr, ils ne le disent pas de cette manière, parce que ça ne ferait pas sérieux. Ils le tournent autrement. Ils disent, comme ça, que nous vivons dans une société qui manque de repères, que nous évoluons dans un monde où le "chacun pour soi" règne, et qu'avant 68 et toute la révolution, les individus avaient des repères probablement discutables (puisqu'ils ont été mis à bas), mais palpables et présents.

Heureusement pour nous, nos amis créatifs publicitaires viennent à notre rescousse. Alors, pour ceux qui ne savent plus trop comment se repérer dans notre monde, voici un petit cours de rattrapage.

eden_park_2  kenzo

L'homme est un être sûr de lui, qui sait se concentrer et se recentrer. Il fait du sport (affiche de gauche) et se détourne des miroirs (affiche de droite). Il est beau, a du goût et est cultivé, comme en témoigne la présence de la photo artistique à ses pieds (affiche de droite), qui nous montre un arbre de Joshua (Joshua tree) qui évoque à la fois le voyage, et le célèbre album de U2. Il affronte le monde tel un fabuleux guerrier, dont l'esprit et le corps sont sains.

Nina_ricci  Didier_Parakian

A l'inverse, comme nous l'avons toujours analysé dans ce blogue, la femme est futile. Mi ange, mi démon, elle oscille entre la sottise illuminée (affiche de gauche) et la sexualité débridée (affiche de droite). Incapable de la moindre subtilité, la femme n'est qu'un être manichéen qui n'admet que le noir ou le blanc. Idiote par essence et salope par devoir, la femme doit être dominée et apprivoisée par l'homme qui tentera de mettre un zeste de subtilité dans tout ça.

Voilà ! Le cours est terminé. Vous pouvez ranger vos affaires. Et n'oubliez pas de faire signer vos carnets de correspondance pour demain...